Cinq ans après son ouverture, Le Grand Contrôle, pépite de la collection Airelles, s’offre une extension avec deux suites aux faux airs d’appartements royaux et une table conviviale et chic signée Alain Ducasse. Au sein même du château de Versailles et tout près de ses merveilleux jardins.
Texte Céline Baussay
Si les murs pouvaient parler, ceux du Grand Contrôle et du Pavillon des Jardiniers auraient sans doute d’incroyables histoires à conter. Le premier était la résidence du contrôleur général. Un personnage clé, raconte Julien Révah, le directeur du 5-étoiles : « Il pouvait, depuis ses appartements, rejoindre directement la chambre du roi, en toute sécurité. Soit par l’extérieur, soit par des passages protégés. » Le second était occupé par les jardiniers de Versailles. Tout juste restaurée et embellie par l’architecte Christophe Tollemer, entre antiquités, objets d’art et tissus Pierre Frey, cette aile, dont les fenêtres donnent sur les Jardins de l’Orangerie et sur les Cent Marches, s’étend sur près de 250 m2. Un écrin pour huit personnes qui peut être privatisé pour des séjours exclusifs ou des événements familiaux, avec un majordome à disposition. Autre option, réserver l’une des deux suites : Quintinie (dédiée au jardinier en chef de Louis XIV), avec un grand salon et deux chambres, dont une, ravissante, pour les enfants, et Le Nôtre, du nom du créateur des jardins de Versailles.
Au rez-de-chaussée, un nouveau restaurant, la Table des Jardiniers propose une version du dîner plus décontractée et moins cérémoniale que le Festin Royal, étoilé, servi au Grand Contrôle par les équipes d’Alain Ducasse. Ici, le chef a voulu une cuisine de jardin et de saison, dans la grande tradition française. À la carte, poireaux vinaigrette ou soupe à l’oignon, pot-au-feu ou blanquette de veau, mousse au chocolat ou île flottante… Des plats que les convives français apprécient de retrouver dans leur expression la plus noble, avec un brin de nostalgie, et que les étrangers découvrent avec délice. Dans les trois salons en enfilade, ils se partagent les marmites, piochent dans les plats sans retenue, et s’amusent à couper eux-mêmes les pousses de petit pois mis à disposition sur la nappe blanche brodée, pour agrémenter leurs mets salés : « Un clin d’œil à Louis XIV qui adorait les petits pois, rappelle Julien Révah. Ses courtisanes en emplissaient ses poches et il les croquait crus, comme des bonbons ! »



Avant-première au spa

Murs pastel, fresques peintes à la main, sauna, hammam, piscine intérieure de 15 mètres de long habillée de marbre de Carrare, deux cabines de soins… Élégant, bien équipé, le spa du Grand Contrôle innove : il est le premier 100 % siglé LBA, Laboratoires Botanique Avancée, la marque exclusive lancée par Airelles, spécialisée en cosmétique régénérative, qui rejoint progressivement les autres établissements de la collection. La curiosité de ce spa Airelles, c’est aussi la table de massages : elle intègre un dispositif de sonothérapie qui diffuse le son à partir du pied de la table et le fait traverser le matelas. Une expérience sensorielle étonnante.
Article paru dans le numéro 147 d’Hôtel & Lodge.



