Hôtel Rochechouart : années folles

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Par Anne-Marie Cattelain-Le Dû

Depuis 1929, sa façade Art déco cachait, au cœur de Pigalle, ce bijou ayant peu à peu perdu son éclat. Avouons que son quartier interlope a muté il y a peu. Fini la pornographie : Pigalle, rebaptisé « SoPi », est devenu mieux que fréquentable, hyper-tendance. Les ex-bars à hôtesses déclinent désormais leur carte de cocktails dans une ambiance jazzy, et les magasins d’accessoires sexy pas chics se sont transformés en boutiques de créateurs. Le Rochechouart, racheté par le groupe Orso, surfe sur cette vague.

Anouk et Louis Solanet, fondateurs d’Orso, ont été séduits par le style Art déco des lieux.

Pour attirer la « faune » bobo qui déambule dans SoPi, Anouk et Louis Solanet, fondateurs d’Orso, ont mandaté le studio Festen de Charlotte de Tonnac et Hugo Sauzay. Pile le bon âge, pile dans le mood ! Tout en conservant les éléments Belle Époque, ils ont remis l’hôtel à flot.

Les chambres, avec ou sans vue sur la tour Eiffel ou Montmartre, se parent de couleurs actuelles : ocre sable, vert oasis, jaune tournesol. Les neuf étages « repimpés », desservis par un ascenseur d’époque et un escalier ponctué de mosaïque, grimpent jusqu’au saint des saints, le rooftop offrant Paris en partage.

Au rez-de-chaussée, esprit brasserie, ça bat son plein au restaurant du petit déjeuner au dîner avec des plats frenchies : poireaux vinaigrette, pièce de bœuf, île flottante… le tout bien ficelé ! Preuve que la mayonnaise prend, lors du couvre-feu, en octobre dernier, avec sa formule « Qui dort dîne » à partir de 60 € la chambre, l’hôtel affichait complet. 

Photos ©  Ludovic Balay

Article paru dans le numéro 114 d’Hôtel & Lodge

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