Saint-Malo, cœur de pirate : le city-guide

Limiter Saint-Malo à ses majestueux remparts serait faire fausse route. Il faut aussi se perdre sur la promenade de Rothéneuf, se prélasser sur la plage du Sillon ou faire ses emplettes sur le marché de Saint-Servan. Surcouf, Jacques Cartier, Chateaubriand… Tous ont largué les amarres d’ici. Au gré des marées, découvrir la cité corsaire, riche en histoire comme en actualités, est toujours une aventure.

Texte Jean-Pascal Grosso

Saint-Malo, bâti sur la mer et clos de remparts, semble, lorsqu’on arrive, une couronne de pierres posée sur les flots dont les mâchicoulis sont les fleurons. » La formule est de Gustave Flaubert, qui a écrit, tout comme François-René de Chateaubriand, lui, Malouin pur jus, de très belles lignes sur la ville fortifiée de Bretagne. Ni les siècles, ni les assauts, ni les guerres ne paraissent avoir eu d’effet sur ses rues chargées d’histoire, sa beauté placide, sa cathédrale Saint-Vincent tout sauf endormie. La meilleure façon de connaître un lieu, c’est de l’arpenter. Vivre Saint-Malo, c’est une procession. Il faut s’armer de curiosité, d’un soupçon de courage pour qui n’est pas habitué à marcher, l’œil toujours aux aguets. Du nord au sud, de Rothéneuf à Quelmer, chercher l’authenticité sous ses formes diverses, des murs à la table, des ruelles pavées aux plages clairsemées d’herbes sauvages. 

La ville voit le jour au XIe siècle. Elle se développe sous le nom de Macloviensem. Les Bretons la nomment Sant-Maloù. « C’est une ville très dynamique, qui a une économie à l’année », explique Charlotte Raulic-Bordron, Malouine de naissance, qui a rejoint le groupe hôtelier familial dont le fleuron est le Grand Hôtel des Thermes. « Il s’y passe tout le temps quelque chose. Et les magasins sont ouverts même en novembre. Ce qui n’est pas le cas partout dans la région. »

Vue aérienne de l’Intra-Muros, le cœur historique de Saint-Malo avec, en bout de baie, le Fort National. L’histoire s’impose toujours au regard dans cette ville très dynamique.
© Thibault Poriel

Bien sûr, le grand événement, qui revient tous les quatre ans, c’est le départ de la Route du Rhum, prévu le 1er novembre prochain. Sur le port de plaisance Vauban, les vainqueurs de cette épreuve légendaire ont laissé l’empreinte de leurs mains martyrisées, comme le font les stars sur Hollywood Boulevard à Los Angeles, devant le TLC Chinese Theatre. Le regard pointé vers l’horizon ou l’Intra-Muros, comprenez le centre historique de la ville et ses impressionnants remparts, l’impatience vous gagne. Saint-Malo se croque par tous ses quartiers, ses murailles, ses bâtisses polylithiques comme sorties de romans fantastiques, ses bicoques Art déco polies par les vents.

L’été apporte sa haute saison et son lot d’activités pour tous : des festivals (Folklores du Monde en juillet, Musique sacrée jusqu’au 9 août, No Logo Bzh dans la foulée…), des brocantes (à Saint-Servan ou dans le quartier de la gare), des fêtes de la mer, des régates… L’offre est abondante, les choix pléthoriques. Se perdre dans les rues exiguës autour du lycée Institution ou oublier le temps à la tour Solidor. Mordre dans une crêpe savoureuse place de la Poissonnerie comme déguster des fruits de mer place Chateaubriand. Courir les petites boutiques branchées, rue de Dinan, avec la même curiosité que pour ces cavernes d’Ali Baba emplies de souvenirs pour touristes, parfois des plus cocasses. Pour se loger, là encore, le choix est large. Le Grand Hôtel de Courtoisville a retrouvé tout son prestige, le Grand Hôtel des Thermes s’est refait une beauté sur quarante chambres. À l’Otonali, quai Duguay-Trouin, qui fermera en début d’année prochaine pour embellissement, se caresse le projet d’un futur salon de thé et de son jardin japonais. Décidément, Saint-Malo n’a pas fini de nous faire voyager.


Grand hôtel des Thermes, le temple du bien-être

Il étend sa splendeur au bout de la plage du Sillon. Comme une ville dans la ville, à la fois bouillonnant et paisible, cet hôtel de bord de mer appartient pleinement à l’histoire de Saint-Malo.

Bâti à la fin du XIXe siècle, l’hôtel offre une vue spectaculaire et poétique sur la Côte d’Émeraude. © DR

Depuis 1963, lorsqu’un médecin rennais, le docteur Heger, et des entrepreneurs malouins, se sont entendus pour créer les Thermes marins de Saint-Malo, l’adresse est devenue une des destinations privilégiées des curistes français. Dans son sillage, un hôtel, magistral, qui fait partie intégrante de la vie de Saint-Malo. « Une cure de thalassothérapie, c’est aussi bien manger, bien dormir », assure Olivier Raulic, directeur général du Groupe Raulic, propriétaire des lieux. Ici, on s’occupe de vous de A à Z. Vous avez le plaisir de la table, qu’elle soit diététique ou gourmande, mais également celui d’une chambre avec tout le confort et tous les services qu’un hôtel 5-étoiles peut apporter. »

Retour en 1883. La commune de Paramé ne s’est pas encore unie à Saint-Malo (il faudra attendre 1967). Fraîchement inauguré, le Grand Hôtel devient le lieu de rendez-vous du gotha, qu’il soit français, russe ou britannique. Les décennies passent, déclinantes. Sorti de sa torpeur dans les années soixante grâce aux thermes, l’établissement est racheté en 1983 par Serge Raulic, le père, ancien directeur de la thalassothérapie de Quiberon. C’est le début des transformations : un nouvel étage en 1987, une extension du bâtiment en 1990, où se nichent désormais un bar, La Passerelle, et le somptueux restaurant, La Verrière. Il y a quelque chose de presque fascinant à longer les couloirs comme sans fin de l’établissement, dans un silence bienfaiteur. Un jour, Les Amis de Jacques Cartier se réunissent dans une salle offrant une vue spectaculaire sur le bord de mer. Un autre, ce sont des familles qui se retrouvent sur de belles tablées au restaurant Le Cap Horn, aux larges baies vitrées. « Ce que nous véhiculons, explique Charlotte Raulic-Bordron, directrice expérience client du groupe, c’est toute une tradition hôtelière. Un esprit Belle Époque en hommage aux années vingt-trente qui virent briller l’hôtel à travers toute l’Europe, tout en innovant en permanence et en préservant ainsi cet écrin magique avec tout le confort moderne. »

L’une des nouvelles chambres, dans une belle harmonie de couleurs, du beige du sable au bleu de la mer. © DR

Le Grand Hôtel des Thermes compte 177 chambres. Quarante d’entre elles viennent d’être rénovées avec un sens précis du détail et du luxe, sous l’égide du cabinet d’architecture Yana K. basé tout près, à Saint-Lunaire. Douches à l’italienne, luminaires élégants et discrets de CVL Luminaires, décor signé de l’Atelier d’Offard à Tours, ou encore œuvres de l’artiste malouine Aimee Fordos aux murs… Tout ici concorde à donner à chaque chambre le souffle et la grâce du dépaysement.


Grand Hôtel de Courtoisville, renaissance d’une légende

Cette adresse prestigieuse rouvre ses portes après trois ans pour, plus qu’une rénovation, un véritable bain de jouvence. Bilan : un style Belle époque pimenté de touches contemporaines.

La façade historique et sa nouvelle aile, fruit de trois ans de travaux. © Christophe Le Potier

Il faut remonter à 1906, aux heures glorieuses du casino de Paramé, pour trouver l’acte de naissance du Grand Hôtel de Courtoisville. À l’époque, l’endroit servait de villégiature aux joueurs venus tenter leur chance sur la Côte d’Émeraude. Et soudain, l’imaginaire se met en branle : banco, comtesses russes, millionnaires déchus… De cette période, il ne reste que des bribes de souvenirs finement noyés dans le décor du somptueux bar néo-Art déco de l’hôtel. Courtoisville aurait pu ainsi vivoter, non loin de la Chaussée du Sillon à Saint-Malo. Il aura fallu que Gérard Jicquel, fondateur de Beautiful Life Hotels, s’intéresse à cette prestigieuse adresse tombée en désuétude pour qu’elle renaisse aujourd’hui, tel un phénix. Cela après trois ans de travaux pharaoniques, dont la construction d’une aile jumelle au bâtiment historique, faisant passer ainsi l’établissement de 40 à 63 chambres et suites.

« Ce qui fait notre singularité, souligne Franck Louâpre, le directeur général, c’est que nous sommes nichés dans un quartier de villas malouines. Il y a beaucoup d’établissements sur le front de mer, mais très peu sont sur la « deuxième ligne », à une cinquantaine de mètres de la plage, jouissant d’un grand espace en plein soleil, au calme, et où vous pouvez profiter d’une des plus grandes piscines couvertes d’hôtels de Saint-Malo. » Hervé Riaudet, du cabinet rennais Méridien Zéro, s’est attelé à repenser le somptueux style Belle Époque de l’endroit. Pas en reste, les créateurs locaux ont également participé à cette résurrection. Les luminaires pleins de poésie sont l’œuvre de la Rennaise Aurélie Cousin et les tables de coquillages recyclés celle de l’entreprise Ostrea, installée près de Rennes. Riche de ses 120 ans d’histoire, Le Grand Hôtel de Courtoisville se retrouve ainsi de plain-pied – et avec quel panache ! – dans la modernité.

Minutieux et inspiré, l’architecte Hervé Riaudet a redonné du faste à l’esprit Belle Époque. © Christophe Le Potier
Hommage au passé de l’hôtel, Le Baccara, au style Art déco revisité, et en arrière-plan, le restaurant Le 1906. © Christophe Le Potier

Le magnifique lobby sous verrière Eiffel, avec ses faux airs de cabinet de curiosités, donne immédiatement le ton d’une immersion dans le luxe discret. Les chambres et suites viennent puiser leur style dans la nature bretonne. Le vert sauge, le beige sable, le bleu de l’océan répondent en écho au charme sauvage de la région. Dans une atmosphère épurée, le spa Sothys propose hammam, sauna, six cabines de soins, et abrite une superbe piscine Art déco. À l’extérieur, le paysagiste Hugo Campion a imaginé un jardin comme un lieu de repos et d’échanges, cadre idéal pour profiter d’un cocktail inventif du bar Le Baccara. Au 1906, le restaurant de l’hôtel, le chef Antoine Pelé signe une carte aux savoureux accents malouins où les trésors de l’océan proche et les délices des marchés voisins s’accordent à merveille.


4 hôtel où jeter l’ancre

Longtemps refuge des corsaires, la ville a toujours accueilli les voyageurs. Voilà quatre hôtels au bord de l’eau où il fait bon aborder.

01 – LE NOUVEAU MONDE

© DR

Dans le lobby, avec ses portraits de figures locales (Cartier, Surcouf…), ses superbes malles vintage, comme en attente, on se sent déjà larguer les amarres. Ce 4-étoiles entre mer et ville, avec spa et piscine, joue à plein la carte de l’évasion. Se nichent ici 83 chambres élégantes à l’esprit familial. Pour rejoindre la plage, il suffit de traverser la rue. Quant aux amateurs de voyages immobiles, ils trouveront au bar une carte riche en spiritueux et épices du monde entier, prétexte à de jolis périples.

02 – VILLA ELLERSLIE

© DR

Sur la Chaussée du Sillon, la bâtisse créée en 1923 par l’illustre architecte malouin Yves Hémar a comme des airs de belle endormie. Mais ne vous y trompez pas. À l’intérieur, revisitée avec lyrisme par Isabelle Cerez du Studio 48.2 de Saint-Lunaire, la villa Ellerslie entraîne dans un beau voyage, entre modernité et souvenirs de famille. C’est une maison d’hôtes pour dix personnes, avec vue imprenable sur la mer et tenue avec discrétion par Pierre Lepeltier, ancien de la marine marchande.

03 – HÔTEL ANNE DE BRETAGNE

© Mickael Auvert

Lové dans une petite rue de l’Intra-Muros, qui prend par magie des airs d’Italie, ce délicat hôtel est le fruit de travaux herculéens qui l’ont vu modifié de fond en comble. Cette rénovation de 23 mois a dévoilé toute la richesse architecturale de ses murs, au coeur même du Saint-Malo historique. Aujourd’hui, fier de ses 37 chambres, de sa piscine, de son bar, de son espace coworking, c’est un 4-étoiles contemporain et sans aucune faute de goût, jusque dans son restaurant, le Pasta Mia. 

04 – OCEANIA SAINT-MALO

© DR

Voilà une des adresses favorites des voyageurs passant par Saint-Malo. Au bord de la plage du Sillon, face à l’océan et à quelques centaines de mètres de l’Intra-Muros, l’Oceania jouit d’une situation enviable et de vues exceptionnelles. Ce 4-étoiles a rouvert en avril 2024 après six mois de rénovation. Paisible à souhait, proposant des chambres avec vue sur mer ou sur le port (pour les exégètes de la Route du rhum), dont deux nouvelles suites exceptionnelles au 4e étage, il possède piscine intérieure, jacuzzi, hammam.


4 tables corsaires

Saint-Malo fourmille de restaurants pour tous les goûts, tous les budgets. Petit tour de tables récemment ouvertes, et déjà de jolis coups de cœur.

01 – O’BIKINI BÉ

© DR

Depuis un an, avec sa large vitrine et son style industriel (signé du cabinet malouin Glaz Architectes), l’O’Bikini Bé s’est imposé avec douceur comme un haut lieu gourmand, à quelques mètres de la plage. Le bikini en question est un petit sandwich grillé d’origine catalane que le chef Nicolas Bourdon a remis à la page. Restaurant, salon de thé, mais aussi pâtisserie sous l’égide de la talentueuse Anne-Claire Daubus, ce lieu protéiforme remporte tous les suffrages pour qui cherche un lieu où s’attabler ou trouver de quoi aller grignoter sur le sable.

02 – DOMA

© DR

C’est une petite adresse de la Grand Rue, mais à la réputation déjà excellente. L’ambiance y est aussi décontractée que la cuisine précise. À la tête de Doma (« maison » en slave), le jeune couple formé par Elena et Charles met les petits plats dans les grands pour une « carte du moment » qui fait le bonheur des gourmets. Ce micro-restaurant mise sur la simplicité, le circuit court et les vins nature. Volaille, poisson, végé… tout y est. Avec une nouvelle idée pour l’été : l’introduction d’une offre de finger food, à picorer.

03 – LE 5

© Nina Ducleux

Pour trouver Le 5, il faut monter au sommet de l’Hôtel France et Chateaubriand. La vue y est déjà admirable : un 180° sur la cathédrale, le Fort National et l’île de Cézembre. Et le décor refait à neuf. L’atmosphère est marine, dans les tons bleu et blanc voulus par Jean-Philippe Roy, le propriétaire de l’établissement. En cuisine, le jeune prodige Florian le Masson connaît habilement ses classiques (saint-pierre rôti, homard grillé…) ou les revigore pour le plaisir des palais (pied de cochon snacké…). Un lieu chic et charmant.

04 – LA TRINQUETTE

© Olivier Rimbon Foeller

Envie de croiser la fourchette avec un loup de mer ou une navigatrice au long cours ? Adresse mythique, La Trinquette change de cap pour s’installer au cœur du port de plaisance Vauban. Pour les amateurs de carte brasserie cosmopolite, tout y est – nachos, onigirazu, brochettes de gambas… – dans une atmosphère nautique et colorée. Inauguré mi-juin, le rooftop de 300 m2 offre une vue imprenable sur les remparts de l’Intra-Muros. À noter, le service à emporter pour satisfaire la gourmandise des plaisanciers.


Carrément à l’Ouest

Trois femmes qui ont leur ville chevillée au corps et en vantent volontiers le cœur sauvage et la beauté naturelle. Trois manières d’aborder Saint-Malo par-delà ses fabuleux remparts.

Mathilde Gédouin-Lagarde
Directrice générale adjointe de Phytomer

© DR

« Chez Phytomer, Saint-Malo est à l’origine de tout. L’entreprise est née ici et le site de production se trouve à 30 minutes dans la baie du Mont Saint-Michel. Mon quartier préféré reste celui de Rothéneuf. C’est là que se trouvent les plus belles plages, sauvages, vides de monde. Les remparts, ce n’est pas ce que je recommande en premier. Il faut s’aventurer sur les chemins de randonnée entre Saint-Malo et Cancale. Il y a des plages et des falaises à couper le souffle, une eau vivifiante, le grand air. Une boutique de cœur ? Je dirai Nanna Bazaar, rue de Dinan, avec ses corners colorés, remplis de trésors pour les ados, les copines, les petits plaisirs… Pour l’heure du thé, je vais à La Réserve, un concept-store qui propose mobilier, bijoux, vêtements et un brunch délicieux. Et pour les soins, même si c’est orienté, je vous invite à découvrir ce magnifique lieu de ressourcement qu’est le Phytomer Spa Émeraude, rue du Commandant l’Herminier. »

Maud Vatinel
Fondatrice du Studio Sauvage, autrice et instagrameuse (@baroudeuseculinaire)

© Anne Duriez

« Cela fait 18 ans que je vis à Saint-Malo avec mon compagnon et notre fils est Malouin 100 % pur beurre. Je suis passionnée par la Bretagne et sa cuisine. Ce qui me plaît le plus dans Saint-Malo, c’est son côté nature, lorsqu’on s’éloigne un peu des remparts de la ville, la mer, les éléments. Solidor est mon quartier favori, authentique, moins touristique que l’Intra-Muros qui reste magnifique. Pour manger, il faut aller au Studio Sauvage évidemment, ma cantine végétale-studio, rue Ville Pépin, un lieu où s’accordent les cours de yoga, de Pilates et la cuisine. Parmi les commerces de proximité, je conseille Bleunv, un fleuriste du quartier de Saint-Servan et, pour dîner, Doma, qui est très sympa et tenu par un couple adorable. »

Charlotte Raulic-Bordron
Directrice expérience client du groupe Raulic

© DR

« Comme on dit ici : « On revient toujours au Rocher. » Je suis Malouine de naissance. J’ai fait mes études à Paris où j’ai majoritairement vécu, ce qui m’a permis de voir autre chose, puis de revenir. La qualité de vie à Saint-Malo est extraordinaire. Au Grand Hôtel des Thermes, nous accueillons nos clients avec une forme de simplicité, d’humilité, très prégnante chez nous. Ce qui compte, c’est la relation humaine. Ici, c’est authentique, comme Saint-Malo ! En tant que Malouine, j’ai bien sûr quelques bonnes adresses : la crêperie Bergamote, par exemple, en face de la cathédrale Saint-Vincent, pour ses desserts époustouflants. Nous avons aussi la chance d’avoir une belle boulangerie, Maison Malécot, avenue du Révérend Père Umbricht, dont l’approche de la pâtisserie est très moderne. Et si on veut s’échapper un peu, je conseille Colette à Saint-Coulomb, à moins de dix minutes de Saint-Malo. Sur une plage un peu sauvage s’est créé un lieu avec terrasse assez extraordinaire. »

Article paru dans le numéro 147 d’Hôtel & Lodge.

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