Dormir à l’école, c’est possible !

Après l’école à la maison, confinement oblige, voici venu le temps de l’école à l’hôtel. Ou plutôt l’inverse : le Balea, le Collège Hôtel ou encore La Maison d’Ambronay ont investi salles de classe et cour de récré pour créer des concepts d’hébergement singuliers et empreints de nostalgie.

Hôtel Balea

Pendant plus de cent ans, cette école communale du village basque de Guétary a accueilli plusieurs générations d’enfants. Une fois vidée de ses têtes blondes, elle a repris vie grâce à une famille qui a su voir le potentiel de cette vieille bâtisse en pierre et briques rouges, typiques de la région, en surplomb de l’océan.

Elle l’a transformée en un hôtel de 28 chambres au charme simple, tout en cultivant son esprit d’origine : un jardin a fleuri dans la cour de récréation, le préau fait office de salon de thé, des chambres (certaines avec vue sur l’Atlantique) ont remplacé les salles de classe. Sur un mur d’enceinte, la fresque des anciens écoliers a été restaurée.

Un immense tableau noir et de belles cartes vintage dans la salle des petits déjeuners, ainsi que des dessins d’enfants dans les chambres, invitent le visiteur à plonger dans ses propres souvenirs et à imaginer l’histoire des lieux.

L’Hôtel Balea (« baleine » en basque) tire son nom de la mosaïque qui orne son mur Sud, réalisée par l’artiste biarrote Killy Beall. Elle illustre un temps lointain, celui où Guéthary était encore un port baleinier.

www.hotel-balea-guetary.com
Images : DR

Collège Hôtel

Au cœur du Vieux Lyon, entouré de ses nombreuses écoles, le Collège Hôtel s’inscrit dans un genre à part : un parfait compromis entre la nostalgie des écoles d’autrefois et un design contemporain. Son étonnante façade signée de l’artiste franco-argentin Pablo Reinoso n’offre qu’un aperçu de l’ambiance « back to school ».

À l’intérieur, bancs en bois, pupitres, tableaux noirs, cartes de géographique jaunies et manuels scolaires composent la base du décor.

Les 40 chambres, dont certaines avec balcons et terrasses, s’ouvrent sur l’ensemble de la ville de Lyon et ses quartiers emblématiques : Saint-Jean, Fourvière, Croix Rousse…

En rez-de-chaussée, la bien-nommée Cantine est un espace directement inspiré des réfectoires fréquentés par les élèves, dans un décor plus vrai que nature. Comme au temps de l’insouciante jeunesse et de l’odeur de la colle…

www.college-hotel.com
Images : DR

La Maison d’Ambronay

Elle n’a rien perdu de son charme d’antan. Marelle, lignes de terrain de jeux, immense tableau noir à craie… Cette ancienne école primaire du village d’Ambronay dans l’Ain, à 50 kilomètres au nord-est de Lyon, regorge de références scolaires, comme figées dans le temps. Elle est devenue maison d’hôtes en 2015, à l’instigation de sa nouvelle propriétaire, Nathalie Schlienger.

Après une carrière dans l’imprimerie et la papeterie, cette fringante quinquagénaire a entrepris de rénover et transformer de fond en comble 1000 m2 sur trois étages. Le défi : conserver le cachet des lieux et son esthétique dans son jus.

Quatre chambres spacieuses, fonctionnelles et colorées, ont été créées dans les anciennes classes et malicieusement appelées CE1, CE2, CM1 et CM2.

Chacune se distingue par un élément particulier : une salle de bains aux faux airs de vestiaire de piscine, des estrades, une cheminée en marbre aux pattes de lion… Bon point pour le baby-foot et la jolie cour de récréation plantée de tilleuls.

www.lamaisondambronay.fr
Images : Aude Lemaitre

Le Ritz : une histoire parisienne

Plusieurs générations de personnalités ont côtoyé les salons du mythique palace de la place Vendôme. Le Ritz Paris, incarnation du luxe à la française, célèbre aujourd’hui 300 ans d’histoire.

Il avait un rêve…. Fin XIXe, César Ritz, riche hôtelier suisse et ancien directeur du Savoy à Londres, avait pour ambition d’ouvrir un palace modèle, symbole de luxe et de raffinement en plein centre de Paris. L’établissement 5-étoiles voit le jour en 1898, prêt à accueillir l’élite, venue du monde entier. Grâce aux successeurs du père fondateur et de son fils, le palace n’a, en trois siècles, rien perdu de son prestige.

Historique

En 1979, les héritiers du fils de César Ritz cèdent l’établissement à l’homme d’affaire égyptien, Mohamed Al Fayed* qui y investit plusieurs centaines de milliers d’euros pour sa rénovation. Un spa et sa piscine de 17 mètres y sont construits et chacune des chambres sont restaurées et harmonisées à l’identique. L’hôtel ferme ses portes entre 2012 et 2016 pour finaliser les travaux d’Al-Fayed. L’homme d’affaire rachète l’immeuble mitoyen du ministère de la Justice, ainsi que la banque voisine et ses jardins pour une surface de 1 600 mètres carrés de verdure.

*Mohamed Al-Fayed est le père de Dodi-Al-Fayed, compagnon de Lady Diana. Le Ritz Paris est le dernier établissement fréquenté par les deux amants avant leur tragique accident de voiture.

Visite guidée

Le Ritz Paris compte 71 chambres dans un style néoclassique, aux boiseries fines, tissus précieux, moulures et aux murs ornés d’œuvres d’art anciennes. Chaque chambre possède une vaste salle de bain en marbre d’Italie et robinetterie dorée à l’or fin et pour certaines, un coin salon. 71 suites de 300 m2 et 16 suites prestige portent le nom des grandes figures ayant marqué l’histoire du palace :  César Ritz, Maria Callas, Prince de Galles, Coco Chanel, F. Scott Fitzgerald, Marcel Proust…

Texte : Charlotte Engel. Photos : DR.

Le Park Hyatt Tokyo, un personnage à part entière

Fascinée par Tokyo qui lui a inspiré le film, Sofia Coppola y a naturellement situé l’action de « Lost in translation » et des dialogues à demi-mots de Scarlett Johansson et de Bill Murray.

La capitale japonaise et l’hôtel Park Hyatt sont des acteurs à eux seuls, sans lesquels le film, sorti en salles en 2003, ne serait pas tout à fait le même. Le gratte-ciel du Park Hyatt s’impose par sa hauteur dans le paysage vertical du quartier de Shinjuku.

Park Hyatt Tokyo

 3-7-1-2, Nishishinjuku, Tokyo 163-1055, Japon

+81 3-5322-1234

www.hyatt.com/en-US/hotel/japan/park-hyatt-tokyo

 

Texte : Charlotte Engel – Images : Bleu Petrol.

Le Beverly Wilshire à Los Angeles, le palace de tous les possibles

Son restaurant Cut, mené par le Chef Wolfgang Puck, et sa façade faite de pierres de Toscane et de marbre de Carrare ont acquis une forte notoriété avec la sortie du film « Pretty Woman », en 1990. C’est en effet dans cet établissement de Los Angeles que Julia Roberts devient une nouvelle femme.

Le majestueux Beverly Wilshire Hotel est un établissement historique situé sur South Rodeo Drive à Beverly Hills. Inauguré en 1928, rénové en 1940, il possède une salle de bal somptueuse pouvant accueillir les grands orchestres populaires de l’époque, ainsi qu’une piscine olympique et plusieurs courts de tennis.

Beverly Wilshire
9500 Wilshire Blvd, Beverly Hills, CA 90212, États-Unis
+1 310-275-5200
www.fourseasons.com

Texte : Charlotte Engel – Images : Bleu Petrol.

Hôtel Çırağan Palace Kempinski à Istanbul, la résidence de James Bond

Situé sur les rives du Bosphore à Istanbul (Turquie), cet ancien palais ottoman ne fait pas de concession sur le luxe et offre tous les services exigés par une clientèle haut de gamme : limousine, jet privé et même hélicoptère. Ajoutez à cela la piscine à débordement qui se jette dans le Bosphore et voilà le refuge idéal de l’agent 007 dans « Skyfall » (2012).

Le palace, conçu par l’architecte Nugogos Balyan et bâti par ses fils entre 1863 et 1867, s’inscrit dans une période au cours de laquelle les sultans ottomans se faisaient bâtir leurs propres palais. Cette ambiance royale se ressent particulièrement dans les suites Palace de l’hôtel, dont les plafonds voûtés, les antiquités chics et les tentures évoquent l’opulence de l’ère ottomane. Certaines chambres donnent également sur le parc Yıldız, où les sultans allaient autrefois chasser.

Hôtel Çırağan Palace Kempinski
Ciragan Caddesi 32, 34349, Istanbul, TURQUIE
+90 212 326 4646
reservations.ciraganpalace@kempinski.com

www.kempinski.com/tr/istanbul/ciragan-palace

 

Texte : Charlotte Engel – Images : Bleu Petrol.

Le Grand Hôtel de Cabourg, temple des réconciliations

Source d’inspiration de Marcel Proust et berceau de son œuvre « À la Recherche du temps perdu », le Grand Hôtel de Cabourg et sa vue imprenable sur la mer séduit aussi les réalisateurs comme Eric Toledano et Olivier Nakache pour leur film à succès « Intouchables » (sorti en 2011). Ils s’intéressent notamment au restaurant gastronomique de l’hôtel, Le Balbec, décor de la scène finale.

C’est dans ce même lieu que Sophie Marceau a fait ses débuts dans « La Boum », en 1980. Le Grand Hôtel de Cabourg constitue également le cadre de la dernière scène du « Cœur des hommes 3 ». Réconciliations, retrouvailles, premiers émois… Il semblerait que la paix règne au sein de cet hôtel.

Le Grand Hôtel de Cabourg

Les Jardins du Casino, 14390 Cabourg

(+33) 02 31 91 01 79

H1282@accor.com

www.grand-hotel-cabourg.com

 

Texte : Charlotte Engel – Images : Bleu Petrol.

Le Carlton Cannes, l’hôtel du cinéma par excellence

« La Main au Collet » d’Alfred Hitchcock a été tourné en grande partie à l’hôtel Carlton de Cannes. Ayant toujours eu un faible pour la Côte d’Azur, le réalisateur britannique y capture Grace Kelly, lumineuse, succombant au charme de Cary Grant.

La chambre 623, immortalisée à l’écran, est aujourd’hui baptisée « la suite Alfred Hitchcock ».

Par ailleurs, le palace est, depuis la création du Festival de Cannes en 1946, le décor incontournable de cet événement international dédié au cinéma. Il fut le refuge obligé de tous les plus grands de la planète cinéma : Brigitte Bardot, Meg Ryan, Juliette Binoche, Edward Norton, Laetitia Casta… 

 

InterContinental Carlton Cannes
58 Boulevard de la Croisette Cs 40052, 06400 Cannes
Tél : 04 93 06 40 06

Site web : https://www.ihg.com/intercontinental/hotels/us/en/cannes/

Le Plaza Hotel de New York, un luxe intemporel

Le Plaza Hotel de New York est une véritable institution et un des plus célèbres hôtels du monde. De nombreux films ont été tournés dans ce cadre privilégié, à proximité de Central Park  : une grande partie de « Maman, j’ai encore raté l’avion », « Presque célèbre », « Crocodile Dundee », « The Great Gatsby » (version 2013), « La Mort aux trousses » d’Hitchcock…

The Great Gatsby – Baz Luhrmann, 2013 

Conçu par l’architecte Henry Janeway Hardenbergh en 1907, le Plaza, dont l’architecture rappelle celle des châteaux français de la Renaissance, offre un réel contraste avec les gratte-ciels qui l’entourent.

The Great Gatsby – Baz Luhrmann, 2013 

En 1988, l’établissement est racheté par l’actuel président américain Donald Trump, convaincu d’investir dans « un chef-d’œuvre », pour la somme de 407 millions de dollars. Par la suite, le Plaza change deux fois de propriétaire. Il est entièrement rénové entre 2005 et 2008.

Plaza Hotel
768 5th Ave, New York,
NY 10019, États-Unis
+1 212-759-3000
www.fairmont.com

 

Texte : Charlotte Engel – Images : Bleu Pétrol

The Savoy à Londres, l’hôtel du coup de foudre

Une scène culte de « Coup de foudre à Nothing Hill » se déroule au Savoy : celle où Hugh Grant se précipite pour déclarer sa flamme à Julia Roberts, dans la salle de conférence de presse.

De très haut standing, le Savoy, construit par l’hôtelier anglais Richard D’Oyly Carte, a ouvert ses portes en 1889. Depuis, il attire de nombreuses célébrités du monde entier et sert de décor de cinéma. Son style se caractérise par un subtil mélange entre classique et modernité. Il a longtemps été réputé pour ses chefs créatifs comme le Français François Latry, « maître-chef » du Savoy pendant 23 ans.

Autre particularité de l’hôtel :  la rue qui y mène est la seule rue du RoyaumeUni où les véhicules circulent à droite. Les peintres Claude Monet et James Whistler ont tous deux logé à l’hôtel et y ont peint des vues de la Tamise depuis leur chambre.

Hôtel Savoy
Strand, London WC2R 0EZ, Royaume-Uni
+44 20 7836 4343
Texte : Charlotte Engel – Images : Bleu Pétrol

Hôtel Le Normandy à Deauville, résidence sacrée de Claude Lelouch

La fameuse suite où Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant ont essayé de s’aimer en 1966 dans « Un homme et une femme » a été refaite à l’occasion d’une rénovation complète de l’hôtel Le Normandy (groupe Barrière) en 2016. La chambre porte d’ailleurs le nom du film de Claude Lelouch.

Face à la plage et aux célèbres « Planches » de Deauville, l’hôtel Le Normandy est une demeure à l’architecture traditionnelle anglo-normande. Il ouvre ses portes en 1912 pour une première saison d’été deauvillaise. Le palace connait un succès immédiat, qui ne s’est jamais démenti. Les festivals du Cinéma américain et du Film asiatique ne sauraient se passer de ce décor prestigieux.

Hôtel Le Normandy
38 Rue Jean Mermoz
14804 Deauville
Téléphone : 02 31 98 66 22
www.hotelsbarriere.com

Texte : Charlotte Engel – Images : Bleu Pétrol