The Wild Rabbit, Cotswolds Angleterre

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Ouverts à l’automne dernier à deux heures de Londres, les douze chambres cosy et le restaurant gastronomique du Wild Rabbit font depuis lors fureur chez nos voisins anglais. Pour vous, nous avons levé le lièvre.

PAR ÉLODIE DECLERCK

 

Comme la veille, Graham Williams cire vigoureusement la longue table centenaire en bois brun de la salle à manger. « Elle vient de France », sourit-il. Un clin d’oeil presque “arraché” à sa réserve toute britannique et à la distance naturelle qu’il observe avec ses hôtes. L’accueil de ce directeur expérimenté (anciennement The Bibendum Londres et The Swan Southrop), comme celui de son personnel, n’en est pas moins cordial. Service attentif mais discret. Bien que la région des Cotswolds brille par sa prospérité et sa concentration de résidences secondaires d’Oxoniens ou de Londoniens fortunés, ainsi que de nombreuses célébrités – de Kate Moss à Hugh Grant en passant par David Cameron – on ne vient pas au Wild Rabbit pour parader. La clientèle est certes huppée, mais les Maserati et Aston Martin se rangent sagement derrière l’hôtel, à l’abri de la haie d’ifs.

Après tout, c’est à une Lady réputée pour son bon goût, sa discrétion et son engagement dans le développement durable que l’on doit ces lieux. Épouse d’un tycoon du BTP, fondatrice d’un empire de la “Slow Food”, Carole Bamford imprègne de son aura son nouveau terrain de jeu, une ancienne ferme du XVIIIe siècle entièrement restaurée à coups de millions de pounds pour renaître en hôtel-restaurant cosy. Ici, l’authentique est de mise, grâce aux beaux matériaux – pierres calcaires aux tons miel et crème typiques de la région, mais aussi cuir, bois, lin ; au mode de vie rural préservé, qui s’affiche jusque dans les chambres aux noms d’animaux ; et aux produits bio et de saison dans l’assiette, en provenance directe de Daylesford, immense ferme organique voisine dont on retrouve la production dans les épiceries-salons de thé éponymes essaimées à travers tout le pays, eux-mêmes dans l’escarcelle Bamford. En un mot, rustique mais chic, please ! En chambre, un jolie gamme de thés anglais pour le Five o’clock et des produits d’accueil “maison” ; aux fourneaux, Adam Caisley, ex-Guy Savoy puis chef personnel de Madame pendant 5 ans, déjà lancé à la poursuite d’une étoile Michelin avec son menu proposant chaque jour une recette de lapin. Scellant la cohérence graphique de l’établissement, Hugo Guinness, célèbre pour ses illustrations dans le New York Times et ami personnel de la maîtresse de maison, a imaginé des croquis d’animaux qui se déclinent, presqu’en jeu de piste, sur les murs, les tables, les uniformes du personnel et les peignoirs des hôtes… Nul doute que la Lady sait s’entourer.


Une fois à Londres en gare de St. Pancras International, rendez-vous à celle de Paddington (direct en métro), pour un départ vers Kingham sur BritRail. Comptez 70 £ (env. 85 €) et 1 h 30 de trajet. Pensez à demander un transfert à l’hôtel car il n’y a pas de taxi à disposition à la gare de poche de Kingham.
www.visitbritainshop.com/france
Visiter la ferme organique de Daylesford, et y suivre des cours de cuisine bio, dispensés tous les jours. Très large éventail de thématiques enseignées, de la “Street Food” au “parfait barbecue d’été” en passant par “le dîner de Noël” ou “la cuisine holistique” qui débute par un cours de yoga. www.daylesford.com – Le Blenheim Palace Flower Show, du 20 au 22 juin, à Woodstock. Entrée pour le parc, les jardins et le festival : 12.50 £ (env. 15 €) . Entrée pour le château classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, le parc, les jardins et le festival : 21.50 £ (env. 26 €) . www.blenheimpalace.com
www.visitbritain.com

 

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