En lançant une version pétillante et faiblement alcoolisée du saké, l’actrice française Eva Green surprend et fait évoluer ce vin de riz venu du Japon dans une nouvelle galaxie de saveurs.
Texte Sylvain Ouchikh
Et si l’actrice française Eva Green devenait l’une des ambassadrices du saké ? Avec un ami de toujours, Hadrien Wolff, elle vient de lancer une version pétillante de cet alcool japonais qui a aujourd’hui le vent en poupe en France et dans le monde. Son nom : Seiun, « nébuleuse » en japonais. Ce saké se distingue par sa légèreté avec un taux faible en alcool (8 % vol.). À travers ses bulles fines, il dévoile une robe presque laiteuse, où de fines particules de riz apparaissent en flottaison, évoquant dans une nuance poétique les poussières d’étoiles en suspension.
Héritier du savoir-faire artisanal des maîtres-brasseurs japonais, Seiun est produit dans une sakagura (une brasserie) bicentenaire, située entre Osaka et Kyoto. Dès le début du projet, Eva Green et Hadrien Wolff se sont impliqués à chaque étape : « De la sélection méticuleuse des ingrédients à la définition du profil aromatique, en passant par la supervision des phases de fermentation, nous avons tout supervisé afin de réaliser un alcool de riz qui nous correspond », précise l’actrice. Leur collaboration s’est traduite par un dialogue constant avec les artisans locaux, afin de garantir l’authenticité du produit, tout en insufflant leur propre vision.
Pour Eva Green, Seiun est bien plus qu’un simple projet commercial. C’est une renaissance, une plongée dans un univers qui la fascine depuis des années : celui du Japon, de sa gastronomie et de ses rituels. Ce projet est aussi pour elle une manière de renouer avec ses souvenirs de voyage au pays du Soleil-Levant et de partager cette fascination avec un public plus large. « J’ai appris à mâcher des aliments avec cette boisson, parce qu’elle fait ressortir certaines saveurs, confie-t-elle. C’est une idée folle, mais un projet de cœur. »


L’une des innovations majeures que les deux amis ont souhaité introduire est l’exposition des cuves de fermentation à la musique : une stimulation sonore censée influencer l’activité des levures, favorisant une fermentation plus harmonieuse et révélant des arômes plus fins et nuancés. Cette approche s’inspire directement des techniques employées pour attendrir la viande de bœuf de Kobe, dans un même objectif : sublimer les saveurs.
Où dormir ?

Lorsqu’elle séjourne à Kyoto, Eva Green pose généralement ses valises au Aman, situé au pied du mont Hidari Daimonji, tout près du Kinkaku-ji, temple d’or, et de 16 autres sites classés à l’Unesco. Dans cette propriété ponctuée de temples dédiés aux ancêtres, elle apprécie le contact avec la nature, la végétation, depuis les chambres et le pavillon de vie, mais aussi l’onsen aux eaux naturelles à 60 degrés, anti-stress.
Article paru dans le numéro 145 d’Hôtel & Lodge.



