AC BY MARRIOTT, PARIS

Une escale à Paris

Texte Inès Cavagna – Photos D.R.

Le groupe Marriott International ouvre un nouvel établissement au Bourget. L’hôtel AC by Marriott prend place non loin de l’aéroport du Bourget, point de chut idéal pour les voyageurs en escale à Paris.

Cet hôtel quatre étoiles comprend 122 chambres et suites décorées dans un esprit contemporain et empreint de l’élégance à la française. Beige, rose poudré, blanc et gris chiné rendent l’atmosphère chaleureuse et accueillante.

Le bistrot chic L’Envol propose une cuisine traditionnelle et le bar, de délicieux cocktails à déguster depuis la terrasse où vous profiterez d’une vue exceptionnelle sur Paris.

A partir de 89 € la nuit

Réservation : 01 82 88 60 00

Design sous les tropiques au Bonaire

Neuf villas contemporaines faciles à vivre, un designer visionnaire, une île très préservée et frangée de sable blanc. Si le paradis existe, on l’a trouvé dans les Caraïbes… au Piet Boon Bonaire.

Par Elodie Declerck

Bienvenue chez Piet. Chez Brad ? Non, Boon… Piet Boon, le “starchitecte” néerlandais a jeté son dévolu sur ce confetti situé à 80 km au large du Venezuela et ayant, après une histoire chahutée, réintégré le royaume des Pays-Bas en 2010. Au creux de ce spot rare retiré de l’agitation des grands resorts caribéens, neuf villas s’égrainent le long d’un lagon prisé par les plongeurs. Et le mot “villa” prend ici tout son sens puisque la plus petite se déploie sur 300 m2, quatre chambres, une cuisine équipée et un vaste salon ouvert aux brises marines, qui n’est pas sans rappeler l’architecture des Cunucu, ces maisons traditionnelles de l’île conçues pour “profiter du vent”.

Au dehors, une terrasse et une piscine privée complètent les prestations de haut standing. Bien évidemment, le tout se rythme de créations et meubles signés de l’iconique designer, en évitant toutefois l’écueil du show-room : « l’ensemble reste épuré et fonctionnel, et l’on s’approprie facilement les espaces pour vivre comme chez soi ! », soulignent Jossie et Philippe, le couple qui veille à l’accueil et au bien-être des hôtes. Elle, est née ici et parle la langue locale, le papiamento, un créole à base de portugais, de néerlandais, d’anglais et de français. Lui, est un Français, justement, autodidacte qui a suivi celle dont il est tombé follement amoureux.

Précurseur et résolument “écolochic”

Dans les villas, respect de l’environnement et matériaux bruts en abondance – bois flotté, pierre polie – rendent la frontière entre intérieur et extérieur encore plus perméable. Pour le bonheur des amateurs de nature et de territoires protégés. Ici en effet, grâce à la barrière de corail et aux eaux côtières classées sanctuaire marin en 1979, la faune et la flore ont été exceptionnellement préservés. 333 espèces de poissons ont été référencés et pas moins de 91 sites de plongée, affichant le logo Diver’s Paradise, sont aujourd’hui répertoriés parmi les meilleurs du monde. Même démarche côté terre, où un Parc national a été créé à la fin des années 60 à la pointe nord de l’île, offrant ainsi refuge à des milliers d’ânes, de chèvres et de flamands roses, devenus symboles de l’île.

[infobox maintitle= »Portrait d’architecte » subtitle= »

Il marque cette collection de villas de son empreinte : celle de la “sophistication raffinée”. Loin de l’exercice de style, elles transcendent son sens du détail, la finesse de son artisanat, la qualité des matières, des couleurs qu’il choisit scrupuleusement, son éco-conscience. À 56 ans, l’architecte hollandais conçoit des résidences privées ou des villas à louer aux standards élevés. Jamais ostentatoires, ses créations misent sur la simplicité et l’authenticité. Présent dans 46 pays à travers différents projets, il entretient une forte connexion avec l’île : « Pour moi, Bonaire est l’image que l’on voit quand on ferme les yeux et qu’on rêve des Caraïbes. Ces villas sont l’expression ultime de mon travail. »

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[infobox maintitle= » Informations Pratiques » subtitle= »

À partir de 514 € la nuit, 4 nuits minimum.

Chef sur demande.

Label Design Hotels.

www.designhotels.com

En savoir plus: www.pietboonbonaire.com

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Le Saint James de Jean Nouvel à Bouliac

Église romane, colline et vigne de collection, le saint-james, carrossé jean nouvel, s’affiche résolument « hôtel d’architecte » et grande table.

PAR JACQUES GANTIÉ © Jérôme Mondiere / D.R.

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[infobox maintitle= »Fenêtre sur Vignes » subtitle= »BORDEAUX PREMIERES COTES » bg= »black » color= »white » opacity= »on » space= »30″ link= »no link »]

LORSQUE JEAN NOUVEL, à la demande du chef Jean-Marie Amat, relie une chartreuse XVIIIè à quatre pavillons effrontés, Bouliac prend la première création hôtelière de l’architecte pour une agression sans sommation. Salon rouge, couloir noir, sol de béton, extérieur à l’effet brut et rouillé, version séchoir à tabac comme dans le Lot-et-Garonne où est né Nouvel, suite à la Harley Davidson, piscine au liner noir… tout enflamme le discret village.

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Plein Ciel

Aujourd’hui, classé au patrimoine du XXè siècle, le Saint-James, l’un des trois Relais & Châteaux bordelais, propriété de la famille Borgel, rayonne en paix entre église romane et arpents de vignes, vue sur la Garonne et la forêt landaise. L’aristocratie du bouchon aime s’y attabler et le lien avec la ville est étroit. Avec son parcours d’art contemporain, son bar design en corian et ses gloriettes fleuries, le Saint-James est plus pudique qu’au temps d’après-guerre, quand « Haute Rive », tenu par deux soeurs charitables, accueillait les amoureux à l’heure du thé…

Le jardin d’agrumes voisine avec la serre dédiée aux cours de cuisine, des toiles illustrent couloirs et salons, la lumière inonde le restaurant panoramique et les chambres peuplées de créations de l’architecte et de pièces signées, telles le fauteuil « Jo di Maggio » par de Pas, LC1 & LC2 de Le Corbusier, « Caadre » de Philippe Starck…). Jean Nouvel l’a voulu ainsi : plein ciel. Ne rien manquer de l’horizon, où que l’on se pose et quel que soit l’étage de cette oasis où la vigne déferle en vagues douces.

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950 Pieds de Merlot

Le plus petit arpent d’Aquitaine donne « Le Vin du Jardin » – 600 bouteilles, « les bonnes années » – sur lequel veille Stéphane Derenoncourt, l’un des grands oenologues français. L’hôtel a son propre chai et à l’heure des vendanges, les clients sont conviés à partager les tâches vigneronnes. Des projets tenus secrets Le soir, sous les marronniers, grand écran sur les lumières du Bordeaux nouveau, on connaît peu de terrasses aussi délicieuses. C’est l’heure de goûter la cuisine de Nicolas Magie, ancien du Miramar à Biarritz et du Crillon à Paris, qui ajoute un beau chapitre à la gastronomie maison.

Après Jean-Marie Amat, aujourd’hui à Lormont, et Michel Portos, parti à Marseille, ce natif du village voisin de Cenon puise son inspiration en terres de Sud-Ouest. Langoustine de la Cotinière, abricot et amande fraîche, rouget rôti au feu de bois et piment d’Anglet ou pigeon rôti, cerise et brebis d’Ossau-Iraty indiquent vérité du goût et inspiration sans vagabondages d’un étoilé enchanteur. Le produit et le terroir, du boeuf de Bazas au caviar d’Aquitaine, sans oublier les tricandilles, tripes grillées à la bordelaise servies au Café de l’Espérance, la bonne table aubergiste de la famille Borgel.

Il fait bon vivre dans cet hôtel sur la colline et Anthony Torkington, son nouveau directeur, venu du Mas Candille à Mougins, lui apporte réflexion et mouvement, et conforte le lien avec Bordeaux la culturelle, premier sujet de visite avec les échappées en Médoc et Saint-Émilion. À l’approche des 25 ans de ce lieu hors normes, des projets sont à l’étude pour concilier esprit Nouvel, exigence hôtelière et gastronomie étoilée.

[infobox maintitle= »Le Saint James » subtitle= »

BOULIAC / FRANCE

Au coeur du village, étape de charme pour amateurs d’art et de vins. 4 hectares de soleil, vignoble de poche, vue sur Bordeaux et la Garonne. On aime ce lieu d’avantgarde devenu de patrimoine, la vie de village, l’atmosphère chic décontractée, les suites face aux rangs de vigne, celle avec jacuzzi en toit-terrasse. Table gastronomique de Nicolas Magie, 1 étoile, délicieuse terrasse, bistrot convivial face à l’église. Idéal pour découvrir Bordeaux, à 15 min.

LABEL : Relais & Châteaux.

CHAMBRES : 15 et 3 suites.

PRIX : à partir de 155 €.

À TABLE : Le Saint-James avec ses 2 000 références de vins (Richard Bernard, Meilleur Sommelier de France). Et le Café de l’Espérance.

ACTIVITÉS : piscine, école de cuisine, découverte de Bordeaux, SaintÉmilion (visite du Château des Laudes), Libourne et son marché, domaines du Médoc. À Cérons, visite du Château, élégante chartreuse viticole XVIIIè.

ADRESSE: 3 place Camille Hostein 33270 Bouliac Tél. : 05 57 97 06 00

RESERVATIONS: www.saintjames-bouliac.com

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Le Melody Hotel ~ Stockholm

Mammamia ! Attendu depuis 6 ans, l’immense musée à la gloire du groupe a ouvert ses portes sur l’île la plus verte de Stockholm récemment. Et avec lui, le Melody Hotel du groupe Warwick, où plane un soupçon d’esprit pop…

TEXTE ÉLODIE DECLERCK – PHOTOS JO PESENDORFER

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UN GRAND CUBE DE BOIS BLOND aux huisseries en cuivre s’élève dans le ciel de Djurgården, enclave écolo-chic de Stockholm. À l’intérieur, sur 2000 m2, le musée d’Abba – qui a déjà accueilli près de 200 000 visiteurs depuis son ouverture, le Music Hall of Fame consacré à l’histoire et aux stars de la musique suédoise, et un hôtel, que Warwick a eu le flair d’inscrire dans sa collection. Ce quatre-étoiles contemporain d’une cinquantaine de chambres joue la carte du design scandinave ponctué de pièces de créateurs.

« Nous avons voulu créer une atmosphère sobre et chaleureuse, gris souris avec des touches de rouge ou de prune, qui conviendrait à la fois aux voyageurs d’affaires et aux touristes venant pour Abba », explique Paula, la fille de Claes Livijn, propriétaire du Melody. Les vrais fans auraient sans doute apprécié de trouver dans leur chambre quelque prologue à la débauche de costumes colorés à paillettes, bottes compensées et autres babioles pop kitsch portés par le groupe, mais ils sont rassérénés quelques étages plus bas.

Paula, joli brin de Suédoise blonde aux yeux verts, souligne que son hôtel propose un forfait spécial incluant l’entrée au musée. Car même si la cuisine bistronomique du chef hispano-suédois Xavier Rodriguez vaut presqu’à elle seule le déplacement, les six disques d’or originaux du groupe mythique, mis bien en évidence dans le lobby de réception, rappellent qu’on est avant tout là pour baigner dans un revival des années 70. Preuve qu’après un film en 2008, une comédie musicale en 2009 et une exposition itinérante à travers le monde en 2010, l’Abbamania bat toujours son plein !

 

[infobox maintitle= »MELODY HOTEL » subtitle= »

STOCKHOLM / SUEDE

Ce nouveau boutique-hôtel de la collection Warwick, brille par la sobriété de sa décoration et son emplacement, sur l’île verte de Djurgården, à deux pas du centre-ville et de toutes ses attractions. Avec son nom et sa situation au coeur du Musée d’Abba ouvert le 7 mai dernier, on aurait pu s’attendre à une exubérance de paillettes, de froufrous pop kitsch et à une débauche de couleurs vives. Il n’en est rien. Paula Livijn, la fille du propriétaire, a misé sur un style contemporain mais chaleureux, ponctué de quelques pièces fortes design.

GROUPE :Warwick International Hotels.

CHAMBRES : 49. PRIX : à partir de 189 €.

TABLE : au Wine & Food Restaurant, Xavier Rodriguez, Espagnol né à Paris, marié à une Suédoise, propose une carte bistronomique. Mention spéciale pour son « BRB », burger au boeuf cuit 6 heures accompagné de mayonnaise fumée à la graisse de porc.

ACTIVITÉS : fitness, musée d’Abba et Swedish Music Hall of Fame. Gröna Lund, parc d’attractions et de nombreux musées.

ADRESSE: Djurgårdsvägen 68, 1152 Stockholm Tél. : +46(8) 665 03 00

RESERVATIONS: http://melody.warwickhotels.com

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Le Felicien, Paris

Défilé haute-couture au Félicien grâce au groupe Elegancia qui lui a donné carte blanche pour projeter son univers fantastique, Olivier Lapidus signe son premier hôtel, le Félicien. En six étages imaginés comme six thèmes d’un défilé de mode. Unique.

TEXTE ANNE-MARIE CATTELAIN-LE DÛ / PHOTOS SHOKY VAN DER HORST POUR KAPTIVE

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TABLEAUX ABSTRAITS

Au mur des tissus précieux

EFFERVESCENCE AU FÉLICIEN, à l’angle de deux rues tranquilles du XVIè arrondissement, près de la Maison de la Radio. Le « buzz » fonctionne à fond autour du patronyme de Lapidus. Dans le lobby, une équipe shoote une série de mode pour le magazine américain V de Karl Lagerfeld. Une bande de blogueuses étrangères dévalent excitées les marches menant à la piscine et au spa. Olivier Lapidus n’a cure de cette agitation. Elle lui rappelle les back-stages au moment des collections devenues Fashion Weeks. Assis comme un gamin, entre deux étages sur la moquette piedde- poule qu’il a dessinée et fait réaliser chez Ulster Carpet, il caresse la rampe en cuir rouge troué, « comme le volant de la Lamborghini de mon père ». Son père, Ted Lapidus, aujourd’hui disparu, avec lequel il fut longtemps brouillé, qu’il évoque avec nostalgie.

Tout comme sa maman, actrice et mannequin, dont un portrait par Jean-Henri Lartigue orne le bar. « Clins d’oeil à mon enfance. » Même si la cinquantaine a joliment argenté ses tempes, Olivier garde intact ses amitiés, ses enthousiasmes et ses utopies d’adolescent. « Ici, au gré du lobby et des six étages, depuis le Black Floor où domine cuir et toile enduite « noir colorée », jusqu’au Sky Floor, blanc, gris, bleu ciel, souligné de touches noires tel un trait d’eye-liner, je raconte mes 20 ans de mode mais aussi de voyages, de rencontres avec des artisans, des artistes, des ingénieurs. Je résume mon parcours de la couture au design. » Tradition et technologie Pour donner naissance à son premier hôtel, Olivier a puisé dans ses notes, s’est adressé à ses amis comme Hippolyte Romain, peintre-écrivain. Il a retrouvé des soies peintes à la main pour ses robes couture qu’il a apposées sur les murs de certaines suites.

Et agrémenté des panneaux et des rideaux mais aussi ses baignoires de fibres optiques grâce à des procédés développés en 1999 avec Cédric Brochier, protégés par des brevets déposés. Et surtout il a repris crayons, gouaches, palette graphique pour dessiner fauteuils, bureaux, lits, baignoires, tables, etc. Puis chercher les matériaux les plus à même de se plier à sa volonté. « J’ai ainsi privilégié le Krion, résine mise au point par la société espagnole Porcelanosa. Un matériau qui ne pardonne aucune erreur car tout se voit mais offre une grande liberté, frais sans être glacé, satiné comme une robe du soir. Il prend et reflète facilement la lumière grâce à des jeux de leds. J’aime à dire qu’il est comme la trilogie d’Henry Miller, « Sexus, Plexus, Nexus ».

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Un écrin de briques blanchies

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Olivier Lapidus a voulu pour Le Félicien, situé dans un immeuble datant de 1930, et hôtel depuis 1931, à l’angle de la rue Félicien David et de la rue des Pâtures, dans le XVIè arrondissement, une façade renouvelée, bien identifiable, tout en lui gardant son allure caractéristique des années 30. « J’ai d’abord aimé le nom choisi, « Félicien », premier prénom du compositeur de musique classique du XIXè siècle David, avec sa racine latine « Félix » signifiant heureux. J’ai voulu pour lui le meilleur, le plus chic. J’ai fait blanchir les briques, étudié avec méticulosité l’éclairage pour souligner le côté majestueux du bâtiment qui, avec ses structures en T, évoque la proue d’un bateau. J’ai aussi voulu bien délimiter son territoire en reprenant les codes couleurs des parties communes. Ainsi j’ai opté pour l’anthracite dans le bas de l’immeuble, le blanc pour la structure supérieure et le « rouge Félicien » pour le garde-corps qui ceint les terrasses comme une petite couronne surplombant l’immeuble. Je lui ai donné une véritable identité et une signalétique. On le voit dès que l’on s’engage rue des Pâtures.

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Das Stue Boutique Hotel ~ Berlin

Revue et corrigée par Patricia Urquiola, l’ancienne ambassade du danemark à berlin s’est muée en étonnant boutique-hôtel. À la lisière du parc de tiergarten, das stue et son spa proposent une halte design et amusée.

TEXTE ET PHOTOS : PATRICIA PARINEJAD | TRADUCTION : ÉLODIE DECLERCK

[title maintitle= »ANIMAL HOLISTIQUE » subtitle= » »]

C’EST LE DERNIER ENDROIT À LA MODE dans la capitale allemande. Au « Salon », en danois dans le texte, on vient pour cocooner comme chez soi, avec en panoramique la verdure du plus grand parc de la ville et les animaux exotiques. « On peut admirer les spécimen du jardin zoologique voisin, comme dans un safari », explique-t-on chez Axthelm Rolvien Architekten. Il aura fallu trois ans au cabinet d’architectes pour réhabiliter ce bâtiment 1930 occupé par l’ambassade danoise jusqu’en 1978. Une fois la façade – truffée d’impacts de balles de la Seconde Guerre mondiale – rénovée, une extension moderne de six étages de béton et de verre a été conçue, assurant une transparence graphique. En chambre aussi, l’épure est de mise : « Nous avons voulu porter l’attention sur les grandes baies vitrées, point d’orgue de chaque pièce », explique Eugenia Linares du studio LVG Arquitectura. Toutes issues de la collection privée de l’un des propriétaires, les oeuvres d’art contemporain restent néanmoins omniprésentes. Le sujet ? Les animaux, bien sûr…

QUAND PATRICIA URQUIOLA REVISITE Les classiques au second degré …

Comptant parmi les espaces communs imaginés par la star du design Patricia Urquiola, le « 5 », restaurant méditerranéen étoilé depuis novembre 2013, emmené par Paco Perez sous les luminaires de Tom Dixon, et le spa de 260 m2 griffé Susanne Kaufmann. Spécialisée dans l’anti-âge, cette marque autrichienne bio dispense, au sein de trois cabines, des rituels holistiques basés sur la médecine traditionnelle chinoise. Les protocoles combinent préparations cosmétiques aux actifs de plantes ultra concentrés de la Forêt de Bregenz, au sud du lac de Constance, avec des techniques manuelles ancestrales activant certains points d’acuponcture. Un vrai voyage sensoriel au coeur de la ville.

Sous la constellation de leds du lobby en travertin, Patricia Urquiola a installé un crocodile en bronze sculpté par Quentin Garel. Comme échappés du zoo, « les animaux contrastent avec l’apparente austérité de la bâtisse », décrit la designer.

 

[infobox maintitle= »INFOS PRATIQUES » subtitle= »

79 chambres et suites

à partir de 230 € / nuit.

Label Design Hotels.

Adresse:
DAS STUE
HOTEL BERLIN TIERGARTEN
Drakestraße 1
10787 Berlin

Tél. +49 30 311 722-0.

www.das-stue.com

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La Co(o)rniche ~ Pyla Sur Mer

Fort de son succès, l’hôtel mythique La Co(o)rniche a une fois encore mandaté Philippe Starck pour imaginer 18 nouvelles chambres qui, plantées telles des cabanes sur la dune du Pyla, évoquent les maisons ostréicoles du village voisin de l’Herbe.

[title maintitle= »De l’Herbe sur la dune » subtitle= »PAR MARIE HAYON »]

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Conçu initialement comme un hôtel d’été, la Co(o)rniche ne proposait qu’un seul espace commun : le restaurant. Une extension a donc été bâtie pour recevoir un véritable salon d’hiver, un coin travail et une table d’hôtes. Le tout pouvant être privatisé. Philippe Starck a imaginé ce lieu comme s’il était chez lui. On retrouve ainsi tout ce qu’il aime le plus : une table haute, du cuir naturel et surtout une immense collection de poteries de Vallauris.

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Dans les nouvelles chambres, toujours le style Starck et ses miroirs, des murs aux plafonds. Derrière le lit, un cube comprend douche et toilettes, tandis que le lavabo, les placards et un divan se cachent au verso.

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L’une des chambres a été réquisitionnée pour abriter les deux cabines Carita, premier institut d’hôtel sans Spa de la marque. Pour compléter les soins, un bar à ongles Kure Bazaar.

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«La restauration, pour moi c’est fini. Sauf pour reprendre la Corniche… ». C’est ce qu’a affirmé William Téchoueyres à Sophie lorsqu’il l’a rencontrée, il y a 18 ans. La suite de l’histoire, on la connaît bien. Il l’épouse et, en 2008, rachète l’hôtel perché sur la dune du Pyla, qu’il veut moderniser. Le hasard d’une rencontre avec Philippe Starck chamboule son projet initial et la Corniche devient la Co(o)rniche en 2010.

Une signature « Starck » encore plus assumée dans les nouvelles cabanes de l’hôtel

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[title maintitle= »Ma cabane au fond de l’hôtel » subtitle= » »]

Les photos de l’hôtel font le tour de la planète. Le succès est immédiat, les 11 chambres sont systématiquement prises d’assaut. William et Sophie cherchent alors un moyen d’agrandir l’hôtel sans dénaturer la maison des années 30. Starck (encore lui !) leur propose de rogner sur la dune, et d’ériger 18 chambres sur pilotis, orientées vers le bassin d’Arcachon ou l’océan. Le projet est ambitieux mais leur ami designer est, une fois de plus, bien inspiré. Lambris de bois, frises arcachonnaises, épis de faîtage, bâches à rayures, etc., tout dans l’architecture des ces 9 cabanes est empreint des petites maisons ostréicoles du village de l’Herbe. Et comme si elles avaient toujours été plantées là, le calligraphe Tarek Benaoum a inscrit des phrases parfois poétiques, parfois infantiles sur leurs piliers de métal, à l’image des inscriptions que l’on retrouve après plusieurs générations sur les troncs d’arbres. Des écritures présentes aussi dans les chambres qui constituent une sorte de fil rouge tendu par Starck sur l’ensemble de l’hôtel. De même que l’on reconnaît sa patte dans la conception des intérieurs, le mobilier que l’on ne présente plus, les miroirs et cadres accrochés au plafond. Aucun doute, la star du design a mis de lui dans ces cabines aussi.

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[title maintitle= »Bienvenue chez moi » subtitle= » »]

« Ce n’est pas le plus bel endroit du bassin, c’est le plus bel endroit du monde », a fini par avouer Starck. Si bien qu’il se sent à la Co(o)rniche comme chez lui. Et a conçu le salon d’hiver installé dans la récente extension de l’hôtel comme sa propre pièce à vivre. On y retrouve des canapés en cuir naturel, un fauteuil Lou Reed (Driade), une table haute, des chaises Icon et Hudson (Emeco) en alu poli et surtout une incroyable collection de poteries de Vallauris chinée par Starck lui-même et enrichie à chacune de ses (nombreuses) visites. Rien de très déco ni de très local dans cette accumulation, mais une véritable impression d’être chez soi, ou chez un pêcheur de l’Herbe

[infobox maintitle= »La Co(o)rniche ~ Pyla Sur Mer » subtitle= »

C’est un charme différent mais tout aussi local que Philippe Starck a su créer avec ces 9 cabanes supplémentaires (18 chambres) construites sur la dune, derrière la maison principale. Chaque chambre dispose d’une terrasse de 18 m² avec transat , d’une belle vue sur le bassin ou l’océan et d’une empreinte très “starckienne”.

CHAMBRES : 9 chambres et Junior Suites dans la maison principale et 18 chambres de 45 m² dans les nouvelles cabanes. Nos préférées : les 30 et 31, à la très large vue sur l’océan et le banc d’Arguin.

PRIX : de 380 € à 780 € dans la maison et de 530 € à 795 € dans les cabanes.

TABLE : Les serveurs vêtus de polos blancs et baskets Stan Smith officient toujours dans le restaurant principal et sur la terrasse mais servent aussi désormais les convives de la grande table d’hôtes du nouveau salon d’hiver. On préfère les très bons plateaux de fruits de mer à une carte sans surprise, ni finesse.

ACTIVITÉS : institut Carita, bar à ongle Kure Bazaar, boutique. La piscine située juste devant le restaurant n’accueille que ceux qui acceptent de se donner en spectacle. Espérons que le projet de piscine devant les cabanes, à l’abri des regards, voit le jour bientôt.

ADRESSE: 46 av. Louis Gaume 33 115 Pyla-sur-Mer

Tél. : 05 56 22 72 11

WEBSITE: www.lacoorniche-pyla.com

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Le secret de Marseille ~ C2

Prenez un bâtiment de caractère, au hasard un hôtel particulier du XIXe siècle. Ajoutez-y un couple d’architectes du cru, une philosophie loin des étiquettes, une situation parfaite. Mélangez. Bienvenue au C 2, à consommer sans modération.

[title maintitle= »Un boutique-hôtel cosy et intimiste » subtitle= »PAR ÉLODIE DECLERCK – PHOTOS ADRIEN BARGIN & ÉLODIE DECLERCK »]

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L’escalier monumental en marbre a même vocation à devenir galerie d’exposition, souligne Delphine. Vous êtes ici dans un véritable lieu de vie, où la personnalisation est notre cheval de bataille. Nous travaillons sur une vraie programmation culturelle et musicale, pour que le C 2 ne soit pas un endroit figé.

 

Claire et Christian, les deux “C“ de cette histoire, ont offert une seconde vie à cet hôtel particulier en y apportant un style très contemporain, volontairement épuré et lumineux ». Sur l’impulsion du couple qui a sélectionné chaque pièce, les grands noms du design et du mobilier, Antonio Citterio, Patricia Urquiola, les frères Campana ou encore Arne Jacobsen, ont investi les vingt chambres. À chaque palier du bâtiment originel de trois étages,rehaussé d’un dernier niveau, un clin d’oeil, d’architectes à architectes : un fauteuil d’artiste différent, signé Le Corbusier, Marcel Breuer, Franck Lloyd Wright ou Mackintosh. Ça et là, des oeuvres d’art contemporain réchauffent l’atmosphère qui peut parfois sembler monacale.

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Au dehors, la Bonne Mère veille. À l’intérieur, la moquette de Guy Bargin dessine une vue aérienne de la ville, marquée d’un macaron C2 en forme de « Vous êtes ici ». Impossible de se perdre sous de tels auspices ! Voilà sans doute la raison pour laquelle on se sent comme chez soi en ces murs datant de 1860 et ayant abrité la vie d’une famille marseillaise sur plusieurs générations. Claire Fatosme et Christian Lefèvre, architectes de métier et couple à la ville, n’auraient pas pu trouver endroit plus incarné pour installer leur projet. « Leur volonté a toujours été de préserver l’âme des lieux et de redonner leur superbe aux éléments historiques tels que la hauteur sous plafond, les moulures ou plafonds à fresques angéliques, découverts en grattant sous le plâtre », explique Delphine Clemente, la directrice d’exploitation.



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[title maintitle= »Pas de faux XIXe » subtitle= »le détruit n’a pas été reconstitué, l’endommagé a été laissé visible »]

La dynamique jeune femme, issue du Radisson et du Mama Shelter, sait de quoi elle parle. « Marseille s’est beaucoup développée ces dernières années, avec l’installation de grandes enseignes hôtelières, mais il manquait un boutique-hôtel cosy, intimiste, où une clientèle éclectique faite à la fois de Marseillais et de touristes du monde entier peut se retrouver dans un espace chaleureux, pas show-off et à échelle humaine. » En témoignent les apérostapas et les brunchs qui font le plein sur la terrasse bordée de jardins verticaux. Car ici, pas question de simples murs végétaux ! Les essences plantées ont été choisies pour adoucir le côté industriel, béton, métal et verre, de la face arrière de l’hôtel particulier. Pour une escapade nature en bonne et due forme, on préfèrera néanmoins l’île privée de Degaby, à quelques encablures des côtes. Un privilège uniquement réservé aux clients du C2.

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[column][infobox maintitle= »CARNET DE SOINS » subtitle= »Au seul Spa Filorga de la ville, Nadine règne en maître et accueille en douceur. Cette esthéticienne particulièrement à l’écoute de l’âme et du corps dispense des massages du monde (balinais, suédois…) auxquels elle s’est formée et les protocoles anti-âge “Skin Perfusion” de la marque Filorga, inspirés de la médecine esthétique. Après un diagnostic de peau poussé, chaque problématique trouve son soin adapté. L’hôtel et le laboratoire ont travaillé conjointement à l’élaboration de la carte des soins pour offrir un panel varié : hydratation, anti-tâches, anti-rides, fermeté… Deux cabines seulement, pour renforcer l’intimité des lieux, un hammam, des douches chromatiques, une salle de relaxation et une vaste piscine chauffée toute en mosaïques sinuant entre les voûtes du sous-sol font de ce Spa de poche en pleine ville un endroit à l’image de l’hôtel : rare et cosy. » bg= »black » color= »white » opacity= »off » space= »40″ link= »no link »][/column]
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[infobox maintitle= »Hotel C2 ~ Marseille » subtitle= »

Voilà enfin le boutique-hôtel de luxe qui manquait à Marseille. En marge des ouvertures médiatiques de 2013, en phase avec le statut de Capitale européenne de la culture de la ville, le C2 a patiemment attendu pour prendre sa place dans le coeur des Marseillais et des touristes qui trouveront, dans ce nouveau cocon de 20 chambres un havre de calme et de design à deux pas du port.

 

CHAMBRES : 20. Nos préférées : la 21 et la 44, pour une vue sur Notre-Dame de la Garde.

PRIX : à partir de 169 € la nuit.

TABLE : pas de restaurant, mais un roomservice très correct et un service de tapas le soir au bar-lounge.

ACTIVITÉS : Spa Filorga de 2 cabines, Hammam, Piscine intérieure creusée en sous-sol, brunchs, galerie d’exposition et animations musicales.

ADRESSE: 73 cours Pierre Puget / 48 rue Roux de Brignoles 13006 Marseille

Tél. : 04 95 05 13 13

WEBSITE: www.c2-hotel.com

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[res_map address= »Hotel C2, 48 rue Roux de Brignoles, 13006 Marseille, France » zoom= »14″ directionstext= »Directions »]

 

L’Hotel Version Maquis ~ Bonifacio

Sur les flancs d’une colline du golfe de Santa Manza, l’hôtel Version Maquis change les perspectives en offrant une Corse sauvage et préservée. Depuis les terrasses, l’horizon sans béton chaperonne la rencontre d’une végétation flamboyante et d’une Méditerrannée secrète.

Pour plus d’intimité, l’hôtel ne compte que huit suites, toutes tournées vers le maquis et la Méditerranée

[title maintitle= »Bonifacio entre mer et machja » subtitle= »PAR JUDITH JULL – PHOTOS JUDITH JULL & FELICIA SISCO »]

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Derrière le machja (maquis en Corse), la petite plage de Canetto, peu connue des touristes, est à quelques minutes de buggy de l’hôtel qui envisage d’y installer une paillote pour ses clients.

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Amore piattu, murza ou scopa ? En adoptant le nom de fleurs du maquis, les suites plantent le décor d’un hôtel discret, respectueusement intégré dans le paysage vierge. Le nouveau quatre-étoiles surplombe des hectares de végétation brute à peine troublée par des sentiers de randonnée et ces typiques baracuns, abris de pierre rustiques. Toute la conception a été basée sur cet environnement. D’emblée, c’est la volonté de ne pas dénaturer qui transparaît : l’architecte a opté pour quatre bâtiments bas, couleur terre. Ensuite on perçoit l’hommage permanent à la région avec des produits d’accueil à la verveine, des parfums d’ambiance rappelant les senteurs du sud de l’île, un toit végétal planté d’immortelles ou encore une valorisation du savoir-faire local au menu du petit-déjeuner et du snacking. Tout offre une résonance au nom du lieu, Version Maquis, jusqu’aux cartouches de fusil qui accompagnent les clés et sur lesquelles cette signature est frappée.

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[title maintitle= »Un univers presque masculin » subtitle= » »]
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Alexandra Alesandrini, qui dirige l’hôtel avec son compagnon, a souhaité créer un lieu chaleureux, intimiste et épuré. « Je désirais qu’il soit moderne sans être excessivement design. Il fallait que ça ne soit pas trop chargé, un univers presque masculin. Je ne voulais surtout pas que cela ressemble à une bonbonnière », explique la propriétaire dont l’imaginaire était nourri par les images d’un hôtel balinais qui l’avait marquée. Seul tableau dans les espaces, celui peint par sa mère. Le reste est majoritairement l’oeuvre de Roche Bobois. La maison française a pensé jusqu’aux placards des chambres en renforçant la tonalité des lieux : sobre et élégante. À chaque suite, son identité propre. Sur une base commune de parquet vintage et murs blancs, chacune se distingue tantôt par une couleur, tantôt par des luminaires griffés Tom Dixon ou Flos.


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Depuis la piscine à débordement, une vue exceptionnelle sur le maquis en panoramique.

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[title maintitle= »Loin de l’effervescence » subtitle= » »]

Autour de la piscine à débordement, les espaces de détente et de restauration arborent les lignes pures du mobilier d’extérieur Unopiù. En jouant la carte de la convivialité sans verser dans la promiscuité, ce cocon central est aux dimensions de la capacité d’accueil : quelques transats, quelques tables. Et par-delà la richesse de l’hospitalité et des multiples attentions, c’est sûrement dans l’absence que le luxe de l’hôtel se révèle : pas de foule, pas de bruit, pas de construction, juste de la verdure, de l’eau. À une heure trente de vol de Paris, et quelques kilomètres d’une Corse effervescente les mois d’été, une détente Version Maquis.

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[infobox maintitle= »Version Maquis » subtitle= »

Bonifacio / Corse

Intimiste, ce quatre-étoiles ouvert au printemps 2014 est situé à 10 minutes du centre de Bonifacio et 20 minutes de Porto Vecchio. Au coeur du maquis, les suites sont réparties sur quatre bâtiments avec toit végétal ou tuiles de cèdres rouges pour une intégration maximale. L’espace commun s’articule autour d’une piscine à débordement de 8 mètres sur 8.

CHAMBRES : 8 suites. Notre préférence va à la 2, elle surplombe le lieu, avec une baie vitrée sur deux murs. Dans la catégorie supérieure, la 4 permet de profiter au maximum de l’environnement sauvage.

PRIX : à partir de 130 € la nuit en suite junior.

TABLE : pas de restaurant mais une charmante salle de petit-déjeuner avec une impressionnante table composée d’une tranche de bois de 6 mètres de long, ramenée de Java. Snacking proposé avec des produits régionaux de 11h à 20h.

ACTIVITÉS : Transfert à la plage de Canetto en buggy, soins Spa en chambre, location de bateau

ADRESSE: Lieu dit Canetto-Pertuso, 20169 Bonifacio

Tél. : 04 95 71 05 30

WEBSITE: www.hotelversionmaquis.com

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[res_map address= »Hotel Version Maquis, Lieu dit Canetto-Pertuso, 20169 Bonifacio » zoom= »8″ directionstext= »Directions »]

Lodge at The Hills ~ Nouvelle Zélande

C’est une sorte de livre à l’envers que Michael Hill, entrepreneur néo-zélandais ayant fait fortune dans la joaillerie, a écrit sur ce terrain d’Arrowtown, non loin de Queenstown.

Par Alexandra Laugier

[title maintitle= »Art et art de vivre » subtitle= » »]

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Féru de golf et d’architecture, il y a tout d’abord construit un très beau parcours assorti d’un Club House signé par l’architecte Andrew Patterson, qui recevra pour celui-ci le prestigieux New Zealand Institute of Architect Supreme Award en 2008. Collectionneur d’art contemporain, et notamment d’oeuvres monumentales, il ponctue ensuite chacun des 18 trous d’une de ses réalisations. Manquait alors un hébergement pour ceux qui souhaitaient profiter quelques jours de ce musée à ciel ouvert. Chose faite en mai dernier. C’est cette fois au cabinet d’architecture Crosson Clarke Carnachan Chin, que la famille Hill a fait appel pour concevoir cette grande maison, à la fois contemporaine et chaleureuse. La nature flamboyante cerclée de massifs enneigés aurait naturellement dû donner lieu à un traditionnel chalet de bois. Mais c’était sans compter sur l‘esprit frondeur des propriétaires qui ont choisi la tôle ondulée et le zinc pour bousculer les codes architecturaux de la région. Or, cet esprit industriel s’éteint doucement dès la porte d’entrée franchie, pour laisser s’illuminer un univers luxueux et confortable. Les matériaux sont nobles, les pièces vastes, les cheminées surdimensionnées, les canapés italiens profonds,les tableaux d’artistes aux cotes culminantes s’exhibent sur chacun des murs.

[title maintitle= »Une maison de vacances dotée d’un service de palace » subtitle= » »]

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Conçu comme une maison particulière de 1 300 m2, comprenant 6 chambres et salles de bains, le lodge se loue dans sa globalité avec à la clé, un service hôtelier digne des plus grands hôtels. Une hôtesse est à votre service 24 h sur 24 pour rendre possibles tous vos désirs et organiser vos journées et déplacements en voiture ou hélicoptère. Côté repas, c’est un chef privé qui officie matin, midi et soir dans la grande cuisine ouverte. Passionné, il se sent investi d’une mission : mettre en avant les richesses de sa région qu’il va lui-même dénicher chez ses petits producteurs. Et parce qu’il n’y a pas d’art de vivre néozélandais sans bon vin, la cave de la maison regorge des meilleurs crus et jouxte une véritable salle de dégustation.

[button content= »Découvrir la Nouvelle Zélande » color= »black » text= »white » url= »https://hoteletlodge.fr/decouverte/nouvelle-zelande-grandeur-nature/ » openin= »_self »]

[infobox maintitle= »Lodge at The Hills ~ Arrowtown / NZ » subtitle= »

Villa hôtelière de 1 300 m², le Lodge se loue dans son ensemble pour minimum 3 nuits. Son architecture industrielle, ses matériaux irréprochables, son intérieur ultra contemporain et sa situation sur l’un des plus beaux golfs du pays à seulement 20 minutes de Queenstown, en font un lieu unique en Nouvelle-Zélande. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un hôtel au sens classique du terme, vous bénéficierez ici de tous les services d’un palace, avec hôtesse disponible 24h/24 et chef privé qui s’adapte à vos goûts et envies à chacun des repas.

GROUPE : Micheal Hills

CHAMBRES : 6 (soit jusqu’à 12 personnes) : 3 suites au rez-de-chaussée et 3 suites au 1er étage dont la Suite n°1, notre favorite, avec son panorama à couper le souffle.

PRIX : forfait minimum pour 3 nuits : 56 000 € pour 12 personnes comprenant la location du lodge, repas, transferts aéroport, golf illimité, voiturette de golf et Range Rover Sport à disposition, conciergerie 24h/24 et ménage. À partir de 5 nuits, transferts hélicoptère offerts.

TABLE : préparée sur place par un chef étoilé, une cuisine légère et parfumée à base de trésors endémiques aux consonances maoris.

ACTIVITÉS : golf 18 trous, tennis sur gazon, piscine, Spa, fitness, cave et dégustation de vins.

ADRESSE: McDonnell Road, Arrowtown New Zealand

Tél. : +64 3 442 0502WEBSITE: www.thehills.co.nz

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[res_map address= »Lodge at The Hills, McDonnell Road, Arrowtown, New Zealand » zoom= »13″ directionstext= »Directions »]

The Edition ~ Londres

Ian Schrager, associé au groupe Marriott, a inauguré à Londres le deuxième opus de l’enseigne The Edition. Une pierre de plus à l’édifice du Maître des « boutiques hôtels ». The last but not the least.

PAR ALEXANDRA LAUGIER | PHOTOS NIKOLAS KOENIG & SACHA LAUTER

[title maintitle= »Repaire au coeur vibrant » subtitle= » »]

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Un décor sobre et faussement classique pour masquer quelques notes subversives

Après avoir ouvert The Edition Istanbul en 2011, Ian Schrager investit l’ancien hôtel Berners, connu au début du XXe siècle pour ses soirées animées du quartier londonien de Fitzrovia. Initiateur du concept de boutique-hôtel aux États-Unis dans les années 1980 avec le Morgans Group, puis dans la capitale britannique au début des années 2000 (Sanderson, St. Martins Lane), il prouve aujourd’hui à quel point il en maîtrise les codes : décor élégant et singulier, service sur mesure, ambiance à la fois douce et festive. La formule fait recette et sera déclinée aux quatre coins du monde… jusqu’à Paris en 2017.

[title maintitle= »Douceur et décadence » subtitle= » »]

Mobilier et parements en chêne aux accents scandinaves, plaids en fausse fourrure, assises en velours, éclairages tamisés, salles de bains immaculées, photos signées Hendrik Kerstens librement inspirées des portraits de Johannes Vermeer, confèrent aux chambres une atmosphère feutrée. À la nuit tombée, l’hôtel se métamorphose. Le lobby victorien surplombé d’une sphère en argent poli d’Ingo Maurer se mue en bar bouillonnant où le tout Londres bienné se retrouve pour un verre. La soirée se poursuit au restaurant paré de 200 cadres baroques, où le chef multi-étoilé Jason Atherton réinvente avec brio une cuisine très british, à des années-lumière de nos a priori. Le Punch Bar, aux cocktails inédits, donne rendez-vous aux plus sages, tandis que le club (très) privé en soussol invite à prolonger la nuit sur des rythmes endiablés. C’est certain, l’Edition compte bien être à la hauteur de la réputation de son ancêtre et faire vibrer le coeur de la ville.

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[infobox maintitle= »The Edition ~ Londres / U.K » subtitle= »

Outre sa situation parfaitement centrale, The Edition est, depuis son ouverture en septembre dernier, The place to be dans la capitale. Il y règne certes une joyeuse ambiance, mais c’est surtout la qualité des chambres et du service qui en font un futur hôtel incontournable. Une vue sur Londres et la BT Tower, du bois chaleureux, des plaids en fausse fourrure, des lumières tamisées, et un luxe que l’on retrouve dans chaque détail : tout ici donne très envie de rester dans sa chambre.

GROUPE : Edition Hotels / Marriott.

CHAMBRES : 172 chambres et suites, et une penthouse de 195 m² avec terrasse circulaire.

PRIX : à partir de 350 € la nuit. Nos préférées : les “Loft” et “Suite loft” avec petit salon.

TABLE : Le restaurant Berners Tavern mérite vraiment le détour. Tant pour son décor que pour son assiette élaborée par Jason Atherton, l’un des chefs les plus en vue actuellement à Londres, qui revisite les grands classiques britanniques. Le Punch Bar, dans un style de club anglais est parfait pour des rendez-vous plus discrets.

ACTIVITÉS : fitness, night-club privé.

ADRESSE: 10 Berners Street, W1T 3NP Londres, Grande Bretagne

Tél. : +44 (0)20 7781 0000

WEBSITE: www.edition-hotels.marriott.com/london

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[res_map address= »The Edition Hotel, 10 Berners Street, W1T 3NP London » zoom= »13″ directionstext= »Directions »]

Alila Jabal Akhdar Oman ~ Rose des sables

Mirage du désert ? Gageure architecturale et logistique, plutôt. Après plus de deux ans de labeur, le premier cinq-étoiles aux égards écologiques ouvre ses portes sur la péninsule arabique, respectant les préceptes drastiques de Mark Edleson, fondateur du groupe Alila.

[title maintitle= »Prouesse architecturale  » subtitle= »pour oasis minérale »]

Un soleil lactescent se lève sur les montagnes de l’Hajar, en panoramique. Dans quelques heures, il inondera de lumière et de chaleur le plateau du Djebel Akhdar, suspendu à 2 000 mètres d’altitude. Comme surgie du sable et des roches millénaires, une construction éco-design, parfaitement intégrée au paysage accidenté, offre une ombre salutaire. Nous sommes à deux heures de Jeep de la capitale Mascate, au coeur de la “Montagne verte” (en arabe dans le texte).

 

Réputée pour ses roses parfumées qui en tapissent les flancs au printemps, c’est l’une des régions les plus spectaculaires et inexplorées du pays. Il était donc fondamental d’en perturber a minima l’équilibre et la beauté. Pari tenu : nommé “Projet durable de l’année 2014“ et unanimement salué par les juges du Prix de la Construction Omanaise, Alila Jabal Akhdar Resort tient le haut du pavé en termes de respect de l’environnement. Un défi hors norme Des matériaux de construction à la gestion de l’eau en passant par la réduction des déchets, le resort a immédiatement affiché son ambition de devenir le premier du Sultanat à obtenir la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). Ce label américain, équivalent de notre H.Q.E, évalue les bâtiments à haute qualité environnementale selon des critères d’efficacité énergétique, de consommation d’eau, de chauffage, d’utilisation de matériaux à provenance locale et de valorisation de leur surplus. « La plupart des matériaux proviennent d’un rayon de 800 kilomètres, mais c’est finalement l’emplacement, au sommet de la montagne, qui a présenté le plus grand défi logistique. Rien n’est simple ici. Il n’a pas suffi de tourner un interrupteur ou un robinet pour que tout fonctionne.

Cela a demandé une planification extrême et minutieuse de toutes les ressources nécessaires à ce fabuleux projet, y compris des hommes puisque plus de 500 ouvriers et artisans ont travaillé sur ce site de trois km2», explique Craig Fyall, maître d’oeuvre chez HLG, le constructeur mandaté par l’agence gouvernementale pour le développement du tourisme. « Nous avons réutilisé le même matériau, encore et encore, tant que possible. Les débris de béton ont par exemple servi pour stabiliser le sable afin de minimiser la poussière lors de la construction. Toutes les façades du bâtiment, soit 13 000 m2 au total, sont en pierres naturelles, qui avaient été excavées lors des fondations », souligne Ammar Al Kharusi, chef de chantier.

En écho à l’extérieur, l’architecture intérieure imaginée par l’agence thaïlandaise P49 Deesign mixe elle aussi tradition, rappel constant à la nature et esprit contemporain minimaliste. Dans les chambres et suites déployées sur deux étages, l’histoire du pays se mâtine d’une modernité évidente. Saud Al Hunaini et Juma Al Harthy, deux artisans locaux, ont passé de longs mois à sculpter à la main les éléments d’un décor ouvrant une véritable fenêtre sur la culture omanaise. En tête de lits courent des branches de genévriers stylisées tandis que des roses ciselées dans le bois renvoient, en fil conducteur, à ce miracle botanique de la région. Et puisque Mark Edleson et son groupe Alila s’attachent à « créer des expériences authentiques et mémorables, pas seulement des souvenirs », on n’hésite pas à sortir de la chambre pour expérimenter. Bingo, un trek vers les plantations en terrasses, avec visite de distillerie d’eau de rose aux vertus médicinales et de fabrique de confitures de roses, a été concocté sur mesure. Alors mignonne, allons donc voir…

78 chambres et suites, à partir de 215 € la nuit. Restaurant The Rose Lounge. Spa Alila avec soins bio déclinés autour de la rose et de la grenade.

Label Design Hotels. www.alilahotels.com

[res_map address= »23.14299, 57.53195″ zoom= »6″ directionstext= »Directions to Alila Jabal Akhdar resort »]

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[button content= »Archives > The Place » color= »black » text= »white » url= »https://hoteletlodge.fr/rubriques/the-place/ » openin= »_self »]

J.K Place ~ La Grande Bellezza

À quelques encablures de la place d’Espagne et des boutiques de luxe de la Via Condotti, le J.K. Place Rome, membre de The Leading Hotels of the World, nous plonge dans un univers design à l’élégance vintage, imaginé par le célèbre architecte florentin Michele Bönan.

Un univers masculin, inspiré du film A Single Man de Tom Ford, mais aussi de Marcello Mastroianni. Un mix éclectique des années 60. Un air de Dolce Vita.

C’est dans une ruelle étroite, où les voitures peuvent à peine se faufiler, que l’élégante enseigne J.K. Place, déjà présente à Florence et à Capri, a ouvert son adresse romaine. À l’abri des regards, caché derrière des stores vénitiens, l’hôtel a des allures de maison privée. Une discrétion qui a séduit Matteo Renzi, le nouveau premier ministre italien, hôte des lieux quelques semaines avant son intronisation. Mais c’est un autre Italien que l’on s’attend à voir assis nonchalamment sur l’un des grands canapés aux lignes scandinaves encadrés d’imposants bustes en plâtre, clin d’oeil à la Rome antique.

Dans le lobby éclectique et foisonnant, où la lumière crue irradie à travers la verrière, on rêverait de croiser Marcello Mastroianni, en costume sombre impeccable, l’air un peu las derrière ses lunettes. Cet idéal masculin a inspiré Tom Ford pour son film A Single Man, dont l’esthétique ultra-léchée a nourri la créativité de Michele Bönan. Pour cet opus romain, l’architecte florentin a joué avec la géométrie des années cinquante, les courbes et les couleurs des années soixante en y apportant des touches Art déco.

On les retrouve notamment sur les splendides panneaux en opaline noire grillagés d’or de la réception. Desservies par un ascenseur-salon, doté d’un irrésistible sofa, les chambres séduisent par leur belle simplicité et leur atmosphère apaisante. La Ville Éternelle est omniprésente à travers des photos d’architecture. En gris “Dior” ou en vert émeraude, chaque chambre arbore un lit majestueux et immaculé, certains surmontés d’un baldaquin. Leur douceur doit beaucoup aux jeux de lumières des lampes dessinées par Michele Bönan pour Estro qui se reflètent dans les nombreux miroirs. Élégantes, les salles de bain en marbre de Carrare sont réchauffées par un parquet vernis en teck.

Dans ce décor où le raffinement est pensé dans les moindres détails, l’atmosphère décontractée doit beaucoup au personnel, charmant et efficace. À l’été, une terrasse devrait voir le jour pour parfaire ce nouvel écrin. Posée sur le toit, embrassant le Tibre et l’Ara Pacis, elle sera, à n’en pas douter, le lieu idéal pour rejouer la Dolce Vita le temps d’un apéritif.

Publié dans Hotel & Lodge numéro 77

[infobox maintitle= »CARNET DE VOYAGE » subtitle= » » bg= »black » color= »white » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

[accordion]
[item title= »Y aller »]La Cie Vueling effectue des vols directs Paris Orly – Rome Fiumicino à raison de 26 fréquences par semaine à partir de 49,99 € pour un aller simple.

Tél. : 0 899 232 400.

www.vueling.com[/item]
[item title= »Informations & Réservations »]The Leading Hotels of the World.

Tél. : 00 800 2888 8882.

www.lhw.com[/item]
[item title= »Bonnes Adresses »]Derrière l’hôtel, la piazza San Lorenzo in Lucina abrite l’une des plus agréables terrasses de Rome, celle du café Ciampini, idéale pour lire le journal au soleil comme les Romains ! ciampini.com Ouvert il y a moins d’un an Via Tomacelli, presque à l’angle du J.K. Place, La.Vi. (Latteria & Vineria) est l’un des bars branchés du moment. On y va autant pour un brunch que pour faire la fête dans un superbe décor.

www.la-vi.it[/item]
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[infobox maintitle= »J.K Place » subtitle= »

ITALIE / ROME

Le J.K. Place fait souffler un vent de nouveauté sur Rome, où les hôtels de luxe sont parfois un peu guindés. L’atmosphère chaleureuse, très “maison privée”, de ce nouveau 5 étoiles doit autant aux petites attentions du personnel qu’au très chic décor vintage imaginé par Michele Bönan. Inspiré par les lignes aériennes du mobilier années 50 et les couleurs joyeuses des sixties, l’architecte florentin a réussi le pari de marier les époques et les styles avec une grande élégance. S.C.

GROUPE : J.K. PLACE

LABEL : The Leading Hotels of the World.

CHAMBRES : 30

PRIX : à partir de 400 € la chambre.

TABLE : le J.K. Cafe propose une cuisine savoureuse et informelle entre burgers d’inspiration US et pâtes traditionnelles romaines, le tout fait maison.

ACTIVITÉS : bibliothèque d’ouvrages d’art.

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[button content= »RÉSERVER » color= »black » url= »https://www.jkroma.com » openin= »_blank »]

J.K Place Roma
Via di Monte d’Oro 30,
00186 Rome
Tel : + 39 06 98 26 34
www.jkroma.com
[res_map address= »J.K Place, Via di Monte d’Oro 30, 00186 Rome » zoom= »15″]

Texte : Sarah Chevalley | Photos : Massimo Listri

Le Sahrai ~ Maroc

Premier palace contemporain indépendant de Fès, le Sahrai souffle un vent nouveau sur la capitale spirituelle marocaine. Avec ses espaces imaginés par Christophe Pillet, très prisés par l’intelligentsia fassie, l’endroit à peine ouvert est déjà devenu the place… to be.

[infobox maintitle= »L’autre Riad » subtitle= »Par Élodie Declerck – Photos Véronique Mati » bg= »white » color= »black » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

À première vue, le Sahrai joue les antagonistes. Le nouveau cinq-étoiles décrit par l’architecte Christophe Pillet comme « contemporain sans être outrageusement design », vient d’ouvrir ses portes à l’orée de Dhar Mahraz, un quartier défavorisé de Fès, où il ne faisait guère bon s’aventurer il y a encore quelques années. Décider d’y établir un hôtel de luxe, qui plus est excentré de la médina labyrinthique, relevait donc du pari insensé. C’était compter sans l’ambition visionnaire du jeune homme d’affaires fassi Anis Sefrioui, qui a entrevu dans la réhabilitation du quartier par les autorités municipales une formidable opportunité. “La Mezzanine”, restaurant-lounge branché surplombant les remparts et le jardin Jnan Sbile, c’est lui, “Maison Blanche” à Fès puis à Casablanca, lui encore. Avec son père, l’architecte Chakir Sefrioui, propriétaire du Riad Fès, il fait résolument partie de ceux qui font bouger la ville. Attentif aux détails et au service, le trentenaire a, durant sept week-ends d’affilée, invité quelques dizaines d’influents de tout le pays à venir tester l’établissement afin de recevoir critiques et opinions. Père et fils pèseront aussi de tout leur poids pour faire aboutir le projet de golf en contrebas, qui devrait apporter une valeur ajoutée notable, et pour faire cacher d’un mur végétal l’enceinte du centre commercial venu s’implanter, témoin du nouvel essor du quartier.

[infobox maintitle= »Une transcription traditionnelle du loft » subtitle= »par l’architecte Christophe Pillet » bg= »white » color= »black » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

À la manoeuvre côté architecture et décoration, Christophe Pillet, qui avait orchestré l’extension du Riad Fès en 2011. Ici encore, le Français a sublimé le savoir-faire des artisans locaux. Toute la richesse ornementale des lieux se révèle à travers leur travail minutieux sur les marbres, bassins de zelliges, stucs sculptés, dinanderies et céramiques et, en fil conducteur, « pour créer une unité intérieur-extérieur », la pierre naturelle calcaire de Taza qui, en fonction de la luminosité, déploie des camaïeux d’ocre et de gris. « On est dans une narration contemporaine qui intègre le patrimoine, sans tomber dans le pastiche », souligne l’architecte. Avec ses hautes baies vitrées cerclées de métal, ses volumes dégagés et ses angles marqués, la structure du bâtiment va jusqu’à titiller la définition du loft « tout en gardant une certaine intimité ».

Entre tradition et modernité, le Sahrai se joue des codes et ne connaît pas la concurrence. Ni riad ni resort, il mise sur le côté différenciant des boutiqueshôtels : une architecture originale, un hébergement à taille humaine de 50 chambres et une situation géographique prisée. Perché sur une colline à l’ombre du contre-Atlas, l’hôtel domine la plus grande médina du monde arabe. À son pied, la porte sculptée de Bab Jdid fait la jonction entre le bouillonnement de la Fès séculaire et les immeubles immaculés de la Ville Nouvelle. Un peu plus loin, le Mellah, le Palais royal et le chant des muezzins. Quand, le soir venu, les grandes arcades rappelant l’ancien palais d’été du maréchal Lyautey, s’illuminent de lanternes de cuivre et que la jeunesse fassie se presse sur le roof-top, on se réjouit qu’un peu de faste et de magie, “sahrai” en marocain, soient de retour en ces lieux.

[infobox maintitle= »Spa Givenchy » subtitle= »Premier d’Afrique du Nord, le Spa du Sahrai est (seulement) le quatrième griffé par Givenchy à l’international. Après le Mirador Kempinski en Suisse, le Touessrok sur l’île Maurice et les Trois Tilleuls au Québec, la marque du groupe LVMH n’avait pas misé sur un Spa hôtelier en dehors de la France depuis une dizaine d’années. Comme d’habitude conçu par l’architecte d’intérieur Patrick Ribes, il décline une boutique tout en noir et blanc et cinq cabines de soins où les moucharabiehs laissent filtrer la lumière, élément essentiel des protocoles Givenchy. Le sous-sol est entièrement aménagé en sept vastes salles de hammam et une salle de relaxation, que l’on regrette aveugle cependant. Heureusement, on peut toujours gagner les abords de la petite piscine intérieure en zelliges émeraude si typiques de Fès. » bg= »black » color= »white » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

[infobox maintitle= »Sahrai ~ Maroc / Fès » subtitle= »Infos Pratiques

Premier palace contemporain indépendant de Fès, le Sahrai a les défauts de sa jeunesse fougueuse. Le somptueux travail d’orfèvre des artisans fassis et le service attentif plein de bonne volonté compensent heureusement les finitions et l’insonorisation qui laissent à désirer. Sa situation, juchée sur un promontoire du quartier défavorisé de Dhar El Mehraz, qui fait la jonction entre Médina et Ville Nouvelle, offre un panorama exceptionnel sur le Mellah (quartier juif) et le Palais royal. Idéal pour se retirer de l’effervescence de la capitale spirituelle du pays.

CHAMBRES : 50. On préfère les standards, avec leurs salles de bains en cube de verre, aux Junior Suites où les télévisions sont disposées au milieu de la pièce : dommage. Nous vous recommandons les n°204, 306 et 312.

PRIX : à partir de 140 € la nuit (en soft opening jusqu’en octobre).

TABLE : Relais de Paris (cuisine française) et Amaraz (traditionnel). Coup de coeur pour le couscous tfaya et l’assortiment d’entrées marocaines.

ACTIVITÉS : Spa Givenchy avec hammam de 7 salles en sous-sol, grande piscine extérieure, bar en roof-top, court de tennis, ateliers d’artisanat (dinanderie, poterie…)

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Hôtel Sahrai
Bab Lghoul, Dhar El Mehraz 30 000 Fès, Maroc
Tél. : +212 (0)535 940332
www.hotelsahrai.com

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[res_map address= »34.043509,-4.991647″ zoom= »9″ directionstext= »HOTEL SAHRAI, Bab Lghoul, Dhar El Mehraz 30 000 Fès, Maroc »]

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Zash ~ Sicile

Planter un cube de verre dans un parc d’arbres fruitiers tout en mettant à l’honneur les vieilles pierres et l’histoire viticole d’une maison familiale, c’est le défi remporté par le Zash, boutique-hôtel de 9 chambres de la côte est sicilienne.

[infobox maintitle= »En toute transparence » subtitle= »Par Paul-Andrématoret » bg= »white » color= »black » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

Seul un membre de la famille propriétaire, impliqué dans l’histoire de ce manoir séculaire pouvait s’autoriser à y injecter tant de modernité. C’est donc la designer Carla Maugeri, issue de la lignée détentrice des lieux depuis les années 1930, et son partenaire architecte Antonio Iraci, qui ont entrepris de restaurer la maison familiale en y extrayant sa substantifique moëlle et en l’ouvrant sur l’extérieur. Le résultat est probant, la vieille dame en robe rouge garde son caractère bien trempé.

Mobilier contemporain aux lignes épurées et pierre volcanique grisée laissent le premier rôle à la verdure environnante

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[infobox maintitle= »L’esprit cabane contemporaine » subtitle= » » bg= »white » color= »black » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

Si le Zash était initialement une propriété viticole, le raisin a laissé place aux agrumes dans les années 1960. Depuis, les arbres fruitiers inondent le parc et leurs parfums se répandent jusqu’à l’intérieur de la maison. C’est cette Sicile-là que Carla et Antonio ont souhaité faire vivre aux hôtes de passage. Pas étonnant que le lieu se définisse d’ailleurs comme un “Country boutique hotel”. Conçues telles des cabanes de verre, deux suites (dont une spa-room) ont ainsi été plantées au coeur des jardins pour une communion totale avec cette nature, si typiquement sicilienne. Même les intérieurs, extrêmement épurés, parés de couleurs claires par des éditeurs italiens, savent s’effacer pour laisser le premier rôle à la verdure.

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[infobox maintitle= »Un point de vue sur la Sicile » subtitle= » » bg= »white » color= »black » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

Tonalités identiques et même ambition pour les chambres du manoir. Au nombre de quatre, elles occupent le premier étage, surplombant les orangers, citronniers, clémentiniers avec pour ligne d’horizon le golfe de Taormine. La plus grande suite se prolonge quant à elle d’une vaste terrasse offrant une vue imprenable sur l’Etna. Les amoureux de vieilles pierres ne sont pas lésés puisque les anciennes caves à vin ont été converties en chambres où se marient univers minéral et décoration contemporaine. Leurs hôtes pourront eux aussi faire une plongée en pleine nature grâce au spa, posé en toute transparence dans les jardins.

[infobox maintitle= »INFOS PRATIQUES » subtitle= »

9 chambres et suites, à partir de 150 € la nuit.

LABEL: Design Hotels.

ADRESSE: Strada Provinciale 2/I-II n.60, 95018 Archi – Riposto – CT – SICILIA

RESERVATIONS: www.zash.it

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[res_map address= »37.70841,15.19969″ zoom= »9″ directionstext= »Directions to Zash Hotel, Strada Provinciale 2/I-II n.60
95018 Archi – Riposto – CT – SICILIA »]
Par Paul-Andrématoret – Photos Alfio Garrozzo

Sans Souci ~ Vienne

La capitale autrichienne marie parfaitement héritage néobaroque et codes contemporains, tout en y injectant un soupçon de transgression. Il n’en fallait pas moins à l’équipe de Philippe Starck pour concevoir le Sans Souci.

PAR ALEXANDRA LAUGIER – PHOTOS JO PESENDORFER

[title maintitle= »Valse viennoise réorchestrée » subtitle= » »]

77- le sans souci vienne_00À première vue, il s’agit d’un bâtiment classique, une façade blanche immaculée étrangement réveillée par des illuminations et des tentures prune – un brin kitch avouons-le. D’autant que nous sommes sur Burggasse, au coeur de ce que nous appellerions en France un quartier typiquement “bobo”. Érigé au milieu du XIXe siècle, l’immeuble fut tour à tour hôtel, centre administratif puis siège de l’occupation américaine, ou encore caisse de retraite pour être finalement laissé à l’abandon quelques années plus tard. C’est en 2010 que Norbert Winkelmayer décide de lui redonner de sa superbe et sa fonction initiale : un hôtel de luxe.

Mariage judicieux de design et baroque au coeur d’un nouveau quartier branché

[title maintitle= »Les détails sont la perfection » subtitle= » »]

Deux ans et demi de travaux plus tard, les signes ne trompent pas dès le lobby : nous sommes bien dans l’univers de Philippe Starck, ou chez un de ses fervents admirateurs. Tabourets Bonze, banquettes capitonnées et éléments baroques conjugués au présent ; l’âme du designer est là. C’est en effet David Archer de l’agence d’architecture Yoo, fondée par le Français et John Hitchcox en 1999, qui a signé le décor. Une patte que l’on retrouve sans équivoque dans les 63 chambres et suites, adoucie par une sélection de mobilier scandinave et italien parfaitement juste, et bousculée par des lithographies de Roy Lichtenstein ou des photos de l’extravagant Hubertus von Hohenlohe. Mais ne nous méprenons pas, le lieu n’est pas pour autant un simple exercice de style à l’honneur de Maître Starck. Le Sans Souci est un vrai bel hôtel, luxueux et chaleureux. Chacune des chambres jouit d’une très grande hauteur sous plafond, donnant une impression d’espace, même à la plus petite d’entre elles (25m²), la literie y est irréprochable et les salles de bains sont intelligemment conçues. Mais ce sont surtout dans les détails que l’établissement marque sa différence et tout son intérêt. Tout y est doux, fluide, sans grande ni mauvaise surprise. Une jolie valse… revigorée par quelques notes de rock.

[infobox maintitle= »CARNET DE VOYAGE » subtitle= »

Idéalement situé au coeur du Vienne artistique, le Sans Souci ravira les passionnés d’art qui pourront (re)découvrir le Palais Impérial bien sûr, mais aussi le complexe culturel du MuseumsQuartier, à deux pas. Sur 60 000 m², il regroupe le Musée d’Art Moderne (Mumok), la Kunsthalle et le Musée Léopold. Tous sont consacrés aux arts moderne et contemporain.

Renseignements, programmations et réservations:

www.austria.info/fr et www.wien.info/fr

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[infobox maintitle= »Le Sans Souci ~ Vienne / Autriche » subtitle= »

L’arrivée au Sans Souci peut effrayer un peu. Le lobby n’est certes pas un modèle de raffinement. Mais on se ravise très vite une fois arrivé dans les chambres. Même la plus petite est lumineuse, élégante et agréable : une décoration épurée mais pas froide, une architecture viennoise mais pas désuète, une literie parfaite et des salles de bains spacieuses, un éclairage bien dosé. Toutes sont dotées d’un large bureau et de fauteuils profonds permettant de travailler avec aisance ou de flâner confortablement.

GROUPE : Sans Souci Group.

LABEL : Preferred Boutique.

CHAMBRES : 63 chambres et suites de 25 à 70 m². Une favorite : les Junior suites. Et préférer la “Luxury” à la “Luxury Extended” pourtant plus chère. Éviter la “Luxury Room” du premier étage qui pâtit d’une vue sur les bouches d’aération.

PRIX : à partir de 229 €.

TABLE : Le chef René Pichler du restaurant La Veranda propose une cuisine légère et créative. Le Bar à champagne sert de la finger food dans un décor très baroque.

ACTIVITÉS : Spa, déjà référence à Vienne, avec soins exclusifs Vinoble à base de raisin. Fitness, piscine de 20 mètres qui en fait la plus grande piscine couverte de la capitale.

ADRESSE: Museumstrasse 1, 1070 Vienne, Autriche

Tél. : +43 (1)522 25 20

RESERVATIONS: www.sanssouci-wien.com

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[res_map address= »Hotel Sans Souci, Museumstrasse 1, 1070 Vienne » zoom= »14″ directionstext= »Directions »]

Memmo Alfama ~ Lisbonne

Au détour d’une ruelle de l’Alfama, quartier le plus ancien de Lisbonne, on découvre avec enchantement le Memmo. Dominant toutes les coupoles d’églises et de couvents, voici le poste d’observation idéal pour contempler le fleuve et le ciel changeant.

PAR SABINE BOUVET – PHOTOS MANUEL ZUBLENA

[title maintitle= »Un balcon sur le Tage » subtitle= » »]

Partir à Lisbonne, c’est larguer les amarres. Le temps d’un week-end, on pose ses bagages à bord du Memmo Alfama pour un voyage immobile les yeux rivés sur le Tage. Accrochée à la colline du château St Georges, nichée voire cachée au bout d’une impasse pavée où le linge claque au vent, cette nouvelle adresse regarde l’Alfama dégringoler en pente douce et en couleurs vers le fleuve. Conçu en un dédale de terrasses tels des gradins en surplomb d’une scène, l’hôtel offre un spectacle quotidien aux premières loges : celui du seul quartier n’ayant pas été détruit pendant le tremblement de terre de 1755.

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[title maintitle= »La quiétude d’une vie de village » subtitle= » »]

Aucune voiture dans le lacis labyrinthique qui fait songer à une petite médina. Alors la première chose qui frappe quand on arrive en terrasse, c’est le silence. Rare et précieux dans la capitale. Seuls le sifflotement d’un canari dans sa cage, un air de fado ventilé par une radio qui grésille ou une conversation entre voisines d’une fenêtre à l’autre viennent perturber le calme. Car on est ici dans un village. L’hôtel a investi plusieurs maisons, tout en conservant leur caractère familial. Preuve en est, les anciens fours à pain circulaires aux toits de briquettes, ont été convertis en petits salons. Patiemment, pendant plusieurs années, Rodrigo Machaz, propriétaire du Memmo, a racheté les maisonnettes de cette ruelle. Dernière acquisition : le studio d’un photographe allemand avec vue imprenable, pièce maîtresse de cet assemblage. Aujourd’hui, derrière ses immenses baies vitrées coulissantes, l’ancien atelier baigné d’une sublime lumière – celle-là même qui exerce une fascination unique sur les photographes – est converti en bar à vins. Mais on y vient aussi à toute heure du jour pour le petit-déjeuner ou l’incontournable duo café et pastel de nata. Pour le reste, on passera le plus clair de son temps en terrasse. Et le choix est vaste, car le Memmo s’articule autour d’une succession de lounges à ciel ouvert d’où l’on savoure la contemplation de la ville offerte au vent, au soleil et au regard subjugué par tant de beauté.

Couvertures tissées au Portugal et pochettes de disques vintage en tête de lit sont autant de tendres clins d’oeil à l’âme lusitanienne

[infobox maintitle= »Memmo Alfama ~ Lisbonne / Portugal » subtitle= »

Le Memmo Alfama jouit d’une situation unique de balcon sur l’Alfama, avec vue panoramique spectaculaire rare. Toutes les chambres ne bénéficient pas d’une vue dégagée, notamment les “Mansard Rooms” sous les toits. On préfèrera donc la “Alfama Superior” n°33 à l’angle du bâtiment et à l’avant-dernier étage pour ouvrir ses fenêtres sur une vision à 180°. On aime aussi la “Alfama Superior” n° 7, petite, charmante, en retrait de la terrasse, à l’abri des regards. Mention spéciale pour sa salle de bain : vaste bassin baignoire et ravissante lucarne à mi mur avec, en ligne de mire, Santo Estevão et le Tage.

GROUPE : Baleeira

LABEL : Design Hotels

CHAMBRES : 41 chambres de 17 à 24 m2, une “Mansard Junior Suite” de 30 m2.

PRIX : à partir de 130 €.

TABLE : Le Wine Bar pour une restauration légère tout au long de la journée.

ACTIVITÉS : Visite guidée privée gratuite du quartier de l’Alfama en différentes langues.

ADRESSE: Travessa das Merceeiras 27, Alfama, 1100-348 Lisbonne.

Tél. : +351 210 495 660

RESERVATIONS: www.memmoalfama.com  » bg= »teal » color= »black » opacity= »on » space= »30″ link= »no link »] [res_map address= »Travessa das Merceeiras 27, Alfama, 1100-348 Lisbonne » zoom= »13″ directionstext= »Directions »]