À Tokyo, à Osaka comme à Kyoto, le visiteur passe aisément de la frénésie des artères principales à la tranquillité d’une vie de quartier. Dans les campagnes isolées et les îles tropicales, il ralentit le rythme, se baigne dans un onsen ou dans la mer, se balade entre lacs et forêts. Autant d’expériences en immersion, organisées ou conseillées par les hôtels, pour prendre la mesure du Japon moderne.
Texte Sokha Keo, Anne Marie Cattelain Le Dû et Céline Baussay
Au Japon, les sons sont omniprésents. Tour à tour sourds, grinçants, grisants, aigus, kawaï (mignon). Mais le voyageur finit toujours par les entendre sans les écouter. La navette de l’aéroport le plonge d’abord dans le silence. À la gare centrale de Tokyo, le flot des passagers, composé de salary men en tailleur foncé pressés de se rendre au bureau et de touristes désorientés, l’atmosphère ouatée se transforme en brouhaha. Ici, des centaines de milliers de personnes avancent chaque jour vers l’une des 25 sorties annoncées sur les panneaux en VO sous-titrée. Une forme de chaos en contraste avec la maîtrise des gestes et la politesse légendaire des Japonais, dignes héritiers des samouraïs et de leur code d’honneur. Ce jeu d’équilibre permanent entre tradition et modernité constitue d’ailleurs l’un des arguments qui jouent en faveur du tourisme au Japon. En 2025, le nombre de voyageurs français a ainsi augmenté de 18,8 % par rapport à 2024, et cette année, il devrait suivre la tendance, voire la dépasser.
À Tokyo, derrière chaque tour de verre, comme à Shinjuku, se cachent des ruelles étroites où déguster un ramen fumant ou des tempuras légers autour d’un comptoir rempli d’habitués, évoquant les épisodes du célèbre manga La Cantine de minuit. C’est ici que se dresse le Park Hyatt Tokyo, l’hôtel culte du film Lost in Transation de Sofia Coppola, tout récemment rénové par le studio parisien Jouin Manku. À l’écart de la gare tentaculaire de Shinjuku, la pop tonitruante des vidéos diffusées sur écrans géants s’éloignant, vient l’envie d’explorer la ville dans ses moindres recoins. De découvrir des temples et sanctuaires presque invisibles au pied des tours, de participer à un atelier de fabrication d’objets à partir de chutes de kimonos dans une boutique de Kuramae, un quartier aux faux airs de Brooklyn…

Ce contraste se retrouve aussi à Kyoto, l’ancienne capitale, où il fait bon pique-niquer au bord de la rivière Kamo après avoir pris un bain de foule au sanctuaire shinto Yasaka-jinja. Au nord-est du palais impérial, les chineurs trouvent leur bonheur chez les antiquaires ou dans l’un des marchés aux puces. Osaka vibre tout autrement avec ses rassemblements, le soir, le long de la rivière Dotonbori, ses boutiques tendance à Shinsaibashi et sa cuisine – takoyaki et barbecue en tête. Rien d’étonnant à ce que le groupe Onko Chishin y ait ouvert Cuvée 2J, un hôtel thématique autour du champagne. Une alternative audacieuse aux 5-étoiles (Waldorf Astoria, Four Seasons) inaugurés dans la ville portuaire à l’occasion de l’Expo universelle 2025.
L’hôtellerie, partout au Japon, s’enrichit de concepts inédits (Patina, un urban resort à Osaka), mise sur des quartiers différents (Fairmont et Bulgari Hotel à Tokyo) ou des îles secrètes (Rosewood Miyakojima et Iki Retreat), ose les expériences décalées (le glamping à l’Hoshinoya Fuji). De récentes ouvertures qui en annoncent bien d’autres ces prochains mois : 1 Hotel Tokyo, Hotel The Mitsui Hakone, Waldorf Astoria Tokyo, Imperial Hotel Kyoto, Hoshinoya Nara Prison… Reflet de l’engouement croissant pour le pays du Soleil-Levant.
À Tokyo
01 – PARK HYATT TOKYO
Émotion subtiles
Après 18 mois de rénovation avec le studio Jouin Manku à la manœuvre, le mythique 5-étoiles situé au cœur de Shinjuku se révèle dans un fin jeu de lumières pour offrir une ambiance teintée de douceur et un ancrage dans la modernité.

En 1994, Tokyo n’est pas encore la vibrante capitale plébiscitée par les touristes internationaux et largement mise en scène sur les réseaux sociaux. Lointaine, inaccessible, compliquée, la mégapole attire essentiellement les voyageurs d’affaires. Dans le quartier de Shinjuku, la Park Tower, érigée par l’architecte Kenzo Tange à une hauteur de 235 mètres, se distingue par ses trois tours coiffées de pointes. Plus de 30 ans plus tard, le bâtiment, avec ses atriums de verre extérieurs, reste un symbole, l’un des premiers gratte-ciels à usage mixte de la ville. À l’intérieur, il révèle, depuis le début de cette année, un nouvel écrin signé du studio de design parisien Jouin Manku.
L’âme du lieu, avec son atmosphère et ses intérieurs lumineux modernistes, imaginés par John Morford, reste intacte. « Nous ne travaillons pas dans une logique de rupture. Nous voulions comprendre comment le temps avait déjà transformé l’hôtel, et comment nous pouvions révéler cette maturation », raconte Patrick Jouin. Le duo de designers y séjournent plusieurs fois, sans jamais défaire leurs valises. Ils vivent chaque typologie de chambre comme de vrais clients : « C’était essentiel pour nous de mesurer ce qui fonctionnait réellement, ce qui faisait la force du lieu, et ce qui, avec le temps, devait évoluer. À partir de là, les premières esquisses sont venues, les premières intuitions. Certaines choses sont restées, comme la lecture des espaces ou le contraste d’un mobilier sombre dans les chambres. D’autres ont évolué plus doucement, comme les couleurs, la lumière, ou certaines proportions. »


Dès la réception, après la superbe bibliothèque, le clair-obscur apaise et contraste élégamment avec l’énergie de Tokyo. Ce cocon absorbe les bruits de la ville et procure une sérénité renforcée par la discrétion du personnel et les œuvres d’art aux douces tonalités. Les couloirs au papier peint en chanvre vert Morford mènent aux 171 chambres où le mobilier aux courbes douces, dessinée par Patrick Jouin, se décline en anthracite et noir et tranche avec la moquette vert tendre : « Beaucoup se joue dans les détails. Ce sont souvent eux que l’on ne remarque pas immédiatement, mais ce sont eux que l’on ressent, indique le designer. Dans les chambres, le grand cabinet noir devient une véritable architecture intérieure. Il est plus fin, travaillé dans sa texture. On le découvre au fil de la journée, avec la lumière qui s’y reflète différemment. Il y a la niche laquée rouge, les rangements dissimulés, le travail du cuir, de la couture, et tous les usages intégrés de manière très fluide, presque invisible. » Les lampes washi de Noguchi et les décorations de feuilles de magnolia au-dessus du lit sont conservées. Les reflets du bois et du verre forment une composition intemporelle. Les œuvres d’art disséminées mettent en avant l’onirisme d’artistes comme Yoshitaka Echizenya ou la céramiste Mieko Yuki. Dans la suite Diplomate de 160 m2, située aux 48e et 49e étage, le travail des artistes Akira Nagasawa et Yuko Iwakiri s’associe parfaitement au piano à queue. Les salles de bains, inspirées des onsen japonais, comportent des pierres aux veines apparentes. « Au Japon, la relation au détail, au silence, à la lumière et au temps est très particulière. Rien n’est jamais démonstratif. Tout est dans la justesse », ajoute Patrick Jouin.



Derrière les immenses baies vitrées apparait une chaîne de montagnes et l’emblématique mont Fuji. Ce symbole du Japon, immuable, semble à la fois loin et accessible, comme le dédale des voies rapides en contrebas. Au 43e étage, les clients sirotent un cocktail élégant et sophistiqué, élaboré à partir d’ingrédients uniques des différentes préfectures du Japon, au Peak Lounge & Bar. Impression de déjà-vu… Des scènes de Lost in Translation, le film de Sofia Coppola avec Scarlett Johansson et Bill Murray, ont été tournées ici. À la nuit tombée, les néons de la ville se reflètent sur le grand bar en marbre Chelsea Grey, surmonté de huit lanternes de verre et de métal, un hommage à Kenzo Tange. Il est temps de marquer une pause et de profiter d’un hôtel unique à l’architecture si puissante.
Une expression raffinée de la gastronomie

Le Park Hyatt Tokyo abrite au 43e étage Girandole by Alain Ducasse. Dirigé par le chef de cuisine Kojiro Tsutsumi, il propose une carte fidèle à la tradition culinaire française élaborée à partir de produits japonais : un mélange de cultures surprenant. Dans un tout autre esprit, New York Grill & Bar mise sur la simplicité des plats et les recettes de cocktails très inspirées des bars outre-Atlantique. Les amateurs de saveurs japonaises privilégient Kozue et sa cuisine traditionnelle modernisée, aussi délicate qu’esthétique.
Un espace bien-être pointu

Au 47e étage, la piscine de 20 mètres de long invite à nager avec, en ligne de mire, la skyline tokyoïte. De chaque côté du bassin, une salle de sport avec machines high-tech séduit les sportifs. à tester aussi, le bain à remous dans un carré en marbre, le sauna, le bain d’eau froide et les soins et traitements en solo ou en duo.
02 – THE OKURA TOKYO
Minimalisme éfficace
Édifié sur l’ancienne propriété de la famille d’entrepreneurs et de collectionneurs d’art Okura, dans le quartier chic d’Akasaka, ce superbe hôtel se compose de deux bâtiments pour proposer deux expériences distinctes.

La maison traditionnelle aux bouddhas et autres sculptures dans le jardin détonne dans le décor de tours de verre et de métal. Elle abrite un musée d’arts asiatiques, le premier musée privé du Japon, dominé par l’hôtel Okura, rénové par Yoshio Taniguchi en 2019. Le fils de l’architecte du projet initial, multi-récompensé, a imaginé deux tours de tailles différentes, abritant Prestige Okura et Heritage Okura. La première comprend 368 chambres, entre les 28e et 40e étages, aux tonalités apaisantes de beige et de grège. Toutes jouissent d’une vue imprenable sur la ville et ses buildings, nourrissant le visiteur de sa vibrante énergie. Le lobby iconique a été recréé à l’identique de l’original avec son jardin zen, les suspensions en papier japonais, la mappemonde illustrée et les détails très années 1970 dans le choix des couleurs – oranges, marrons, beiges – et les matériaux. L’ensemble lui confère une atmosphère particulière, donnant l’impression de replonger dans une époque révolue, 60 ans en arrière. L’accès à la deuxième tour, plus petite, s’effectue au 4e étage. Elle abrite 140 chambres d’inspiration classique japonaise, avec un mobilier plus bas, des têtières en bois sculptées, un parquet clair, des tapis aux touches graphiques, de superbes boîtes en laque rouge dissimulant des présents et des œuvres d’art d’artistes locaux et internationaux. Inspirés des engawa – longs couloirs séparant l’intérieur de l’extérieur –, des bancs, sur lesquels sont posés de simples assises en cuir, permettent d’apprécier le design minimaliste, à l’ombre d’un panneau évoquant un paravent contemporain. Une revue de détails soignés pour un dépaysement réussi.

03 – BULGARI HOTEL TOKYO
Alliance des contraintes
Pari réussi, pari sublimé avec pour acteurs majeurs l’art de recevoir, le sens aiguisé de l’esthétisme, l’amour de la gastronomie et le respect des traditions.

Quand Bulgari mêle l’exubérance italienne et la réserve japonaise, les dés semblent pipés. Eh bien non, les deux mondes portent aux nues ce 5-étoiles, l’un des plus aboutis de la capitale nippone. Pour célébrer le mariage des deux civilisations, le joaillier, qui associe toujours une pierre à ses hôtels, a choisi un diamant rose fancy évoquant la fleur de sakura, cerisier, vénérée par les Japonais. Et dès que la porte de l’ascenseur s’entrouvre au 40e étage du Tokyo Midtown Yaesu, gratte-ciel dont le Bulgari occupe les cinq derniers étages, le métissage s’impose. Des compositions florales ikebana adoucissent le clair-obscur et les lignes épurées dessinées par le studio milanais ACPV d’Antonio Citterio et Patricia Viel. Studio qui signe les hôtels de la collection, dont celui de Tokyo. Les 75 chambres et 23 suites s’inscrivent dans le même esprit. Les luminaires en verre vénitien faits main éclairent les plafonds en bois semblables à ceux des temples, les étoffes tissées main par des artisans kyotoïtes caressent le marbre de Carrare et le terrazzo. Et dans tout l’hôtel, des photos en noir et blanc de mannequins, de stars, Sophia Loren entre autres, s’accrochent aux cimaises à côté de croquis des joyaux Bulgari. Mais c’est à l’heure de l’aperitivo, au Bulgari Bar évoquant un jardin méditerranéen se prolongeant en rooftop, quand le soleil couchant embrase le mont Fuji, pile en face, que Rome et Tokyo s’enlacent. Les serveurs italiens volubiles et les Japonaises mesurant leurs gestes suggèrent, parmi la trentaine de cocktails, le Serpenti, signature maison. Réservation recommandée, le bar, l’un des spots plus courus pour son panorama, affichant vite complet.
04 – FAIRMONT TOKYO
Un pari audacieux
Le premier hôtel au Japon du groupe Fairmont offre une vue incroyable sur la ville, et surtout sur la majestueuse baie. Un panorama unique dans la capitale.

L’immense tour Blue Front Shibaura se dresse au milieu du quartier de Shibaura, un ancien village de pêcheurs à l’époque d’Edo. Dans cet environnement en devenir, encore en friche, les bars et restaurants trendy sont rares, voire inexistants. Le groupe Fairmont, en choisissant cet emplacement, se différencie de l’offre hôtelière de luxe. L’accueil des visiteurs, au 36e étage, donne le ton. La luminosité et l’impressionnante hauteur sous plafond apportent une sensation d’ouverture unique. Au même niveau, les convives du restaurant Kiln & Tonic dégustent une cuisine fusion entre Méditerranée et Californie et profitent, dès les beaux jours, des deux terrasses verdoyantes avec, en arrière-plan, la skyline ou l’île d’Odaiba. Le point de vue s’impose comme un élément majeur dans les espaces communs – salle de sport et piscine comprises – et les 217 chambres et 29 suites, au design épuré : palette de couleurs douces, matériaux élégants comme le marbre et le cuir et éclairages bien inspirés. La catégorie standard dispose du même confort, avec une moquette aux teintes rouge-orangé dynamisant l’ensemble. De quoi séduire une clientèle plus jeune, prête à découvrir un autre Tokyo. Les clients des 74 chambres situées aux 41 et 42e étages, eux, bénéficient d’un accès privilégié au Fairmont Gold Lounge, un espace avec salon cosy, bar, petite restauration. Avec vue bien sûr !

05 – HOSHINOYA TOKYO
L’ovni
100 % japonais, 100 % dépaysant, ce 5-étoiles immerge ses hôtes, en chaussettes, dans la plus pure tradition. Esthétique, épicurienne et stricte à la fois.

Dans l’hôtellerie plus qu’ailleurs, le client est réputé roi. Ici, c’est selon. Le personnel applique, parfois sans nuance, un règlement surréaliste pour un étranger, français qui plus est, réputé rebelle à la discipline. Mais foin de ces minuscules contrariétés, l’Hoshinoya, « ryokan urbain », 5-étoiles, envoûte, transporte dans un Japon millénaire, fantasmé. L’entrée franchie, une jeune femme invite tout de go à se déchausser, rangeant les souliers de l’arrivant dans un casier inaccessible. Il ne troquera les chaussettes à doigts offertes contre ses chaussures que pour quitter l’hôtel. Il foule donc, d’un étage à l’autre – l’Hoshinoya en compte 17 – en chaussettes les sols en tatami, s’émerveillant des bouquets d’ikebana, des sculptures brutes et des parois en papier de riz filtrant la lumière des chambres. Ne croisant des clients que dans les salons où gourmandises et boissons non alcoolisées sont à disposition. Pas de bar, pas de restaurant mais des espaces privés, de deux à huit couverts, épurés à l’extrême pour ne pas troubler le cérémonial. La carte japonaise, très créative, du chef Ryosuke Oka, formé dans des tables étoilées en France, se pique de quelques notes occidentales. Qu’on savoure religieusement… en chaussettes avant de gagner l’onsen, bassin thermal à 42 degrés, où on s’immerge nu. Pour se charger d’une belle énergie. Prêt au petit matin à s’entraîner sur le toit, au dernier étage, à la manipulation du sabre.
06 – OMO5 TOKYO GOTANDA
À la carte
Gai, haut perché, pas cher, voilà un hôtel qui se nourrit et nourrit ses hôtes de la spécificité du quartier : la gastronomie. Avec 1 300 restaurants à proximité. Coup de cœur.

Entre le 14e et le 19e étage d’une tour, l’OMO5 d’Hoshino Resorts domine la situation, de ses 188 chambres guillerettes, faciles à vivre, et de son incroyable lobby de 1 200 m2, l’OMO Base. Vue sur le mont Fuji, bien sûr, mais aussi sur les quartiers proches, avec leurs jardins. Mais, avant tout, fort de son emplacement au cœur des adresses gourmandes, l’OMO5 incite ses hôtes à vivre différentes expériences gustatives. Un, dans le lobby, après l’excellent petit déjeuner servi dans la partie café de l’OMO Base, des OMO Rangers orientent les clients, grâce à une carte géante détaillée, vers les soixante meilleurs spots épicuriens. Deux, pour tester les tables, quasi impossibles à réserver, l’OMO5 propose, entre 12 et 18 €, le « Gotanda Gourmet Express Pass » pour, en trente minutes chrono, croquer dans une des spécialités de ces restaurants. Trois, après le dîner, les résidents se retrouvent dans le lobby, voire sur la terrasse si le temps l’autorise, pour la OMO Chill Night Party, avec champagne à gogo et spécialités glanées chez les voisins restaurateurs, tel le cheesecake à l’amanatto (haricot azuki) du Shokudo Todaka, réputé pour son tea time à réserver trois ans à l’avance. Oui, trois ans ! Au menu aussi de cette soirée joyeuse, conviviale, où se côtoient, ce qui est rare dans ce pays, Japonais et étrangers, toutes générations confondues, une sélection pointue de sakés, choisis par Kuwabara, l’un des cavistes historiques de la capitale.

3 BONNES RAISONS D’ALLER À TOKYO
Un nouveau musée : MoN Takanawa

Fin mars ouvre le « musée des Récits » dans un bâtiment écologique en forme de spirale dessiné par Kengo Kuma. Entre culture japonaise traditionnelle et technologie de pointe, ce lieu culturel inédit propose des expositions immersives, des spectacles et des expériences numériques.
Une renaissance : le musée Edo-Tokyo

Fin mars également, cette institution de Tokyo, dans le vaisseau emblématique de l’architecte Kikutake Kiyonori, rouvre ses portes après quatre ans de fermeture pour rénovation. Les amateurs d’histoire vont (re)découvrir la passionnante histoire de Tokyo, de l’époque d’Edo à aujourd’hui, avec des techniques dernier cri.
Un incontournable : Sakura, au sud de Shibuya

Boutiques vintage, disquaires pointus, galeries d’art, restaurants avec terrasses… Meguro, proche de Shibuya, invite à la déambulation. À la floraison des cerisiers, les Tokyoïtes poussent la balade jusqu’à ce quartier pour immortaliser l’événement en prenant des selfies.
Carnet pratique
Y aller : une bonne option, via Helsinki, hub très agréable, les vols de Finnair (élue depuis 15 ans meilleure compagnie d’Europe lors des World Airline Awards décernés par Skytrax), équipée d’Airbus A350 dernière génération. La classe Business AirLounge, avec son siège innovant, ses cabines individuelles à l’esprit cocon, sa gastronomie, son programme de divertissement, assure un vol très zen. Depuis Paris-CDG via Helsinki : 2 vols quotidiens vers Tokyo, aéroports Haneda et Narita. Finnair dessert aussi Osaka et Nagoya. Prix A/R Paris-Tokyo : à partir de 740 € en classe éco, 1 200 € en Premium Economy, 2 300 € en Business.
finnair.com/fr-fr
À Osaka
07 – PATINA OSAKA
Resort urbain
Résolument dans l’air du temps, avec ses nombreux objets et matériaux recyclés, ce premier établissement Patina au Japon offre une vue imprenable sur le château fortifié d’Osaka et son superbe parc.

Une famille qui déguste des pâtisseries occidentales sur fond d’électro-pop, un couple qui sirote un chaï près de la terrasse verdoyante… Le restaurant P72, au rez-de-chaussée de l’hôtel Patina, attire les gourmets. La décoration (pièce de bateau transformée en vase, sculpture monumentale en racines de 52 mètres de long suspendue au plafond, détails de bois…) souligne l’intérêt de la direction pour l’environnement et l’upcycling. La naturalité s’impose d’ailleurs comme un fil conducteur, du spa, avec son sol en granit et ses murs en pierres beiges, jusqu’au bar avec vue panoramique au 20e étage, et dans les chambres, entre le 5e et le 18e niveau : coussins en chutes de coton couvrant un siège traditionnel japonais placé sur un tatami, linge de lit et pyjama en coton bio, pierres blanches au-dessus du lit, minibar en bois peint en vert… Les espaces communs mettent en avant des œuvres d’art durables imaginées à partir de matériaux naturels, comme les tableaux en céramique ou en fleurs séchées. La clientèle, assez jeune et très arty, apprécie la démarche.


La musique mise à l’honneur

Les mélomanes sont gâtés. Au 20e étage, une listening room, accessible sur réservation, se transforme en antre musical. Un sanctuaire où les amateurs de bons sons sélectionnent leurs titres préférés parmi les 600 vinyles mis à disposition. En résonance se trouve au même niveau une salle remplie d’enceintes en guise de déco.
08 – CUVÉE J2 HOTEL OSAKA
Pétillant de surprises
Le premier hôtel urbain du groupe Onko Chishin, membre de Small Luxury Hotels of The World, occupe un bâtiment design au cœur d’Osaka. Le concept, autour du champagne, ravit les amateurs de bulles et de déco épurée.

Nicolas Feuillatte, Joseph Perrier, Bollinger… Chaque étage correspond à un nom de maison de champagne. Le concept de Cuvée 2J est audacieux. Le groupe Onko Chishin, plus connu pour ses établissements luxueux à la campagne et en bord de mer, s’offre ainsi une adresse décalée dans le quartier commerçant de Shinsaibashi, à Osaka. La façade en verre blanc opaque passe presque inaperçue dans cette rue où se succèdent les hôtels d’affaires. L’entrée discrète s’ouvre sur un mini-lobby avant de rejoindre l’ascenseur exigu. La petite réception au 3e étage confirme le style minimaliste du lieu avec ses tables basses toutes simples et ses fauteuils en cuir gris perle.


Au Cuvée J2, le champagne est roi. Les 11 chambres – une par niveau, de tailles généreuses – rappellent les codes des sols calcaires de la région française où sont produits les plus grands crus. Les immenses fenêtres baignent de lumière l’intérieur, blanc du sol au plafond. Seuls les coussins, le plaid confortable et le papier peint, au-dessus du lit, apportent une touche de couleur. De grands placards aux portes coulissantes brillantes dissimulent subtilement le dressing et le minibar avec tous les accessoires indispensables à la dégustation de champagne, les verres tulipe, un bouchon hermétique. Sur le téléphone à clavier, made in France, une touche « Champagne please » permet aux clients d’assouvir leur soif de bulles avec un room service express. Surtout, ils bénéficient d’une mini-cave contenant trois à six bouteilles en fonction de la maison associée à l’étage. Pour aller encore plus dans le concept, l’hôtel diffuse des vidéos donnant moult informations sur un terroir, la récolte des raisins, la production, la dégustation. Il organise aussi régulièrement des soirées thématiques pour mettre en lumière une maison ou une cuvée.
Sushi-champ’
Pour prolonger l’expérience, le chef du restaurant Awa Sushi régale les convives de sushis raffinés servis, pour chacun, avec une coupette. Les associations inattendues révèlent les saveurs iodées et les textures des différents poissons. Le dîner au comptoir, avec ses 10 places, s’apparente à une cérémonie silencieuse pendant laquelle chacun apprécie les accords, assez réussis. Il répond ainsi à la tendance du « sushi-champ’ » en vogue dans les grandes villes du Japon. Kanpai !
09 – WALDORF ASTORIA OSAKA
Expérience monumentale

Le premier Waldorf Astoria au Japon, œuvre de l’architecte André Fu, se situe dans le quartier en développement de Grand Green. D’emblée, l’imposante sculpture en céramique colorée de l’artiste Jun Kaneko, au centre du lobby, et la toile monumentale de Manika Nagare impressionnent. Les 248 chambres, avec vue sur la ville ou la rivière, mêlent opulence de l’Art déco, minimalisme et références à la culture japonaise. Le Penthouse, au 38e étage, s’inspire de la célèbre maison Yodokō, à Kobe. Dans la suite présidentielle, un tableau composé de cinq panneaux en tissu de kimono rappelle la délicatesse des matières japonaises. À l’heure du tea time, les hôtes se donnent rendez-vous à l’iconique Peacock Alley avant de se régaler de spécialités françaises chez Jolie. En fin de soirée, ils rejoignent Canes & Tales, le speakeasy, pour siroter un cocktail dans une ambiance jazzy. À l’arrière de la demeure, un jardin paysager de 2 500 m2 et sa roseraie.
10 – FOUR SEASONS HOTEL OSAKA
Mélange des genres

Dans le quartier de Dojima, l’Orient et l’Occident se retrouvent ici pour offrir un confort zen. Les détails de panneaux en bois ajourés, les tissus texturés et les lampes en washi évoquent subtilement la culture nippone. Les 175 chambres se répartissent entre le 28e et 35e étage. Celles de style japonais jouent la carte traditionnelle avec tatamis, mobilier bas, dressing en bois chaleureux, sol en bois foncé et onsen noir raffiné. Les plus occidentales se distinguent par un bel équilibre entre éléments classiques et touches asiatiques, dans des teintes douces. Une ambiance contemporaine qui se retrouve dans les trois restaurants, devenus des références gastronomiques à Osaka.
3 BONNES RAISONS D’ALLER À OSAKA
Une leçon de Beaux-arts : au Nakka

Derrière les façades en verre du building dessiné par Katsuhiko Endo et entouré d’espaces verdoyants, le musée d’Art de Nakanoshima, Osaka (Nakka) présente une riche collection de peintures occidentales, art japonais contemporain et design. À noter, parmi les expositions temporaires, l’accrochage du chef-d’œuvre de Johannes Vermeer, La Jeune Fille à la perle, du 21 août au 27 septembre 2026. Une occasion unique.
Une curiosité : Dotonbori

On adore ou on déteste ce quartier, mais il faut aller le voir, le soir surtout, quand ses néons iconiques s’éclairent. Il est connu pour sa galerie marchande, Shinsaibashi, où dénicher toutes sortes d’articles. Autour du canal, des petits restaurants proposent des spécialités locales dont les fameux takoyaki, les boulettes farcies de poulpe.
Un spectacle : le Jardin botanique TeamLab

Le collectif d’art immersif invite les visiteurs à découvrir le jardin botanique de Nakai à la tombée de la nuit. Sur une superficie de 240 000 m2, ils observent alors des œuvres d’art numérique évoluant au gré du vent, de la pluie, des présences humaines et s’adaptant à l’environnement naturel.
Carnet pratique
Circuler en train : le JR Pass permet d’effectuer des trajets illimités sur le réseau ferroviaire mais également d’emprunter les lignes JR comme celle de Yamanote, à Tokyo, ou le Narita Express reliant l’aéroport à la capitale. À partir de 284 € les 7 jours. jrailpass.com
En savoir plus : une mine d’informations sur le site de l’Office national du tourisme japonais (JNTO). www.japan.travel/fr/fr
À Fuji-Hakone, Kyoto
11 – HOSHINOYA FUJI
Vigies forestières
Dans la forêt, face au lac Kawaguchi et au mont Fuji, l’architecte japonaise Rie Azuma a posé, escaladant la colline, 40 cabanes design, orientées plein sud. De surprenants postes d’observation.

Etrangement, alors que leur pays avec ses montagnes, ses forêts et ses bords de mer s’y prête, les Japonais pratiquent très peu le camping, pas dans leurs habitudes. Hoshino Resorts a contourné le problème en construisant dans la forêt Jukaï, littéralement « mer d’arbres », face au mont Fuji, cône parfait, culminant à 3 800 mètres, un lodge 5-étoiles version glamping. À savoir des cabanes en béton brut ultra-confortables immergées en pleine nature, dans le parc national de Fuji Hakone. Un parc creusé de cratères il y a 10 000 ans par les volcans alors en grande activité. De face, ces constructions cubiques, ne laissant entrevoir que leurs grandes baies vitrées, ressemblent à des postes de sentinelle.
Hôtel étonnant pour des expériences qui le sont tout autant. Un hôtel éclaté s’adaptant à la topographie à forte déclivité des lieux. Première surprise, cette forte pente, lorsque par un chemin improbable, traversant un semblant de village tout aussi improbable, on débarque à la réception. Aux murs, en guise de décoration, croit-on, des sacs à dos fashion de différentes couleurs. En fait, les réceptionnistes invitent les arrivants à choisir un modèle, couleur, forme, qui deviendra durant leur séjour, leur « kit de survie », avec lampe frontale, couverture et boussole. Reste à accéder à sa Superior View Bedroom, figée tout là-haut. Une jeep bienvenue, tous terrains, assure le transfert, négociant les virages entre pins rouge sang, érables orange vif et cyprès hinoki, conifère élancé vert bronze, plantés dans la forêt. La chambre ? À la japonaise, lumineuse, minimaliste, entre béton brut, bois clair, baignoire profonde avec vue elle aussi, et mobilier design réduit à sa plus simple expression. Un dépouillement voulu par l’architecte pour laisser la part belle à la terrasse insérée entre deux murs, conçue pour contempler le paysage étagé, sans aucun voisin dans la ligne de mire.


Le regard file des pâturages fleuris, quasi en toutes saisons, aux berges du lac vers les neiges du mont que les nuages s’obstinent à voiler. Ça, c’est côté face. Coté pile, la porte franchie, après avoir enfilé la paire de bottes en caoutchouc mise à disposition, l’humidité persiste sous les arbres, on descend une volée de marches raides pour, traversant la boutique et la bibliothèque, gagner le restaurant. La grande salle à la lumière feutrée s’organise autour de grands brasiers, style feu de bois de camping… en chic. Viandes parfaites, de gibiers chassés en saison, poissons pêchés chaque nuit dans le lac, livrés le matin, légumes des producteurs alentour, plats mijotés dans d’immenses faitouts en fonte, vins et saké à l’envi. Un repas de montagnard, réconfortant. Et hop, on repart ! Cette fois, on grimpe, grimpe, pour finir la soirée sur la Cloud Terrace que des toiles costaudes en forme de voiles protègent du vent et de la pluie. Verre de saké ou de thé, chocolat et marshmallows à disposition pour, comme les scouts, les griller dans les braises.
Musique sous les étoiles ou cinéma, voire juste écouter le silence que trouble le craquement des branches et des feuilles froissées, au choix et selon les bons vouloirs du ciel, un rien capricieux dans les parages. On risque un œil à travers la forêt paraissant plus dense, plus mystérieuse, dans la nuit noire. Craintivement, on se rapproche du guide naturaliste présentant les randonnées possibles en compagnie des animaux plus ou moins visibles dans les parages. Écureuils timides, renards très, très roux et malins, toujours à l’affût de quelques proies, si possible ailées, serows, mammifères à la toison épaisse entre vache et chèvre, en voie de disparition, ours noirs… Quoi, des ours, ici ? « Oui, confirme le guide, ils réapparaissent en force, s’aventurant même au plus près des habitations. Des attaques, depuis quelques années, ont réveillé les peurs, d’où, ne l’avez-vous pas aperçue, la grosse cage en fer pour le piéger, posée à mi-pente, sous les arbres, entre ici et les chambres ? » Soudain, curieusement, on se sent moins hardie pour dévaler les marches, moins certaine de partir randonner en forêt, même munie d’un solide bâton et avec un accompagnateur. On prie secrètement Amaterasu, déesse du soleil, pour que demain à l’aube, on puisse à bord d’une barque assister, du lac, à son lever et à l’embrasement du Fuji. Préférant les monstres marins peut-être tapis dans les eaux claires que l’ursidé mauvais.



Amaterasu a exaucé nos vœux. À six heures du matin, le lac couleur d’encre, sans qu’aucune brise le ride, reflète, sous les timides rayons, la montagne et les arbres. Point d’ours guettant un poisson suicidaire. Un paysage d’estampe. Une bénédiction. Et le courage ensuite de parcourir les chemins forestiers, vérifiant mine de rien que la cage-piège est bien là, ouverte. Et qu’aucun grognement n’annonce une rencontre sauvage ! Deux heures à ramer en regardant le mont Fuji se débarrasser des ombres du petit matin pour devenir rose, orange pâle, bleu et révéler ses longues coulées de neige s’échappant de son sommet. Doigts gourds, joues et nez rouges, on rejoint avec enthousiasme sa terrasse pour s’envelopper dans un plaid, déguster son petit déjeuner. Face au mont Fuji, vedette incontestée, non seulement de la préfecture de Yamanashi, mais du Japon tout simplement.


Room service original
Envie de profiter de la sérénité environnante, du reflet des nuages et de la lune sur le lac, du mont Fuji couronné d’étoiles ? Solution : dîner sur sa terrasse que réchauffe un brasero préparé par une jeune fille habillée et harnachée, comme une sherpa, d’un énorme sac à dos. À l’intérieur, tous les ingrédients pour préparer une fondue japonaise dans un bouillon bourré d’herbes parfumées ou des mets choisis dans le menu. En quelques secondes, elle dresse, sur une nappe, avec une jolie vaisselle, une table ravissante, fleurie de quelques cosmos épanouis, cueillis dans la prairie du lodge.
12 – KAI HAKONE
À toutes vapeurs
Quitter la route principale pour, par un chemin en pente raide, arriver au paradis. Une auberge contemporaine dissimulée entre les arbres où le temps marque une pause. Nous incitant à l’imiter.

Tout beau, tout neuf, refait, dedans, dehors, il y a quelques mois, ce ryokan contemporain d’Hoshino Resorts mire ses lignes pures dans la rivière Sukumo, pudiquement cachée entre brume, cyprès et conifères. Seules ses eaux brisant sur quelques roches encore aiguisées et le bourdonnement des insectes les survolant révèlent sa présence. Apaisante ! Comme l’ensemble de l’hôtel où, sans y prendre garde, on ne s’exprime qu’en chuchotant, la voix flûtée, et on circule volontiers, pour être dans le ton, en kimono et claquettes de bois, mis à disposition. Une halte, une vraie, pour se ressourcer au sens premier du terme, comme il y a des siècles les marchands et les samouraïs qui empruntaient la route du Tokaido, de Tokyo à Kyoto.
La contemplation prend le pas sur toute autre activité, contemplation de la nature qui au gré de la lumière, du souffle de la brise, du débit de l’eau, change de visage. Tantôt lavée comme un pastel, tantôt piquetée de couleurs telle une toile de Seurat. Toujours noyée dans le silence. Après avoir succombé, c’est un peu le but du séjour, au rituel d’onsen, bain de vapeur, dont l’eau sulfurée, chaude, jaillit à ciel ouvert, suivi d’un sauna puis d’un bain froid, le corps et les joues rosés, on poserait bien son chevalet, au plus près des flots. À côté de la Sawa Chaya, maison de thé de poupée où une hôtesse en kimono dispose des tasses de thé vert et d’amazake, boisson fermentée au riz koji, douce-amère, réputée antibactérienne.
13 – GÔRA KADAN FUJI
Face à la montagne sacrée

Un premier Gôra Kadan existait déjà à Hakone, un second a ouvert ses portes l’été dernier, à quelques kilomètres du parc national et du mont Fuji qu’il observe du haut de sa colline. Tous deux sont d’authentiques ryokan, membres Relais & Châteaux, et se complètent parfaitement. Le dernier-né possède 39 suites et trois villas, quatre restaurants, un spa onsen avec une vue imprenable. Noyé dans la nature, entre la forêt et les lacs, il offre un univers empreint de sérénité et tous les codes de l’art de vivre à la japonaise.
14 – CAPELLA KYOTO
L’hôtel- événement

C’est l’une des ouvertures les plus attendues au Japon. Inauguré en ce début de printemps dans le quartier historique de Miyagawa-cho, sur le site d’une ancienne école primaire, le Capella entend perpétuer les traditions artisanales et le sens de l’hospitalité kyotoïte. Le studio Kengo Kuma & Associates signe le décor des 89 chambres, dont six suites-onsen, des différents restaurants, de la maison de thé et de l’Auriga Spa.
15 – BANYAN TREE HIGASHIYAMA KYOTO
Sanctuaire design

Le premier Banyan Tree japonais est le seul d’une chaîne internationale dans le quartier très prisé de Higashiyama Gion, au pied des collines. Sur place, 52 chambres (certaines avec leur onsen), deux restaurants, un spa, une source thermale naturelle et, plus inattendu, une salle de théâtre Nô. L’architecte Kengo Kuma et le décorateur Yukio Hashimoto ont réalisé ici une magnifique retraite délicate et intimiste, au milieu d’une forêt de bambous.
À Okayama, îles Ryukyu, Iki
16 – YORUYA
Esprit hameau

Autre cadre, autre ambiance hors du temps dans la préfecture d’Okayama… Autour d’une petite ruelle du quartier historique de Bikan, à Kurashiki, l’ancienne maison-boutique d’un marchand de kimonos, plus que centenaire, et ses dépendances ont été transformées pour créer ce ryokan de 13 chambres et suites, membre de Design Hotels. Les éléments de décoration traditionnels (tatamis, shoji…) se marient aux meubles contemporains réalisés par des artisans et aux œuvres d’art, notamment en textiles teints et en papier washi, magnifiques.
17 – IKI RETREAT
Paradis insulaire

Au large de Kyushu, dans le détroit de Corée, Iki est une petite île isolée aux airs de paradis, avec une végétation luxuriante, des falaises grandioses, une mer azur et des fonds sous-marins de toute beauté. C’est là que le groupe Onko Chishin a établi un mini-hôtel, membre de Design Hotels, de 12 chambres au style minimaliste, dotées d’un bassin extérieur. Lits, tables, et même baignoire : tout est orienté face à la baie aux eaux cristallines. Sur place, restaurant, spa et organisation d’activités : yoga, kayak, pêche, poterie, observation des étoiles… et des lucioles.
18 – ROSEWOOD MIYAKOJIMA
L’option resort

Pour sa première implantation au Japon, le groupe Rosewood a créé la surprise en misant sur les îles Ryukyu, au sud de la préfecture d’Okinawa. Bordé par les eaux turquoise du lagon, son resort familial au design minimaliste imaginé par le studio néerlandais Piet Boon compte 52 villas, trois immenses maisons, quatre restaurants et bars, un spa Asaya. Il propose une large palette d’activités en lien avec la nature et la culture locale : chasse sous-marine, initiation au karaté, cours de poterie…
Article paru dans le numéro 145 d’Hôtel & Lodge.


