Dans la féerie de l’hiver, la mythique station des Trois Vallées brille sous les étoiles, celles des palaces, celles des tables gastronomiques. À l’aube de ses 80 ans, elle représente plus que jamais la quintessence du grand ski, l’excellence à la française, et c’est elle qui dicte les standards du luxe alpin.
Texte Céline Baussay
De Courchevel, on connaît l’essentiel : elle est reliée au plus grand domaine skiable du monde, les Trois Vallées, 600 kilomètres de pistes. Elle possède cinq palaces et une vingtaine de 5-étoiles. Sept restaurants, presque tous dans des hôtels, totalisent 13 étoiles Michelin, ce qui en fait la plus étoilée des stations de ski dans le monde. Mais l’on sait moins que le petit village d’origine, porte d’entrée du parc national de la Vanoise, est une constellation de hameaux. Et qu’il a été, par le passé, un véritable pionnier, à plus d’un titre… En 1946, Courchevel est la première station de sports d’hiver créée ex nihilo, avec deux téléskis au départ, sur le plateau, alors vierge, des Tovets. En 1961, elle inaugure son altiport, aujourd’hui situé en plein milieu des pistes et tout près des palaces, une prouesse exceptionnelle à l’époque. En 1966, elle organise la première compétition de ski retransmise à la télévision. En 1984, elle met en service le téléphérique de la Saulire, le plus grand du monde.
Dès les années 1960, son offre d’hébergements s’est développée tout schuss, grimpant de plus en plus en standing, pour accueillir têtes couronnées, stars et grandes fortunes. Des chalets privés dans le hameau de Bellecôte aux palaces de Jardin Alpin, elle est devenue la Saint-Tropez des neiges. Aujourd’hui, le succès fulgurant et jamais démenti de Courchevel 1850 tient pour beaucoup au dynamisme de la scène hôtelière, des palaces, mais aussi des boutique-hôtels plus confidentiels, toujours plus nombreux et audacieux, qui varient les styles, les ambiances, attirant une clientèle plus discrète, mais tout aussi hédoniste et exigeante.

Cet hiver, deux ouvertures font beaucoup parler d’elles : le Rosewood Courchevel Jardin Alpin, cousin savoyard de l’Hôtel de Crillon à Paris, qui place la barre du luxe très haut, et l’intimiste Maya Hotel, lancé par le groupe monégasque Maya Collection. Et puisque Courchevel veut toujours avoir un temps d’avance, elle prépare déjà la saison suivante : l’iconique Palace des Neiges est transformé en Monte-Carlo One – Courchevel par la Société des Bains de Mer et le cabinet d’architecture Herzog & de Meuron. Le Saint Roch, acquis par Maisons Pariente, a entamé une rénovation complète menée par le duo d’architectes Friedmann & Versace. À la place de l’ancien Pilatus, face à l’altiport, un second Lily of The Valley est en construction. Il déclinera le concept bien-être du 5-étoiles varois avec le même designer, Philippe Starck. Enfin, La Sivolière a lancé des travaux d’extension pour créer La Sivolière Résidences et Hôtel, un ensemble de 12 appartements, 15 chambres et un grand spa. Saison après saison, du côté de l’hôtellerie, les conditions sont réunies pour que Courchevel reste sur la plus haute marche du podium, numéro un des destinations luxe à la montagne.
Maya Hotel Courchevel
Pas simple d’imaginer un concept inédit à Courchevel 1850. Le groupe monégasque Maya Collection a vu juste en truffant son mini-hôtel de créations Lalique et de références au Japon.

Le Maya Hotel n’a ni les lobbys spectaculaires, ni les terrasses XXL des autres 5-étoiles. Pas de piscine pour l’après-ski, pas non plus de vastes salons avec cheminée. Lui, compose avec son espace restreint et joue dans un registre différent, celui de la confidentialité, de l’intimité. En lieu et place d’un hôtel détruit il y a cinq ans, le Coq de Bruyère, le nouvel édifice au style plus contemporain, percé de balcons, compte 14 clés seulement, avec vue dégagée sur la station et les montagnes à l’horizon. Au 4e étage de ce Small Luxury Hotels of the World, la Suite Lalique porte la signature artistique de la célèbre cristallerie avec de superbes éléments décoratifs : panneau en tête de lit avec un rappel des iconiques bacchantes, suspensions, lampes de chevet, robinetterie hirondelle, motifs de fleurs rétroéclairés, incrustés dans le miroir de la salle de bains… Sur 125 m2, elle ne dispose que d’une chambre. Mais elle est reliée par un ascenseur intérieur à l’étage supérieur qui en compte trois. Les deux espaces réunis forment l’Appartement Lalique. La marque est également présente en rez-de-chaussée avec sa dernière collection, des pièces iconiques de verrerie à vendre, une suspension de 39 anémones en cristal, lustrées d’or, réalisée sur mesure pour le lobby.

L’atout majeur du Maya Hotel, y compris pour la clientèle extérieure, c’est sans nul doute son restaurant, MayaBay Courchevel. L’architecte Sylvestre Murigneux, qui a réalisé la décoration intérieure de tout l’établissement, a créé ici deux salles, deux ambiances : sobre et feutrée pour l’une, avec ses tissus tartan et ses motifs floraux ; plus flamboyante pour l’autre. Sushis, curry, homard prick prao, croustillant de Cecina Wagyu… La carte, foisonnante, ressemble à un beau livre illustré où chaque plat est dessiné. Christophe Dupuy, le chef exécutif de Maya Collection, qui possède aussi le fameux restaurant Maya Altitude et l’insolite Refuge de la Traye, tous deux à Méribel, s’amuse à associer les saveurs thaïlandaise et japonaise. Accords mets-sakés, mais aussi collection de kokeshi, boiseries sculptées, soins de la marque nippone Forlle’d… et toilettes japonaises ! Le pays du Soleil-Levant s’invite en fil rouge au Maya Hotel, comme un appel à la zénitude.
Rosewood Courchevel
Imaginé comme un chalet d’altitude plus que comme un hôtel, le dernier-né des 5-étoiles de Courchevel combine confort ouaté et sophistication contemporaine. Une performance exécutée avec talent et sensibilité par l’architecte d’intérieur Tristan Auer.

Il était très attendu, il tient toutes ses promesses, et sans doute même un peu plus… Ce Rosewood est le second en France métropolitaine après l’Hôtel de Crillon, le premier de la marque à la montagne, le 42e de la collection. Il occupe un emplacement de rêve, dans le triangle d’or courchevelois, avec un accès direct à la piste de Jardin Alpin, bordée de hauts sapins. Tristan Auer a mis en scène les intérieurs de ce grand chalet à la façade bois et ardoise, bâti en lieu et place d’un ancien hôtel, Les Ducs de Savoie. Voilà le postulat de base. Mais l’essentiel est ailleurs, dans l’émotion, ou plutôt les émotions, que ce lieu inspire.
Dans le lobby, l’installation monumentale de l’artiste islando-danois Ólafur Eliasson éblouit d’emblée avec ses sphères de cristal géantes, déstructurées, comme flottant dans les airs, qui, par la magie des miroirs disposés face à face, se reflètent à l’infini. Hypnotisant ! Celle-ci n’est que la première des nombreuses œuvres d’art contemporain disséminées dans l’hôtel. Toutes interpellent, intriguent, fascinent.

Un escalier mène ensuite à l’immense espace commun, à la fois baigné de lumière et ultra-cosy, où se confondent le bar-lounge, le restaurant franco-italien Salto dirigé par la cheffe coréenne Gioia Baek tout droit venue de Dubaï, les salons-bibliothèques, la cave à vins, répartis autour de deux cheminées en cuivre XXL et d’un comptoir, un chef-d’œuvre à lui seul : le bois, entaillé à la tronçonneuse, supporte un bloc de verre massif dans lequel ont été incrustées des feuilles d’or. À l’extérieur, la vaste terrasse possède elle aussi ses trésors : un brasero, un chalet à fondues, un Cigar Lounge niché dans une capsule dont le plafond est couvert de fines feuilles de cuir et de cuivre dans un alignement parfait. Objectif avoué : donner aux fumeurs la sensation d’être à l’intérieur d’une pomme de pin !
Partout, jusque dans les 51 chambres et suites, toutes avec terrasse, dont deux appartements signature, Tristan Auer a composé des intérieurs d’un raffinement rare, du sur-mesure avec des mariages d’étoffes, des jeux de miroirs, des variations de bois sculpté, de pierre gravée du plus bel effet. Avec ce fameux souci du détail qui s’exprime pleinement ici et là. De la double tête de lit à la table de chevet sculpturale, du plafond modelé aux lavabos en marbre aux formes organiques, chaque élément du décor a du sens et contribue à créer un ensemble harmonieux, apaisant, chaleureux. Le spectaculaire Appartement Jardin Alpin de 552 m2, réalisé par Studio KO, est de la même veine. L’Asaya Spa également. Là encore, dès l’entrée, le comptoir, un bloc de marbre blanc brisé et façonné au marteau pour lui donner l’apparence de la neige, suscite la curiosité. Le spa propose des soins EviDens de Beauté et Sodashi, des expériences high-tech de pointe (LED, ultrasons, cryothérapie…), saunas, hammams, jacuzzi, douche sensorielle, une piscine de 17 mètres de long et, à l’écart, encore une surprise, la pataugeoire avec des jets d’eau, nichée… au fond d’une grotte. Les enfants, à leur tour, vont être épatés.



La vision singulière de Tristan Auer, architecte-décorateur de l’hôtel
« J’aime me laisser guider par l’histoire d’un lieu. À Courchevel, elle s’impose d’elle-même : 80 ans d’audace alpine, un environnement majestueux, parfois dramatique, et un glamour unique qui attire le monde entier. Mon ambition était d’aller encore plus loin : créer ici quelque chose d’unique. Une demeure d’altitude résolument contemporaine qui dépasse le simple statut d’hôtel, qui offre l’intimité d’un chalet, mais à l’échelle d’un palace. L’incarnation d’une nouvelle ère : un luxe émotionnel, absolu, mais respectueux de la brutalité des montagnes et de l’héritage architectural qui fait de Courchevel une icône de l’art de vivre alpin. »
Vacances en tribu
Chalets XXL et appartements en résidences permettent de se retrouver en famille ou entre amis. Espace, confort, bonne humeur… et souvent, les services hôteliers en prime !
01 – ATMOSPHÈRE 1850
Point culminant

Juste à l’entrée de Courchevel 1850, impossible de ne pas la remarquer, cette haute résidence flambant neuve, aux toits pentus et aux balcons généreux. Pierre, albâtre, bois, laine se marient harmonieusement dans les 18 appartements de 2 à 4 chambres, immenses. Le plus fou, le Penthouse Signature, s’étend sur 3 niveaux, les plus élevés, et 680 m2, avec une vue à 360°. À ses pieds, le joyeux restaurant Chacha du groupe Annie Famose, l’espace pour les enfants, l’extraordinaire piscine de 22 mètres de long surveillée par des carpes koï géantes en suspension et, beaucoup plus sage, le spa Cinq Mondes. Bon point : petit déjeuner, ménage quotidien et service taxi sont inclus dans le prix.
02 – CHALETS ALTAÏ
Les triplés

Propriété de la Maison Pinturault, comme l’Annapurna et Les Peupliers, les chalets Altaï ont été conçus avec une vision écoresponsable par un grand sportif, le champion de ski Alexis Pinturault, pour des sportifs : il a prévu un ski room avec un casier par personne, un magnifique spa avec piscine, hammam, sauna, bain japonais et une suggestion de parcours bien-être de récupération. Accolés les uns aux autres dans un hameau du Praz, entre une fin de piste et la forêt, ils proposent 5 chambres sur 3 niveaux et un immense salon, le tout sur 356 à 506 m2. Le design de Beloukha, Khoton et Irbis est épuré et élégant : couleurs neutres, rideaux tartan, bois clair…
03 – BO HOUSE
En privé

La collection de maisons à louer Bo House, déjà implantée à Saint-Tropez, s’installe à Courchevel avec un panel de dix luxueux chalets, situés dans les quartiers les plus prisés : Bellecôte, Jardin Alpin, Nogentil… Parmi eux, le Shemshak, pour 13 personnes, dans un espace total de 300 m2, avec un espace bien-être et sa piscine intérieure, juste au bord de la piste de Plantrey. Outre les prestations hôtelières (chef privé, majordome, chauffeur), une équipe Bo House est présente à Courchevel pour toute demande personnalisée (cours de yoga, garde d’enfants…) : une vraie conciergerie sur mesure 24 h/24.
04 – ALPAMAYOR ET ALPESTRE
Au calme

Cogeco, société familiale de promotion immobilière renommée dans les Alpes, concentre son activité sur Courchevel 1550, un village resté authentique et qui a l’avantage d’être situé à l’écart de la frénésie. Elle a d’abord livré Alpamayor, un ensemble de 10 appartements et 7 chalets, aux beaux volumes et aux vues panoramiques. Ce printemps commence, tout près de là, la construction d’un nouveau programme, Alpestre, de 6 appartements et un studio, menée par le cabinet d’architecture Atelier Bauve, comme pour Alpamayor : des biens d’exception, à l’ADN montagnard.
Pauses gastronomiques
Spécialités savoyardes, recettes exotiques, menus étoilés, finger food… La centaine de restaurants que compte Courchevel, avec des nouveaux chaque hiver, invite à varier les plaisirs à chaque repas.
01 – LA BOKKA
Dolce vita

Alpine Resorts, déjà bien implanté dans la station avec plusieurs résidences et un hôtel 5-étoiles, le Manali Lodge, vient d’inaugurer cette table italienne, dans le centre de Courchevel Moriond, cousine de celle qui existe déjà aux Gets. Dans un décor de cabinet de curiosités, entre papier peint rococo et objets chinés, pizzas, risotto et arancini réconfortent après des heures au grand air. Le panorama sur la vallée en journée, les sessions de DJ en soirée enchantent les lieux. Bien vu, le bar à cocktails lounge et le corner épicerie. Non loin de là, Alpine Resorts a aussi ouvert le restaurant Carné, pour les amateurs de viande.
02 – YAKINIKU, AMAN LE MÈLEZIN
Feu de bois

Lorsque la météo le permet, le Aman Le Mèlezin propose sur sa terrasse donnant sur la piste de Bellecôte un concept de déjeuner inédit et très convivial, Yakiniku. Il s’inspire des traditions japonaises et du barbecue coréen. L’idée : les clients sont conviés à cuire et faire griller eux-mêmes, sur un brasero, à leur table, les morceaux de viandes d’exception qu’ils ont sélectionnés. Ils les agrémentent ensuite des sauces et accompagnements maison. Alternative de choix au sein du Aman, le Nama sert d’excellents sashimis, sushis, mais aussi du bœuf Wagyu.
03 – ALYA’S, LYS MARTAGON
Secret

C’est la surprise du chef ! Sylvestre Wahid, deux étoiles Michelin aux Grandes Alpes, reçoit aussi désormais au Lys Martagon, petit 5-étoiles confidentiel, face à la plus belle des vues sur la vallée. Il a imaginé pour le dîner un menu unique, alpino-méditerranéen, axé sur le bien-être, en neuf séquences, et en journée quelques plats à la carte : pigeon de Savoie, agneau des Costières… L’esprit se veut chic et décontracté. Le service, d’ailleurs, commence autour d’un comptoir, l’occasion d’admirer le geste parfait des cuisiniers pour la vingtaine de convives, installés ensuite à table ou au salon, dans le décor majestueux de cette salle à manger décorée de vases René Lalique.
04 – BAUMANIÈRE 1850, LE STRATO
Coup double

Et de deux ! Le restaurant de l’hôtel Le Strato, porté par l’obtention de sa deuxième étoile Michelin l’an dernier, conforte sa position de table parmi les plus convoitées de Courchevel 1850. Une récompense bien méritée pour le chef Thomas Prod’Homme et sa cuisine sensible, précise, très personnelle, qui sublime les produits ultra-locaux. Au-delà des pâtes au jus de poulet, son plat signature, il s’amuse avec les goûts, les couleurs et les intitulés : La Belle et la Blette, Piste verte ou piste noire ?, Pigeon en haut des pistes, Truite en robe de soirée… Au choix, trois menus, dont un végétarien.
05 – L’APOGÉE CLUB, L’APOGÉE COURCHEVEL
Glamour chic

Cet hiver, le palace de la collection Oetker Hotels a totalement repensé son offre gastronomique et inauguré L’Apogée Club, un espace imaginé et mis en scène par Kelly Wearstler. La décoratrice-star américaine signe là sa première réalisation en Europe et son premier projet à la montagne. Au pied de l’escalier, dans le prolongement du piano Edelweiss, elle a créé un univers qui évoque subtilement le contexte alpin. Plafond aux lignes déstructurées et lumières tamisées, verts intenses et rouges grenat, meubles vintage et œuvres d’art composent cet écrin feutré. L’Apogée Club est ouvert en continu, au petit déjeuner, au déjeuner, au goûter. Au dîner, place au Beefbar, le concept né à Monaco et qui s’est diffusé ensuite de Paris à Saint-Tropez, de New York au Qatar. À la carte, les meilleures viandes du monde – Black Angus, Wagyu, bœuf de Kobe… – magnifiées par des cuissons parfaites, servies avec les fameuses purées et sauces signature. Un must.
06 – LA RÔTISSERIE, FAHRENHEIT SEVEN COURCHEVEL
Plein soleil

Les habitués de la station le savent : la Rôtisserie, la brasserie de ce 4-étoiles chaleureux et familial, possède la terrasse la mieux exposée de Moriond. Panamas et lunettes de soleil obligatoires ! Située directement sur le front de neige de Courchevel 1650, elle s’est imposée comme le lieu de rendez-vous stratégique des skieurs et des non-skieurs. Pour un café-croissant le matin, une truite des Alpes ou un burger au déjeuner, un chocolat chaud et une gaufre au goûter… Le soir venu, changement d’ambiance, direction le bistronomique La Cheminée, ultra-cosy, où le chef Damien Ducharlet, un enfant du pays, régale de ses créations originales, sublimées par la cuisson au feu de bois. À goûter absolument, sa fondue savoyarde aux champignons…
Source de bien-être
Toujours mieux équipés, toujours plus beaux, les spas des grands hôtels font partie de l’expérience Courchevel. Pour une séance 100 % détente, une journée de mauvais temps ou au retour des pistes.
01 – CHEVAL BLANC COURCHEVEL
Rituel express

Entre le ski room et le spa, posé au bord de la piste de Jardin Alpin, un élégant pavillon de bois aux grandes baies vitrées, baptisé La Ruche hivernale, prolonge désormais l’offre bien-être et beauté du palace siglée Guerlain. D’un côté, la partie boutique avec les collections iconiques de haute parfumerie, crèmes et maquillage de la maison. De l’autre, deux petits espaces pour des soins du visage, des mains ou des pieds, dont le best-seller « Éclat des cimes ». Un seul format de 30 minutes, une carte exclusive, un prix unique, sur réservation ou non. Le bonheur…
02 – FOUQUET’S COURCHEVEL
Éclat et beauté

L’ancien Barrière Les Neiges, rebaptisé Fouquet’s Courchevel, améliore d’année en année l’esthétique et l’offre de son spa de 1 000 m2, qui possède déjà trois atouts majeurs : une piscine intérieure, un hammam à l’eucalyptus et un jacuzzi extérieur au milieu des sapins, privatisable en soirée. Cet hiver, en complément de Biologique Recherche et Hydrafacial, le spa du palace débute une collaboration avec Nooance, la marque qui utilise la lumière pour stimuler la peau. Il inaugure en outre un nouveau salon de coiffure-barbier, réalisé par l’architecte d’intérieur Corinne Sachot.
03 – ALPES HÔTEL DU PRALONG
Détour en Provence

Deux ans après sa rénovation en profondeur, le 5-étoiles au pied de la piste de Pralong poursuit sur sa lancée sa stratégie de différenciation : il vient d’ouvrir un spa Beau Domaine, le deuxième dans un hôtel pour la marque de cosmétiques créée par Brad Pitt et la famille de viticulteurs Perrin (Château Miraval, champagne Fleur de Miraval), après celui des Lumières à Versailles. Les soins pour visage et corps, à base d’ingrédients nobles (huile de pépins de raisin, huile d’olive bio…), révèlent l’éclat de la peau et apaisent les tensions. Sur place aussi, piscine, hammam et sauna.
04 – HÔTEL ANNAPURNA
Panel complet

Autre 5-étoiles un peu plus en altitude, le fleuron de la collection Maison Pinturault ajoute à sa proposition bien-être un cabinet de kinésithérapie-ostéopathie, des séances de coaching sportif et un salon de coiffure. Il invite également ses clients à tester, en plus de sa piscine à flanc de neige, les installations de son spa : un hammam spacieux, un jacuzzi ouvert sur les montagnes, un mur de sel, deux saunas dont un panoramique, une douche sensorielle et les cabines de soins Codage. La marque possède sur place un laboratoire pour élaborer un sérum sur mesure.
Rencontres au sommet
Ils ne sont pas nés là, mais après plusieurs décennies, c’est tout comme… Ils entretiennent à Courchevel une douce vie de village, souvent insoupçonnée, et ne tarissent pas d’éloges sur le charme authentique de la station, la beauté de son décor naturel, au-delà des paillettes et des clichés.
Olivier Sonntag
Dirigeant de Maya Altitude, groupe Maya Collection

« Je suis alsacien d’origine et je suis devenu courchevelois par amour de la montagne et du ski. J’ai travaillé dans l’hôtellerie-restauration, j’ai été moniteur de ski et je suis revenu à mon métier d’origine avec Maya Collection. Avant tout, Courchevel, pour moi, c’est une vie locale forte, à l’année, tout le monde se connaît. L’été, on se promène dans les massifs du parc de la Vanoise, aux points de vue magnifiques. L’hiver, c’est une station skis aux pieds, pour tous niveaux, absolument incroyable. Tout est accessible facilement, les restaurants, les hôtels, et ce magnifique domaine des Trois Vallées. Il y a certaines pistes que j’adore et qui ne sont pas très fréquentées, comme la Folyères qui descend à La Tania, ou la Combe des Pylônes. Pour être vraiment tranquille et skier au soleil, sans trop de difficultés, avec un paysage incroyable, je recommande d’aller vers Courchevel 1650. Mais 1850 reste le domaine avec les pistes les plus engagées, les plus reconnues. »
Victoria Claret-Tournier
Ambassadrice à Courchevel des Éditions Pure

« Ce qui rend Courchevel unique, c’est la manière dont la station a été pensée et construite, et aussi son équilibre rare entre excellence, nature et art de vivre. J’aime beaucoup le village du Praz pour son authenticité, son calme, son lac et ses petites ruelles, le lac de la Rosière, surtout l’été, et Courchevel 1850 pour son effervescence et ses panoramas. Mes adresses préférées ? Les restaurants de ma belle-famille, évidemment ! Le Cap Horn, parfait pour un déjeuner festif sur une terrasse incroyable, mais aussi La Casserole, plus intimiste, avec un cadre très chaleureux et une cuisine absolument exceptionnelle ; La Cave des Creux, pour l’ambiance créée par les musiciens. En début de soirée, je vais volontiers boire un verre au bar du Lana, avant d’aller dîner au Fifty Seats, une nouvelle adresse franco-new-yorkaise festive. Et pour un moment plus détente, je vais au spa du Fouquet’s Courchevel, très agréable et parfait pour se relaxer après une journée de ski ! »
Christophe Poirier
Directeur de Courchevel Aventure

« Je vis dans un des hameaux comme il y en a beaucoup à Courchevel, et que les touristes ne connaissent pas. Je suis un amoureux de la montagne. Le soir à 17 h, je monte à l’altiport pour voir le coucher du soleil sur le Mont-Blanc, la Grande Casse, la Dent du Villard en rose, rouge, c’est énorme ! Le matin, je pars travailler en peau de phoque. Je traverse la forêt du Praz. Je croise des écureuils, des chevreuils, des biches, je vois des traces de renards, et puis j’arrive à 1850… Dubaï sur neige. Ce contraste-là me convient. Je gère une société qui organise des activités de pleine nature et des événements professionnels ou privés. Nous essayons d’être créatifs, nous proposons des descentes en luge de nuit, des dîners-fondues dans une dameuse à 2 300 mètres d’altitude… Nos clients peuvent même conduire une dameuse, au milieu des autres en action, sur le domaine skiable. C’est une exclusivité mondiale ! L’hiver dernier, Moncler a privatisé l’altiport pendant 15 jours pour son défilé. Toutes les stars du cinéma américain étaient là, DiCaprio, etc. Courchevel est exceptionnelle. Et la clientèle l’est aussi, nous ne sommes pas limités par les budgets, cela nous donne une formidable liberté de création. C’est magique ! »
Article paru dans le numéro 144 d’Hôtel & Lodge.



