Hôtel Sainte Victoire, Vauvenargues : une pépite dans un écrin de verdure

Situé dans le village de Vauvenargues, face à la majestueuse montagne Sainte-Victoire et à quelques minutes d’Aix-en-Provence, l’hôtel Sainte Victoire est définitivement l’endroit idéal pour se ressourcer en 4 étoiles !  

L’hôtel Sainte Victoire dispose de 15 chambres spacieuses, lumineuses et confortables, avec vue sur le Château de Vauvenargues, qui fut la dernière demeure de Pablo Picasso. Les terrasses et balcons offrent une vue imprenable sur les montagnes sauvages et boisées. La proximité avec les sentiers de randonnée permet de parcourir la muse de Cézanne aussi bien à pied qu’à vélo.


L’établissement dispose également de deux suites exceptionnelles de plus de 30 m². La décoration moderne, design et chaleureuse est là pour sublimer les espaces intérieurs comme extérieurs.
Climatisation, minibar, plateau d’accueil avec machine Nespresso, Bouilloire, TV écran plat avec bouquet de chaines internationales, coffre-fort, miroir en pied, produits d’accueil, salle de réunion … côté service, qualité et luxe sont au rendez-vous !
Une ode à l’élégance et à la sobriété où les éléments naturels comme le bois, le verre, le métal prédominent et accompagnent des pièces uniques comme le lustre signé Francis Guerrier ou les estampes réalisées par sa fille, Marie Guerrier.

La Table de l’Hôtel Sainte Victoire, par Mateus Marangoni

Côté cuisine, le chef Mateus Marangoni nous partage une cuisine gastronomique nourrie de ses influences culturelles brésiliennes, du souvenir de la cuisine de sa grand-mère et de son expérience méditerranéenne et asiatique. Le restaurant donne sur la splendide Montagne Sainte Victoire, d’où l’Hôtel tire son nom. Dans une ambiance feutrée, la décoration du restaurant se veut élégante et contemporaine, déclinée autour de tons de verts et de bleu.

Hôtel Sainte Victoire

04.42.54.01.01

33 Avenue des Maquisards 13126 – Vauvenargues

www.hotelsaintevictoire.com/fr/

L’Albatros, entre deux rives

Glisser sur le Nil, sans autre bruit que celui du vent dans les voiles, des écoutes crissant sur les poulies en bois et de la barre manœuvrée au pied et à la main par Younes. Privilège des passagers de l’Albatros, dahabieh baptisée il y a quelques mois en Égypte.

Il y a quelques années, des utopistes relancèrent la mode des dahabiehs, ces bateaux lents aux lourdes voiles latines, disparus peu à peu au bénéfice de navires en fer et à moteur. Wali Aziz, armateur de la petite compagnie Lazuli, est un de ces rêveurs nostalgiques. Puriste, il demanda aux chantiers de lui construire des voiliers respectant les normes définies par les Britanniques : 37 mètres de long, sept de large et deux voiles latines, grande côté poupe, plus modeste à l’arrière. Zéro moteur. Seule concession pour que, les jours sans brise, ses dahabiehs taillent la route : des remorqueurs qui les tractent loin devant, limitant la pollution sonore. Douze passagers maximum, six membres d’équipage, le capitaine dit Rais, le bosco, un aide cuistot, deux marins, un serveur barman, plus un guide égyptologue. Parés à naviguer !

On largue les amarres à Louxor pour une croisière de quatre à six jours de navigation jusqu’à Assouan. Au gré du Nil, escale sur les sites incontournables, mais aussi les tombes redécouvertes à flanc de montagne par les armées napoléoniennes, le temple d’Efnou, le mieux conservé d’Egypte, dont la construction mobilisa des centaines d’hommes pendant 280 ans, les carrières où les rois réservaient les pierres de leur tombeau… Une Égypte dont l’histoire s’écrit entre les méandres du fleuve, et se livre à qui prend le temps de l’accoster. Des lieux sacrés, méconnus ou mal connus, à quelques pas des villages où les hommes, pêcheurs et cultivateurs s’étonnent qu’aujourd’hui certains traversent la planète pour admirer des dieux et des déesses momifiés ou statufiés. En descendant le fleuve, on remonte le temps, les époques, on les juxtapose. On perd ses repères pour ne plus vivre qu’à l’aune du courant et du vent.

Croisière Lazuli : entre 4 et 6 jours, à partir de 220 € par jour et par personne, tout compris (sites, repas et soft drinks). Le bateau peut être privatisé. Le prix baisse en fonction du nombre de personnes et de la longueur du séjour.

www.lazuli-voyages.com

Texte : Anne-Marie Cattelain-Le Dû – Images : DR

Celestyal Cruises … Immersion Grecque

Celestyal Cruises, seul opérateur de croisière en Grèce et première compagnie de croisière pour les îles grecques et la méditerranée orientale, nous fait voyager grâce à sa flotte de navires luxueux. La compagnie a à cœur de plonger ses passagers dans la culture des régions visitées.

Celestyal Cruises possède une expertise et un savoir indéniables concernant les eaux méditerranéennes, les 6000 îles et 15 000 km de côtes qui composent le berceau de la civilisation occidentale.

Crète

L’accent est mis sur la culture grecque. Ainsi, les passagers peuvent assister à une conférence d’histoire sur Platon ou sur Hercule, apprendre à danser le Sirtaki ou encore profiter du coucher de soleil au bord de la piscine du Celestyal Olympia ou du Celestyal Crystal.

La cuisine grecque est mise à l’honneur avec ses couleurs et saveurs réputées ; elle est présente à chaque repas.

Mykonos

 » Nous mettons l’accent sur nos racines grecques au travers de notre offre culinaire et de nos expériences à bord, pour que nos clients vivent une expérience authentique en mer Egée et en Méditerranée  » explique Leslie Peden, Directeur Commercial Monde.

Celestyal Cruises termine un important programme de rénovation pour les 43 suites juniors avec balcon et les 16 suites du Celestyal Crystal. Un nouveau service de conciergerie à bord pour ses deux navires, le Celestyal Crystal et le Celestyal Olympia est nouvellement mis en place pour le plus grand plaisir et confort des passagers.

Athènes

« Nous améliorons constamment nos navires afin de rester compétitifs et dans le but de toujours offrir à nos clients les installations les plus modernes et les plus confortables », a déclaré Chris Theophilides, CEO de Celestyal Cruises, « Nous sommes ravis de transformer notre produit ‘suite’ sur le Celestyal Crystal en lui donnant un nouveau look contemporain” ajoute-t-il.

Rodes

Pour la programmation 2019, la compagnie ajoute 5 dates de départs pour la nouvelle croisière de 7 jours, la croisière des « 3 continents ». Le premier départ du Pirée est prévu pour le 2 décembre et le dernier de la saison s’effectuera le 30 décembre 2019. L‘Egypte avec Alexandrie et Port Saïd, Israël avec Ashdod, la Turquie avec Kusadasi, Chypre avec Limassol et enfin Rhodes seront à découvrir. Cette croisière constitue un voyage culturel à travers la riche histoire de cette partie du monde.

Egypte

« Nous sommes impatients à l’idée de revenir à Istanbul et donner ainsi l’opportunité à nos passagers de visiter Ephèse, Troie, Gallipoli ainsi que Volos en Grèce, porte vers le site naturel exceptionnel des Météores aux monastères suspendus. Fouler la terre sainte d’Israël, explorer les Pyramides d’Egypte et découvrir les merveilles spectaculaires semées en mer Egée est un rêve de nouveau possible en embarquant à bord de la croisière « 3 continents » a déclaré Kerry Anastassiadis, Président Directeur Général de Celestyal Cruises.

Voyager avec Celestyal Cruises est l’assurance de passer un moment agréable grâce à un équipage convivial, à une qualité de service à bord primée de nombreuses fois, à un rapport qualité-prix attractif car les excursions sont comprises dans le prix de la croisière, ainsi qu’à une réelle découverte de la culture grecque et méditerranéenne ; une expérience à part entière.

CELESTIAL CRUISES

www.celestyalcruises.com

 

Texte : Anne-Sophie Coussens – Images : DR.

Au-delà du cap Horn, les glaciers

Les bateaux d’Australis, compagnie chilienne, cinglent vers le cap Horn pour s’ancrer au pied des glaciers interdits à toute autre embarcation. Et dévoiler des terres inconnues. Voyage au bout du monde.

Ascension obligatoire jusqu’à la sculpture d’acier de 7 mètres de haut en forme d’Albatros.

Ushuaïa, port d’embarquement pour cette ultime croisière avant que, fin avril, la glace n’enserre l’eau entre ses pinces monstrueuses. Ushuaïa, pointe septentrionale de l’Argentine. Ville de 50 000 habitants, érigée à la va-vite sur les pentes d’une colline que coiffent les nuages bas. À 17 heures, la nuit enveloppe de mystère le Ventus, dont on devine la masse dominant le port. Dans trois heures, bagages en cabine, exercices de sécurité répétés, pot de bienvenue terminé, connaissance liée avec les autres croisiéristes (150 de 12 nationalités), on lèvera l’ancre. Direction : le cap Horn, première escale, la plus septentrionale.

Le phare et la chapelle, au sommet de la lande battue par les vents du cap Horn.

Au petit matin, après huit heures de navigation, j’aperçois dans la lumière rasante un phare. Celui du cap. Le crépitement du haut-parleur confirme ma vision : « Bonjour, ici le capitaine. Nous approchons de l’île Horn. A priori, les prévisions sont bonnes pour les deux prochaines heures. Embarquement pont arrière dans quinze minutes. » Jamais doudoune, bottes, gants, bonnet ne furent enfilés aussi vite. Premier zodiac. Pas une risée, pas le moindre zéphyr. Un lac aux eaux mordorées lèche l’estacade bringuebalante d’où s’élève un escalier raide et glissant. Seule voie pour escalader les 425 mètres de dénivelé du Cabo de Hornos, atteindre le phare, la chapelle et la lande classée réserve de biosphère par l’Unesco en 2005.

Le capitaine Jaime Iturra, en uniforme, salue un à un ses visiteurs et pose sans sourciller, souriant. Détaché par l’armée pour un an, il veille sur le fonctionnement du phare et assoit l’autorité du Chili sur ce caillou longtemps disputé. Il parle en poète de la flore endémique et des animaux qui distraient sa solitude : manchots, cormorans royaux, dauphins noirs, rorquals. Puis il invite à grimper jusqu’au point culminant, coiffé d’un albatros d’acier de 7 mètres de haut, plié en quatre il y a trois ans par des rafales dépassant les 300 km/h.

Trois heures plus tard, le capitaine nous informe que l’île est devenue inaccessible, blanche d’écume rageuse. Le Ventus, lui, poursuit sa route dans le canal loin des turbulences océanes, vers la baie Wulaia.

On quitte Wulaia pour naviguer à travers les canaux d’un glacier à un autre, accompagné des premières glaces dérivantes. On perçoit, effaré, comme le grondement d’un orchestre de grosses caisses : le son, amplifié par l’étroitesse des canaux, des glaciers craquant sous la poussée de la mer et de la terre. Tandis que sur l’île Magdalena, avant-dernière escale, le chœur rauque des manchots lançant leur cri de ralliement avant de migrer vers des contrées plus douces, au nord, remue les entrailles. Complainte australe qui, après avoir débarqué au Chili, à Punta Arenas, rythme les rêves où surgissent côte à côte caphorniers et indiens Yamanas. On ne revient jamais indemne du bout du monde, bouleversé par ces paysages mouvants et les souvenirs de ces hommes malmenés.

Publié dans Hotel & Lodge numéro 105

www.australis.com

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Textes : Anne-marie Cattelain-Le-Dû – Photos : Anne-Marie Cattelain-Le-Dû

Croisières Celebrity Edge : Paquebot design

Lancé des Chantiers de l’Atlantique, le Celebrity Edge a gagné la Floride pour commencer
 ses croisières dans les Caraïbes, avant l’Europe. Dans ce premier yacht conçu par les architectes-designers français Sanjit Manku et Patrick Jouin, chaque espace évoque la magnificence des paquebots d’antan. Les plus grands noms du design, comme Kelly Hoppen et Patricia Urquiola, ont été associés à sa décoration.

Celebrity Edge en chiffres : 306 m de long, 14 ponts, 2918 passagers.
Destinations : Europe (Méditerranée, Iles Grecques, Malte, Italie, Montenegro, Croatie), Caraïbes

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Atelier de photographie dans les montagnes australiennes

Le créateur de souvenirs inoubliables, One&Only, vous propose une expérience exclusive avec Canon Australia et le photographe australien Joshua Smith. Emirates One&Only Wolgan Valley, situé au nord-ouest de Sydney en bordure des Montagnes bleues, offre le cadre parfait pour les photographes professionnels ou débutants. Les hôtes du resort pourront se joindre au photographe pour une masterclass, en montagne, pendant deux week-ends : du 23 au 25 mars et du 17 au 19 août 2018. L’engagement de Joshua Smith vise à sensibiliser la sauvegarde de l’environnement. Ce que valorise également Emirates One&Only Wolgan Valley, qui est le premier resort australien à avoir reçu la certification Carbone Neutre dans le pays.

Immortalisez cette expérience interactive et capturez ces moments pris sur le vif, en utilisant les derniers appareils Canon Pro-level et les objectifs Professional L Series, stabilisés par des trépieds en fibre de carbone Manfrotto pour apprendre à photographier et éditer des photos de manière professionnelle.

 

Emirates One&Only Wolgan Valley

2600 Wolgan Rd

Wolgan Valley NSW 2790

Australia

www.oneandonlyresorts.com/fr/one-and-only-wolgan-valley-australia

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Texte : Laura Jamal – Photos : D.R

 

AbracadaRoom : « Rêve d’enfant, séjour de grand »

Dormir à la belle étoile ou dans une cabane est un rêve d’enfant. L’agence d’hébergements insolites, AbracadaRoom, vous propose de vivre des séjours hors des sentiers battus, en harmonie avec la nature, dans des sites totalement atypiques tels qu’une cabane en bois, yourte, Lov’Nid, igloo, tiny house, bulle ou encore tanière de Hobbit, au cœur de nos belles régions françaises.

Surprise et nature sont les maitres mots de ces lieux enchantés qui sortent de l’ordinaire, dans lesquels la magie opère. Rompre avec le quotidien, observer les étoiles depuis son lit, se lancer dans le vide au bout d’une tyrolienne, dormir dans un tipi, flotter au milieu d’un lac… vous vivrez des moments d’exception dans un endroit qui sort de l’ordinaire.

AbracadaRoom, c’est avant tout la préservation du monde qui nous entoure : parce que chaque geste compte, un arbre est planté à chaque réservation. Dans une démarche éco-responsable, le fondateur, Nicolas Sartorius veut agir pour les générations futures.


www.abracadaroom.com
Texte : Laura Jamal – Photos : D.R

Un majestueux Noël à la Réserve Genève

Niché au cœur d’un somptueux parc suisse, au bord du lac Léman, l’hôtel La Réserve Genève raconte une nouvelle histoire de saison, à savourer dans un cadre convivial et féerique. Les dîners du réveillon et du Nouvel An enchanteront les gourmets aux restaurants Loti et Tsé Fung, avec au menu les ingrédients les plus fins tels que St Jacques et sarrasin, sphère de saumon fumé au Loti, langouste sautée au gingembre et dim sum crevettes, caviar au Tsé Fung… Les Brunchs du 25 et 31 décembre, aussi délicieux que festifs, vous invitent à vivre les plus jolis bonheurs de l’hiver.

Les enfants aussi ont le droit de goûter aux plaisirs qu’offre l’hiver; jusqu’au 11 février 2018, tous les mercredis et samedis, les plus jeunes sont invités à se lancer sur la glace avec la patinoire couverte, et à se régaler de gourmandises et de boissons chaudes sous une tente à l’ambiance cocooning. Le 25 décembre, le Père Noël distribuera ses cadeaux en compagnie de l’équipe de La Petite Réserve autour d’un goûter surprise…

 

La Réserve Genève Hôtel, Spa et Villas
301 Route de Lausanne · 1293 Bellevue-Genève
Tél : +41 (0)22 959 59 59

La Réserve Genève
www.lareserve.ch/fr/

[res_map address= »La Réserve Genève Hôtel, 301 route de Lausanne, Suisse » directionstext= »Directions » pancontrol= »yes » scalecontrol= »yes » typecontrol= »yes » streetcontrol= »yes » zoom= »10″ zoomcontrol= »yes » draggable= »yes » scrollwheel= »no » width= »100% » height= »500px » maptype= »roadmap » popup= »no » center= » » refresh= »no »]

 

Texte : Laura Jamal – Photos : D.R

 

Cabotage insulaire : Silhouette Cruises, Seychelles

Embarquer pendant une semaine à bord d’un bateau de 42 m de long, pour découvrir au hasard des vents et du temps, quelques-unes des 115 îles de l’archipel Seychellois et sa faune sous-marine. Expérience signée Silhouette Cruises.

L’activité bat son plein sur l’Inter Island Quay du port de Victoria d’où vers 11 h 30 le Sea Bird, l’un des cinq navires de Seychelles Cruise va larguer les amarres. Sous les ordres d’Alex, jeune capitaine aux dreadlocks, l’équipage s’affaire sur l’étroite passerelle brinquebalante chargeant tout à la fois les bagages des douze passagers et les provisions nécessaires pour huit jours de navigation.

Chacun s’épie, tâchant de deviner l’origine géographique des autres. Hasard des croisières sur de petites unités qui projettent dans une intimité soudaine des personnes qui jamais ne se sont vues. Les liens se noueront, ou non, plus tard. Et, comme à l’habitude, l’anglais sera de mise pour permettre aux six nationalités d’échanger. Pour l’heure, les moustiques attaquent en escadrille et sans ségrégation les peaux non encore tannées. Catherine, la directrice de la compagnie, essaye d’ores et déjà de créer des liens entre les passagers, veillant à l’attribution des cabines.

Le moniteur de plongée, français, vérifie une dernière fois le matériel et arrime les bouteilles. Le cuistot, grand et costaud, fixe au bastingage un énorme régime de bananes, pour calmer à l’envi les petites faims des sportifs. A babord et tribord de « notre » embarcation, la rendant soudain minuscule, deux mastodontes dont un battant pavillon français, navire-usine pêchant et traitant le thon. La vie d’un port en eaux poissonneuses ! Dans un grand fracas métallique, l’ancre est levée. Une légère brise, de bonne augure pour s’amariner, va en quatre heures, sur une mer calme, propulser le Sea Bird vers Praslin, première escale du voyage.

Et première plongée pour ceux qui pratiquent cette discipline avec acharnement. Deux plongées quotidiennes minimum sont inscrites au programme, voire trois, l’une de nuit s’ajoutant lorsque les conditions de visibilité et de stabilité l’autorisent. Les accompagnants non gagnés par l’ivresse des profondeurs s’équipent de masques, tuba et palmes. Et, sautent dans l’océan à 26 degrés pour découvrir malgré tout la faune sous-marine, tout en nageant de conserve avec les tortues étonnées qui pointent leur drôle de tête à quelques mètres d’eux. Les adeptes de la bronzette ont pris leurs marques sur le deck de proue. Le reste de la troupe est parti explorer la Vallée de Mai, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Demain mouillage à la Digue.

Après la première plongée matinale, on quittera le bord pour à pied ou à bicyclette, pour à son rythme se baigner à l’Anse Source d’Argent ou dans une crique moins fréquentée, déjeuner en terrasse, s’attarder dans le vieux cimetière dont les sépultures content à travers leurs épitaphes le peuplement de ce caillou de poche. Juste prié de regagner le bord avant 18 heures.

Pour le confort de ses passagers, la plupart du temps, le bateau reste à l’ancre la nuit, retraçant sa route aux premières lueurs de l’aube vers de nouveaux spots de plongée. Grande et Petite Sœurs, Curieuse, Aride, Boody, Coco… autant d’îles charmantes à l’histoire tourmentée, anciennes léproseries pour certaines, repère de pirates pour d’autres, de braconniers avides d’œufs. Avant qu’Aride, qui ne mérite plus son nom désormais, relève de la compétence de la Fondation pour la Conservation des îles, et soit classée réserve naturelle. Chaque année, 220 000 œufs, oui 220 000 de sternes fuligineuses étaient volés dans les nids. Menaçant l’espèce. C’est aussi cela la croisière, une leçon de choses, sur le terrain, une compréhension de la nature, de ses cycles et de ses fragilités. Une autre vision du monde.

www.seychelles-cruises.com

Article paru dans Hotel & Lodge numéro 92

Texte : Anne-Marie Cattelain-Le Dû – Photos : D.R

Elégant Liner

Le Queen Mary 2, sorti en 2004  des Chantiers de l‘Atlantique, s’est offert un lifting. Revue de détail des points forts qui font d’une traversée un moment d’exception.

A peine embarqué à bord du Queen Mary 2, le sentiment que l’on va vivre un moment hors du temps est au rendez-vous. Une expérience désormais très prisée de « slow voyage ». L’élégant liner, de 345 m de long, transporte la bagatelle de 2691 passagers et 1250 membres d’équipage. Le fleuron de la Cunard peut se targuer d’avoir conservé l’esprit de l’âge d’or des croisières et une ambiance incontestablement british. Pas de déco clinquante ici mais un look résolument années 30, un rien marin, mettant en avant acajou et cuivre.

Le plus grand liner du monde a eu droit à un sérieux toilettage et à quelques agrandissements. 90 millions d’euros plus tard, le voilà doté d’espaces publics revus et de nouvelles cabines, notamment sur le pont 13 où 30 cabines avec balcon et 5 intérieures ont été crées. Ces dernières adoptent une décoration élégante où la gamme de beige est ponctuée du fameux bleu impérial.

Si l’ambiance est décontractée dans la journée notamment aux abords des piscines, une certaine élégance vestimentaire sans faille transparaît lors du « tea time » dansant. Celui-ci se savoure dans l’immense salle de bal sous le regard bienveillant de quelques reines d’Angleterre qui fixent la scène du haut de leur tableau ou d’une manière plus intime au Champagne bar en regardant défiler l’Océan… Robes longues et smokings font leur apparition lors des dîners de gala et d’ailleurs le port du jean et du short est prohibé après 18h.

Les cabines, plus de 1200, sont réparties en 6 catégories, avec des cabines intérieures, des cabines extérieures avec ou sans balcon et des suites variées. Quelque soit la catégorie, les prestations sont dignes d’un 5 étoiles : choix entre plusieurs oreillers, peignoirs moelleux, linge de lit d’une douceur infinie, produits d’accueil signés Penhaligon’s, célèbre parfumeur londonien fier de son Royal Warrant et service en cabine si on le souhaite. Question table, on reste ici encore dans l’excellence. Le Britannia, le restaurant principal sur deux étages occupant toute la largeur du navire, accueille 1347 couverts. Avec son escalier central à double révolution, il nous fait irrémédiablement penser aux restaurants des célèbres transatlantiques. Un coin plus intime, le Britannia club, est réservé aux passagers occupant les cabines avec balcon.

Au Verandah, l’une des nouveautés, on se régale de gastronomie française. Quant aux heureux hôtes des suites, ils ont accès aux deux restaurants Queens Grill et Princess Grill qui offrent, dans un décor ultra-glamour où cristaux et argenterie sont de mise, une gastronomie de haut vol. La bonne chère est à l’honneur et tout au long de la journée, un nouvel espace, le Corinthia Lounge, joue le rôle de grand salon où se relaxer en dégustant finger sandwichs et pâtisserie… Enfin, impossible de se tourner les pouces durant une traversée transatlantique.

Entre le spa estampillé Canyon Ranch, offrant 26 cabines, la piscine intérieure, le hammam, la vaste bibliothèque qui, bon point, est largement pourvue en livres français, allemands, espagnols, le casino avec ses tables de roulettes, blackjack, machines à sous et les jeux de société mis à disposition dans un salon le long de larges baies vitrées, les spectacles : théâtre, cinéma, planétarium, conférences… L’Amérique n’a jamais semblé aussi près !

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PRATIQUE
Le QM 2 effectue 24 transatlantiques chaque année, dans les deux sens, au départ de Southampton et de New York.
Tel: 01 45 75 95 00
www.cunard-France.fr

Texte : Adine Fichot-Marion – Photos : D.R

Bali in Love

Dans la péninsule de Bukit, au sud de l’île, le majestueux Aman Villas at Nusa Dua déploie son luxe discret en totale communion avec la nature.

Imaginez, une « retraite paisible » bâtie tout en longueur dont les deux ailes en terrasse surplombent une immense piscine bleu nuit de 30 mètres de long, surmontée d’un gecko en relief et bordée de jarres fleuries et d’une pergola de bougainvilliers. Le rêve absolu qui appelle irrésistiblement à quelques brasses… Pénétrons plus avant et découvrons, discrètement reliées par un chemin tracé dans les jardins, les 35 villas à l’intimité préservé.

Disposant d’un jardin et pour certaines, d’une piscine privée, elles marient avec brio les tons miel, crème et marron. La décoration aligne toutes les marottes du style balinais avec un art consommé de l’épure zen : toits de chaume, lit à baldaquin, mobilier en teck… A l’extérieur, de belles terrasses munies d’un lit de repos pour des siestes reposantes et une table ronde pour des dîners privés, avec vue sur le golf ou l’océan.

Côté saveurs, une cuisine raffinée, Indonésienne ou Thaïlandaise, plus ou moins épicée, servie sur une grande terrasse dominant le golf et la baie, sous le regard protecteur de statues d’animaux aux ombrelles rouges. Près de la piscine, un excellent restaurant italien nous accueille pour un dîner savoureux et romantique au son de la musique balinaise. A quelques coups de pédales ou quelques minutes en voiturette, le « beach club » invite à la détente avec ses Balé, confortables pavillons de bois, et ses transats posés sur une immense plage de sable blanc…

L’Aman Villas at Nusa Dua nous invite également à tester notre swing sur un des plus beaux parcours de l’île. Le Bali Golf and Country Club, un 18 trous qui borde l’hôtel, est reconnu comme « l’un des cinq meilleurs parcours d’Asie ».

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Aman Villas Nusa Dua
Jl. Nusa Dua, Benoa, Kuta Sel.
Kabupaten Badung, Bali
Indonésie
Tél : + 62 361 772333
www.aman.com

Texte : Ulysse Parker – Photos : D.R

La croisière sourit : The Strand – Birmanie

Au moment où le Strand, l’hôtel mythique plus que centenaire de Yangoon, s’offre un lifting, ses propriétaires lancent sur l’Irrawaddy son clone aquatique. So smart ! Hotel & Lodge était à bord pour sa première croisière. Exclusif. 

Alignés au bas de la coupée, l’ensemble de l’équipage, capitaine et directeur de la croisière en tête, accueille un à un les passagers du Strand, Ecossais, Hongkongais, Canadiens… et une Française. Ancré à Bagan, ville aux mille pagodes, en contrebas d’un hameau de huttes en palmes, le bateau flambant neuf ne perturbe en rien la vie des villageois. Ils se baignent, lavent leur linge et mènent paître leurs buffles comme si de rien n’était, étendant même leur lessive sur les amarres. Preuve que le tourisme balbutiant ne les perturbe pas encore. La passerelle, lancée entre le navire de luxe et la berge, tangue un brin sous les pas. Jusqu’à ce que des mains secourables assurent la progression des plus hésitants. Les sourires remplacent les mots, car si les plus gradés parlent anglais voire français, les autres ne maîtrisent que leur langue. Mais, les Birmans, en majorité bouddhistes du petit véhicule, contraints sous le joug militaire et privés de contacts, s’appliquent à oublier ce long tunnel sombre. Du charmant garçon de piscine à la thérapeute, du matelot à la serveuse, aucun ne se départ de sa sérénité, de sa bonne humeur, multipliant les attentions envers ces étrangers venus découvrir la vie du fleuve et les trésors architecturaux eux aussi censurés.

Fauteuils profonds, meubles coloniaux, teck, marbre, cotonnade épaisse, les cabines déclinent les mêmes codes raffinés que les suites ancestrales du Strand Hotel. Tel l’a voulu Christophe Vielle, PDG du groupe GCP Hospitality, propriétaire. Dans les coursives filant d’un pont à l’autre, de grandes photos en noir et blanc content les gens de la rivière à coté d’une carte dessinée à la main par Bilou, traçant le parcours du bateau. Bilou ! Un phénomène, un personnage comme on n’en rencontre qu’en voyage. Français, expatrié depuis des lustres en Asie, coiffé d’un éternel feutre rond noir, il a d’abord exercé la seule fonction de magicien et ressort volontiers ses cartes le soir au Sarkies à l’apéritif, épatant tout un chacun. Mais, ses airs de clown tout en rondeurs dissimulent un érudit féru d’histoire des religions et d’architecture. C’est lui qui orchestre les excursions sur-mesure. Du marché de jade, à la rue du marbre où des gamins sous la férule d’un contremaître taillent dans la pierre blanche des bouddhas, du vol de montgolfière au lever du soleil, jusqu’au char flanqué d’un cheval famélique menant à la cité royale d’Ava sur la rive orientale du fleuve, accessible depuis peu. Ava, devenue Innwa, un choc émotionnel, esthétique dans la sérénité de la campagne. Ici, les Dieux de pierre que le soleil couchant maquille d’ocre dissimulent leur sourire bienveillant dans la flore envahissante. Quelques gamins chahutent entre les ruines des palais et des pagodes, ornées de sculptures d’une finesse incroyable, tandis qu’un paysan aidé de sa paire de bœufs laboure son champ. Monde oublié, non connecté encore, qu’on quitte à regret, grimpant à nouveau dans la frêle carriole dont les roues en bois n’amorcent aucune bosse.

Regagnant le bord, on se précipite dans la grande piscine sur le pont supérieur pour regarder le soleil aux éclats métalliques plonger dans le fleuve. Puis on confie aux mains expertes de Pyone Kay Chine, l’une des deux thérapeutes du spa, le soin de remettre d’équerre les muscles éprouvés par cette escapade. Parée après un cocktail d’anthologie dont Thibault, le barman rennais a le secret, à descendre la passerelle. Dans la nuit étoilée, sur un banc de sable coincé entre deux bras de l’Irrawaddy, Marc et Navil, les directeurs de croisière, attendent leurs hôtes pour partager un dîner gastronomique concocté par le chef thaï. Ainsi vogue The Strand Cruise… quatre jours durant jusqu’à Mandalay, ultime royaume de la dynastie Konbaung. Entre plaisirs épicuriens et escales sacrées !

www.thestrandcruise.com

Retrouvez l’intégralité de l’article dans le numéro 92 d’Hotel & Lodge ici 

Texte : Anne-Marie Cattelain-Le Dû – Photos : D.R

L’hymne au Cap Corse

Embrassé par une nature dominante enchanteresse et envoûtante, l’Hôtel Misincu 5* se révèle être un trésor niché au cœur de la presqu’île du Cap Corse. Ce territoire édénique, au caractère rustique, jouit d’un patrimoine où villages centenaires, villas et palais du XIXème surplombent la mer et ses villages de pêcheurs.

Parmi les oliveraies, venez-vous détendre au spa : une maison de 350 m² disposant de quatre cabines de soin, un sauna, un hammam, un jacuzzi et une piscine, le tout imaginé avec des tonalités minérales et rosées.

Fier de son terroir, de ses racines et de ses cultures, les deux restaurants de l’établissement dévoilent une cuisine corse authentique. Le Chef Clément Collet prône le partage et la convivialité lors d’une expérience culinaire. D’esprit locavore, les recettes corses revisitées avec créativité par le Chef sont constituées de produits locaux tels que la fameuse langouste du port Centuri, l’huile d’olive provenant des oliveraies du domaine, la charcuterie et le fromage, Fatu in Corsica

 

Hôtel Misincu
Lieu Dit Misincu, Porticolo
20228 Cagnano, Corse
Tél : 04 95 35 21 21
www.hotel-misincu.fr

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Texte : Laura Jamal – Photos : D.R

La Maison des Arganiers

L’aventure commence à Azrarag, à 20 kilomètres d’Agadir, au sommet d’un hameau de pierres sèches surplombant les cultures d’Argan. Dans un décor d’un autre temps, au milieu des ânes, des chèvres et des bergers, on découvre notre maison d’une nuit, en pierres blanches.

Doux mélange de tradition et de modernité, elle est d’un raffinement inouï : bois sculpté des portes, canapés profonds, rideaux en laine bouillie, linge de maison réalisé en Italie… Autour d’un patio, trois chambres répondent aux désirs d’évasion. Le dîner nous est servi sur une terrasse à perte de vue sur la plaine, par notre butler qui nous accompagnera tout au long de ce périple.

Le lendemain, nous abandonnons notre valise contre une malle, et nous voilà partis vers notre deuxième escale, la palmeraie de Tighmert, l’une des plus grandes palmeraies habitées du Maroc. Nous filons à travers la vallée de Souss, plantée d’arganiers à perte de vue. À l’horizon, nous apercevons l’Atlantique, Mirleft, un village de surfeurs, et la plage de Legzira et ses incroyables arches de roches rouges pour un pique-nique so chic.

Publié dans Hotel & Lodge numéro 91

La Maison des Arganiers
Vallée d’Awju

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Texte : Caroline Corvaisier – Photos : D.R

Croisière: L’Aria au fil de l’eau

L’ultime dérive amazonienne… C’est un drôle de bateau haut sur l’eau ressemblant avec son top en toile à un lodge flottant. Conçu pour longer les rives péruviennes de l’amazone sur son tronçon navigable, de nauta à iquitos, l’ Aria dévoile un monde à dévorer des yeux avant qu’il ne disparaisse en fumée.

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Bien sûr les puristes et les géographes l’assurent, un ruisseau chétif jaillissant au pied d’une croix dans la Cordillère des Andes serait la source de l’Amazone. Mais en réalité, le fleuve vénéré par les Indiens naît en majesté de la confluence du Marañón et de l’Ucayali, à Nauta, au Pérou. C’est ici que l’Aria, amarré sur un ponton chahuté par le courant, attend ses passagers pour leur révéler un monde où l’eau et la forêt s’imbriquent, se nourrissant l’une de l’autre. Où les singes capucins violent le territoire des tapirs et des anacondas. Où les piranhas se tapissent dans les flots glauques guettant leur proie de leurs dents acérées. Où un lamantin voire une tortue Charapa, espèces toutes deux également menacées, pointent parfois devant l’objectif des croisiéristes jouant les explorateurs. Pour l’heure, dans la nuit d’encre suintant d’humidité, on avance à pas comptés sur la passerelle lancée entre la terre et le navire, éclairés par le faisceau vacillant d’un spot éphémère.

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Lumière ! Aveuglante presque sur les ponts, dans les coursives et les cabines lorsque l’on prend pied sur l’Aria, salués, comme la tradition maritime le veut, par le capitaine Juan, dont la bedaine pointant sous l’uniforme laisse deviner l’appétit pour la bière locale. Les politesses d’usage échangées, on pénètre dans l’univers imaginé par Jordi Puig, architecte péruvien dont les réalisations terrestres, villas aux lignes épurées, boutique-hôtels comme le Titilaka sur le lac Titicaca, s’affichent en une des magazines internationaux d’architecture. À bord, le designer a décliné toutes les nuances couleur bois, de l’acajou des parquets, au teck des ponts, du wengé des meubles au lin des canapés, comme pour mieux se fondre dans l’environnement forestier que l’Aria fend à vitesse réduite.

Car c’est là le sujet : l’Amazone représente la plus grande réserve d’eau douce de notre planète, 12%. À condition qu’on stoppe sa mise en culture et sa déforestation non contrôlées. Au petit matin, quand le soleil se glisse entre les tentures, branle-bas de combat. Chacun s’arnache pour la première excursion sur une barque à fond plat, idéale pour s’enfoncer dans les méandres du fleuve jusqu’au village indien le plus isolé, jusqu’au minuscule rio de la Réserve Pacaya-Samiria, « la jungle des miroirs », plus vaste forêt inondable d’Amazonie, patchwork de lagunes, lacs, marais, prairies humides. Silence ! Pour ne pas effrayer les quelque deux cents espèces animales répertoriées par les gardes de la Réserve et surprendre aux aguets le jaguar, suivre le vol d’un couple de toucans, apprécier la technique de pêche des autochtones en équilibre sur leur pirogue. Et rêver que les hommes deviennent assez sages pour arrêter leur massacre à la tronçonneuse. 

[infobox maintitle= »En route ! » subtitle= »

Lima, la fière espagnole

Cette capitale de 10 millions d’habitants mérite qu’on s’y attarde. Son centre historique classé au patrimoine mondial de l’Unesco résume la période coloniale espagnole de 1535 lorsque le conquistador Francisco Pizarro y débarqua jusqu’en 1822, date de l’Indépendance. La cathédrale du XVIIè siècle et les églises baroques rutilent d’or et de retables. L’université nationale Majeure San Marcos (1551), la plus ancienne d’Amérique, le palais Torre- Tagle, les maisons Riva-Agüero, Prado, Negreiros sont de beaux exemples de l’architecture créole empreinte d’Andalousie. Tandis qu’autour de la voie piétonne, bâtiments Art nouveau et Art déco témoignent de l’influence française.

Y aller

Tselana Travel, spécialiste du voyage sur mesure propose un forfait à partir de 6 264 € incluant : vols Air France A/R Paris-Lima, vols A/R Lima-Iquitos, transferts terrestres, 2 nuits à Lima au Miraflores Park Hotel sur le Pacifique, 4 nuits sur l’Aria en pension complète avec boissons, excursions, assurance rapatriement. Notre conseil : pour 200 € de plus env., privatisez une barque pour les excursions sur le fleuve et dans les villages. www.tselana.com

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[infobox maintitle= »L’Aria » subtitle= »

PÉROU / AMAZONE

De l’extérieur, l’Aria ressemble à un gros insecte pataud, d’un esthétisme improbable. Mais à l’intérieur tout est raffiné, élégant, reposant. Et surtout les larges baies tant dans les parties communes que dans les suites dévoilent le fleuve et ses rives. L’insonorisation est parfaite. Pour les excursions bi-quotidiennes, mieux vaut réserver une embarcation et un guide pour soi afin d’éviter les passagers bruyants qui effraient la faune. AMCLD

GROUPE : Aqua Expeditions.

CABINES : 16 suites, 8 sur chaque pont. Enfants à partir de 7 ans.

PRIX : à partir de 2 800 € pour 4 j. / 3 n., sans vols et sans transferts.

TABLE : salle à manger ouverte sur le fleuve. Chef exécutif Pedro Mighuel Schiaffino.

ACTIVITÉS : Excursions quotidiennes sur le fleuve et dans les villages avec guides naturalistes. À bord : salle de fitness, jacuzzi extérieur, bibliothèque, boutique, iPod/ MP3 dans chaque cabine.

ORGANISME DE VOYAGE : Tselana Travel – www.tselana.com

ADRESSE: Calle Iquitos 1167 – Punchana Maynas Loreto

Tél. : 5165 601053

RESERVATIONS: www.aquaexpeditions.com

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Texte Anne-Marie Cattelain-Le Dû – Photos Vincent Thibert

Belmond Royal Scotsman

À Edimbourg, presqu’à cheval entre New et Old Town, l’hôtel Balmoral ramène le voyageur à l’âge d’or ferroviaire et ouvre le chemin des Highlands.

[title maintitle= »L’art du voyage oublié » subtitle= » »]

PAR LUCIE TAVERNIER,  PHOTOS BELMOND ROYAL SCOTSMAN & RICHARD CROFT

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De ses salons, direction la gare. Un train rutilant d’un autre temps attend à quai, gardé par un personnel en livrée. Voici le Belmond Royal Scotsman, dont la mise en musique est assurée à l’embarquement par les envolées déchirantes d’une cornemuse sur tapis rouge. Les 36 passagers prendront vite leurs quartiers dans les voitures en route vers le Nord. Marqueteries d’acajou, mobilier edwardien : les 20 cabines sont des suites de poche intimistes, malgré le rideau relevé sur la traversée de l’estuaire du fleuve Forth.

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À bord, la vie s’organise au long cours, mi-sociale, mi-contemplative.

Les hôtes, sur leur 31, s’abandonnent au service cinqétoiles et aux whiskies rares : les plats défilent, les tea time s’enchaînent et la vaisselle tintinnabule doucement au rythme des tressauts du train. Dans la voiture observatoire, les vues sauvages des Highlands, nuancées d’ocre et de vert éclatant, trouées de lochs, bordées de côtes escarpées, égrènent les heures entre les haltes : site de la bataille de Culloden, domaine de Rothiermurchus ou distillerie. Et lorsque le Belmond Royal Scotsman avale ses ultimes kilomètres de rail, la sensation d’avoir vécu dans ce décor so british une expérience de voyage unique se teinte, déjà, de nostalgie.

[infobox maintitle= »Belmond Royal Scotsman » subtitle= »

Le plus petit train d’exception Belmond parcourt les vastes étendues de l’Écosse. Les cabines au luxe délicieusement désuet, format de poche mais bien agencées et confortables, accueillent 36 passagers qui se prêtent volontiers au dresscode d’usage, smoking et robe de cocktail, gage de l’atmosphère chic qui règne à bord. Les plus hardis pourront toutefois s’essayer au kilt, proposé pour parfaire un voyage où le temps s’arrête, entre vues sur des paysages sauvages et spécialités écossaises, tea time dans les règles de l’art et grands whiskies. L.T

GROUPE : Belmond (ex Orient-Express).

LABEL : Connoisseurs Scotland.

CIRCUIT THE HIGHLAND JOURNEY : Edinburgh – Keith – Dundee – Edinburgh, 3 jours et 2 nuits, jusqu’en octobre. Dix autres circuits possibles.

CHAMBRE : 20 cabines avec salles de bain.

PRIX : à partir de 2 720 € / personne, en pension complète pour The Highland Journey.

TABLE : repas servis dans la voiture-restaurant, boeuf Aberdeen Angus ou saumon sauvage en tête.

ACTIVITÉS : tir aux pigeons d’argile, golf, safari ou pêche au domaine de Rothiemurchus, visite du site de la bataille de Culloden et de la Strathisla Distillery…

Tél. : 01 55 62 18 00

RESERVATIONS: www.belmond.com

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Le Soléal ~ Croisiere au Vietnam

La décoration du luxueux Soléal a été confiée à Jean-Philippe Nuel. Pour habiller le yacht, l’architecte a cherché à se réapproprier les codes du nautisme, tout en concevant un univers pur et réservé, en harmonie avec l’élégance à la française que la compagnie décline du service à l’assiette. On retrouve l’évocation des vagues ou des rayures chères au monde balnéaire, discrètement intégrée dans un thème bois, beige et gris. Des réponses design à l’élément mer, accaparant les espaces, des balcons aux divers coins détente.

[infobox maintitle= »L’élégance d’un bel hôtel » subtitle= »l’itinérance en plus » bg= »white » color= »black » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

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[infobox maintitle= »Le Soléal » subtitle= »

Dernier-né de la Compagnie du Ponant, ce yacht inauguré en 2013 reprend les caractéristiques principales de ses deux sister-ships, L’Austral (2011) et Le Boréal (2010). Long de 142 mètres, le navire sous pavillon français navigue à une allure moyenne de 14 noeuds. Avec ses 140 membres d’équipage pour 264 passagers, il parcourt aussi bien l’Asie que le bassin méditerranéen et l’Arctique.

GROUPE : Compagnie du Ponant.

CHAMBRES : 132 cabines et suites. Cabines standardisées mais si vous appréciez la navigation, choisissez la 501 ou 507, à côté de la passerelle régulièrement ouverte au public.

PRIX : croisière au large du Vietnam (Hong Kong-Singapour, 12 j / 11 n) à partir de 2 540 € par personne (pension complète, port à port, sans excursion). Nombreuses autres formules, par exemple Venise-Venise 5 j / 4 n : 1 390€.

TABLE : largement d’inspiration française. Le Phythéas (pont 6) propose des buffets tandis que L’Éclipse, au pont 2, mise sur un menu gastronomique dans une ambiance raffinée.

ACTIVITÉS : Spa Sothys, salle de fitness (Kinesis Wall et Technogym), hammam, salon de coiffure.

RESERVATIONS : 0820 22 50 50

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Par Alexandra Laugier