Stéphane Thebaut : “Ce que j’aime dans les hôtels de montagne, c’est sentir que je suis à la montagne !”

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Chaque vendredi soir dans le magazine M comme Maison sur C8, Stéphane Thebaut partage son goût pour les grands espaces, le patrimoine, les beaux intérieurs et les rencontres avec ceux qui y vivent.

Propos recueillis par Céline Baussay

Natif de Bretagne, il a succombé enfant aux charmes de la montagne et décidé plus tard de s’installer à Annecy, au bord du lac et au pied des Alpes. Pour lui, le bonheur est en altitude.

« Quand je suis entouré de montagnes, ces grandes masses de rochers qui rendent certains claustrophobes, moi, je n’ai qu’une envie, c’est de monter le plus haut possible pour avoir le sentiment de mieux respirer, d’être au-dessus de tous les problèmes que l’on peut avoir en bas. Je me sens plus près d’un monde plus pur, avec des gens plus authentiques. Tout me satisfait dans la montagne : le paysage, la gastronomie, l’architecture, la nature qui s’éveille ou qui s’endort, les couleurs aussi, car je suis très sensible aux saisons.

J’aime beaucoup les Alpes en France, mais aussi en Suisse ou en Autriche, pour le grand ski et surtout l’ambiance de l’après-ski. Cela dit, en France, nous savons très bien faire avec des concepts hors normes comme la Folie Douce (restaurant-dancefloor au milieu des pistes à Val d’Isère, Chamonix, Val Thorens…, NDLR). Personnellement, je suis très attaché à La Clusaz, la station la plus proche de chez moi, parce que les gens là-haut vous jugent en fonction de ce que vous valez à titre humain et pas en fonction de la couleur de votre carte bancaire. Il y a de vraies valeurs. J’y vis des moments de partage et de joie.

L’une des 16 chambres du Refuge de Solaise, à 2551 mètres d’altitude au-dessus de la station de Val d’Isère.

Ailleurs, j’essaie de privilégier les endroits calmes et isolés, hors du temps, par exemple ces hôtels aménagés dans une ancienne gare de téléphérique comme le Refuge de Solaise à Val d’Isère ou le Chetzeron à Crans-Montana en Suisse, où l’on a un rapport très particulier avec la montagne, surtout après 18h, quand on l’a que pour nous…

Ce que j’aime dans les hôtels de montagne, c’est sentir que je suis à la montagne ! J’ai envie de retrouver les particularités régionales : des peaux de mouton, des textiles un peu lourds, le drap de Bonneval, beaucoup de bois bien sûr, des éléments minéraux aussi. Cela ne veut pas dire qu’il faut que ce soit vieillot. On peut avoir des univers très contemporains en reprenant les mêmes types de matériaux, les mêmes lignes. Retrouver Ibiza à la montagne n’a aucun intérêt pour moi ! »

Article paru dans le numéro 111 d’Hôtel & Lodge

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