150 ans après l’inauguration à Lucerne, en Suisse, du Bürgenstock Resort, l’un des plus légendaires au monde, son ultime 5-étoiles design, avec un spa de 10 000 m2, aimante les adeptes des retraites wellness.
Texte Anne-Marie Cattelain-Le Dû
Dilemme pour atteindre le Bürgenstock, refuge au sommet d’une montagne tombant à pic sur le lac des Quatre-Cantons : se poser en hélicoptère, à deux pas du resort, ou en jet privé au petit aéroport de Buochs ? Emprunter, de Lucerne, le bateau de l’hôtel, puis le funiculaire rouge qui, depuis 1880, serpente entre les sapins et dépose ses passagers à la réception ? Trajet que, pendant 15 ans, Audrey Hepburn, qui jouissait d’une villa sur le resort, adopta. Un voyage dans le temps, une introduction à la méditation, à la slow life. L’envie de flâner avant de gagner le spa. Et quel spa ! « Ses installations sont remarquables, explique Maggie Derblay, spa manager. Pour orienter mes hôtes, j’ai fait dessiner une carte amusante et mis au point trois parcours santé – Relax, Régénérant, Tonique –, d’une à deux heures, pour qu’ils profitent des saunas, des hammams, des douches sensorielles, des piscines, des bassins extérieurs tantôt chauffés, tantôt glacés, mais toujours avec vue sur le lac. Le corps stimulé, je leur suggère de découvrir le nouveau soin visage myBlend Complet Glow facial. » Ce protocole marie massages manuels experts et usage d’appareils mis au point et testés par le docteur Olivier Courtin, créateur de myBlend. Le plus spectaculaire, « myLEDmask », qui, grâce à la lumière rouge diffusée, optimise l’hydratation, l’éclat et agit comme un anti-âge. Résultats quasi immédiats et durables.



L’esprit des lieux

Lorsqu’en 1871, Franz Josef Bucher, agriculteur, et son beau-frère Josef Durrer, achètent l’alpage de Tritt jouxtant la Bürgenberg, arête abrupte au-dessus du Lac des Quatre-Cantons, pour construire un hôtel, ils n’imaginent pas le destin de leur nid d’aigle. Ils ouvrent le Grand Hotel en 1873, La Taverne en 1879, le Palace et le Park Hotel en 1904. En 1925, la famille Friedrich Frey-Für rachète le Bürgenstock. Faute de finances pour le restaurer, en 2000, il ferme sur ses souvenirs dont le mariage, en 1954, dans la petite chapelle, d’Audrey Hepburn et de Mel Ferrer, le tournage de Goldfinger, avec dans le rôle de James Bond, Sean Connery. En 2007, Katara Hospitality rachète les lieux. Dix ans de travaux pour les restaurer et leur adjoindre le Bürgenstock Hotel & Alpine Spa, 211 chambres dont 68 suites avec vues vertigineuses sur le lac. Sur quelque 60 hectares, à 1 000 mètres d’altitude, le Bürgenstock Resort décline désormais quatre 5-étoiles, un 3-étoiles de 15 chambres, 12 restaurants, 2 spas, 1 golf de 9 trous et des courts de tennis.
Article paru dans le numéro 144 d’Hôtel & Lodge.



