La Bastide de Gordes

Partager sur twitter
Partager sur facebook
Partager sur linkedin

En quelques coups de reins souples, notre Mercedes C 220 a laissé Avignon et son palais des Papes loin derrière elle. La berline se faufile tel un chat sur la route bordée de murets de pierres sèches.

Se perdre à Gordes

C’est la dernière côte. Sur la droite, soudain, dans une vue à donner le vertige, le petit village se dresse, juché dans le roc. C’est Gordes, joyau du Luberon, porte dérobée sur la Provence. Il faut oser se faufiler dans ses ruelles en calade, se hisser rue de la Combe et faire halte à la Bastide de Gordes. Nos valises sont déposées dans la chambre 22, baptisée “Marquise”.


78_bastille-de-gordes_road-trip_07
78_bastille-de-gordes_road-trip_06
78_bastille-de-gordes_road-trip_05
78_bastille-de-gordes_road-trip_04

Tons bordeaux et écru, livres anciens et portraits à l’huile emplissent l’espace imaginé par l’architecte d’intérieur Christophe Tollemer. Depuis les petites fenêtres, qui accentuent l’atmosphère cosy de la suite, le fabuleux panorama sur les Alpilles, Cavaillon et Saint-Rémy-de-Provence s’invite une nouvelle fois au regard. Avec Duchesse, Comtesse, Vicomte et Baron, toutes dans le même esprit de raffinement, cette aimable Marquise est l’une des cinq suites récemment rénovées à l’initiative du groupe Lov Hotel Collection, propriétaire des Airelles à Courchevel et du Pan Deï Palace à Saint-Tropez. « Par son charme fou, Gordes tire le Luberon vers le haut », résume le directeur de la Bastide, Jean-Pierre Lerallu.


78_bastille-de-gordes_road-trip_02
78_bastille-de-gordes_road-trip_01

La rénovation des cinq suites n’est qu’un préambule aux travaux qui entraîneront la fermeture de la Bastide de mi-octobre 2014 à mi-avril 2015. Adieu le style néo-provençal, le nouveau ton – « celui d’un château du XVIIIe siècle » – s’imposera à la totalité de l’établissement et de ses 42 chambres. Déjà doté d’une magnifique piscine, le Spa Sisley sera lui aussi agrandi. Enfin, il est prévu d’associer une annexe gastronomique au restaurant historique des lieux, Le Restaurant de la Citadelle, emmené depuis 2004 par Olivier Bouzon. Ce dernier compose une carte aux accents bistronomiques le midi, plus gastronomique pour le dîner. On ne saurait mieux passer du jour à la nuit, et de la table au coconde sa suite. Le lendemain, on se remémore les mots du directeur :

À la Bastide, il faut savoir se perdre

78_bastille-de-gordes_road-trip_10

Et l’on en fait immédiatement l’expérience en découvrant la Maison de Constance, un peu plus bas à flanc de colline. Une authentique maison vauclusienne privative aux murs blanchis à la chaux, avec ses chambres à la sobriété monacale, sa monumentale table familiale et une piscine extérieure. Mais l’appel de la route se manifeste déjà. Il faut repartir. La Mercedes ronronne. Le Domaine régional des Alpilles et ses lacets parfois retors déroulent un terrain de jeu rêvé pour éprouver la souplesse et le moelleux de l’habitacle de la berline. Elle ne fait qu’une bouchée de la départementale reliant Saint- Rémy-de-Provence aux Baux-de-Provence, bordée de garrigue et clairsemée de coquelicots. Voici Arles.

→ Prochaine étape du road-trip à travers les parcs naturels: se réveiller en sursaut à Arles

Inscription à notre NewsletterInscrivez-vous pour être informé en avant première et recevoir les offres exclusives !
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

A découvrir

Également à lire