Hiroshima, baie des merveilles

Si l’explosion de la bombe atomique a inscrit le nom d’Hiroshima en lettres de feu dans l’histoire, la cité-martyre a su se reconstruire. Avec ses alentours, elle propose même aujourd’hui un Japon hors des sentiers battus, si passionnant qu’on le quitte en murmurant avec Marguerite Duras : Hiroshima mon amour…

Miyajima, l’île sacrée

Le grand torii du sanctuaire d’Itsukushima, dont les poteaux rouge vermillon encadrent le mont Misen, est une vue célébrissime du Japon. Ce portique écarlate qui semble flotter à marée haute est jumelé depuis dix ans avec le Mont Saint-Michel. Sa construction, dès 593, est due au statut sacré de l’île, nommée Itsukushima mais aussi Miyajima, littéralement « île-sanctuaire » sur laquelle on ne pouvait accoster directement. C’est pourquoi, comme dans son alter-ego du monde occidental, mieux vaut profiter du silence de l’aube ou des crépuscules pour approcher, à pied à marée basse ou en kayak à marée haute, le torii haut de 16 mètres et le sanctuaire, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Il ne faut pas rater, en pleine forêt, le temple bouddhiste Daisho-In. Magique, inattendu, et comme toujours au Japon, empreint de spiritualité.

Parc du Mémorial de la paix de Hiroshima

Au centre de la grande ville d’Hiroshima, sur une île entre deux rivières, se niche un parc empreint de sérénité. En ce lieu-même, le matin du 6 août 1945, explosait la première bombe atomique.  C’est cette tragédie que commémore le Peace Memorial Park, aménagé dans les années 1960 par l’architecte Kenzō Tange sur une des îles du delta du fleuve Ota. Le parc dresse plus de 60 monuments en hommage aux victimes. Kenzō Tange dessina le cénotaphe en « U » inversé et la Flamme de la paix, deux mains jointes au centre desquelles brûle une flamme. Dans l’axe, un Mur pour la paix semblable à celui de Paris est signé des mêmes Clara Halter et Jean-Michel Wilmotte. Récemment rouvert, le Peace Memorial Museum montre à la fois les conséquences de l’explosion et les menaces que fait courir sur le monde la course aux armements. On quitte ce parc bouleversant animé par une seule idée : tout faire pour que la paix dure, partout dans le monde en commençant par chez soi.

Où dormir ?

BELLA VISTA SPA & MARINA ONOMICHI, entre mer et montagnes

Situé sur un plateau en surplomb de la mer intérieure de Seto, ce doux refuge offre des panoramas spectaculaires, notamment au coucher du soleil, des intérieurs raffinés, un service attentionné et une atmosphère reposante. Les chambres et suites, toutes avec vue sur la mer, sont particulièrement spacieuses (de 50 à 152 m2). Les clients y sont accueillis par un petit ours en peluche posé sur le lit, symbole de l’hospitalité à la japonaise (ils peuvent ensuite le rapporter chez eux). Les restaurants sont dans la même veine avec des produits frais, locaux pour la plupart, et une remarquable attention portée aux détails, jusque dans la présentation dans l’assiette. Les activités proposées permettent de profiter au maximum de l’environnement naturel : pêche en mer, croisières, mais aussi barbecue privé sur la plage de l’hôtel…

RÉSERVER

Texte : Aliette De Crozet – Images : DR.