À Monaco, chez Paolo Sari

Le chef d’Elsa, le restaurant gastronomique du Monte-Carlo Beach, a apporté cucina étoilée et projet bio à ce Relais & Châteaux de la Principauté. À sa table, une seule star : le produit.

“Le Bio, un style de vie, un impératif de goût et de santé”

[title maintitle= »Paolo Sari, d’âme nature » subtitle= »PAR JACQUES GANTIÉ – PHOTOS BERNARD TOUILLON »]

La salle en bleu et blanc, la terrasse à fleur d’eau, les lignes pures, la palette matissienne, un luxe très peu palace… Le décor d’Elsa, la table gastronomique du Monte-Carlo Beach, est dans l’esprit de cet hôtel romanesque réinterprété par l’architecte India Mahdavi. Entre Cap Martin et hautes tours de la Principauté, Paolo Sari, le chef exécutif, a secoué quelques torpeurs anciennes. En deux saisons, ce vénitien qui a vécu plusieurs vies entre Londres, New York, Moscou, Tokyo ou Pékin, de Dorchester en Four Seasons, de Tante Claire au Cipriani et au Danieli, a apporté une visibilité nouvelle à cet ailleurs presque insulaire de la Société des Bains de Mer. Ferveur locavore, recherche de petits producteurs et stratégie 100 % bio illustrent son aggiornamento. À la table d’Elsa, cébettes, carottes, courgettes, herbes, huile d’olive vierge et sel de Camargue se blottissent dans une entrée croquante et éclatante de couleurs, le “Bio Sama”. Le pavé de queues de crevettes rouges crues de San Remo, mini fenouils, fragrance de bergamote et herbes de Provence est une miniature impressionniste.

Le potager secret de Menton

Pour comprendre son âme nature, il faut le suivre dans ses explorations de plein champ. Ainsi sur les hauteurs de Menton, aux Jardins des Antipodes, propriété d’Alexandra Boyle, éditrice néo-zélandaise partie sur les traces de l’écrivain Katherine Mansfield. Deux hectares d’escarpements, bassins, sentiers pentus, lacets, éboulis et herbes folles. Un lieu libre et frondeur, visité par les botanistes du monde entier, dont l’apparent désordre cache des trésors potagers, loin des jardins de collection créés au XIXe siècle par de patients anglais. Avocatiers, manguiers et mandariniers y voisinent avec capucines, salades et mescluns, courgettes longues, oseilles, mini carottes ou tomates anciennes. Un canal aussi fin qu’une rigole apporte l’eau précieuse venue d’Italie. Avec Tito, son aide péruvien, Magali Bouvier, la jardinière, veille sur ces lopins à l’humeur andine où espèces exotiques et palmiers de Nouvelle-Zélande poussent parmi les plants de légumes. Paolo adore ce balcon sur Méditerranée et il y a toujours un peu des “Antipodes” saupoudré dans ses plats à la signature bleue de la fleur de bourrache. En Provence, Côte d’Azur, Ligurie et Piémont, il cherche le meilleur, certifié bio. À Menton, Grasse, Albenga ou Cuneo pour les légumes, à Saint-Jeannet pour l’huile d’olive de La Clémandine, à Cavaillon pour les fruits utilisés dans les jus et sorbets. Il sait tout de l’origine du produit, connaît lieux, cultures et visages et les premières invitées d’Elsa sont quatre huiles d’olive bio – arbequina d’Andalousie, cailletier niçoise, taggiasca ligurienne, muraiolo d’Ombrie – servies au guéridon.

Pique-nique à la “casetta”

Autre terroir, autre image. À Bastia d’Albenga, bourg médiéval de la province d’Imperia, la maison d’Aimone et Chiara Vio et leurs filles Caterina, Camilla et Carolina, est un théâtre aux murs de couleur ocre, voûtes de briquettes, tonnelle, jarres anciennes et cellier pour élever vermentino, rossese et pigato, vins d’appellation controlée nés de vingt-cinq ans de culture biologique. À la “casetta”, le cabanon dans les vignes de la vallée de l’Arroscia, Paolo a préparé les artichauts frits et le risotto aux asperges et parmesan. Régal. Aimone sert l’huile d’olive et un blanc à la conversation légère, cuvée « Bon in da bon »… « vraiment bon ». On goûte ce vin de soleil, l’art du risotto, le sourire et les yeux bleus de Camilla au charme si italien.

Étoile et cucina

En Ligurie, Paolo trouve auprès de ses amis producteurs, Giuseppe, Mario, Aimone et les autres, petites salades, blettes et choux, cima di rapa, vins au naturel, pêche locale… On comprend mieux alors le ciselé de ses cappeletti, la douceur des gnocchi de pommes de terre nouvelles de montagne, le saint-pierre façon meunière, loup mariné aux agrumes, le gratin de sabayon aux premiers fruits rouges… Une étoile Michelin brille dans le ciel d’Elsa, première table de la région certifiée bio Ecocert. Elle récompense une cucina de rigueur et d’émotion qui honore la SBM mais aussi un projet d’entreprise porté par son chef aux côtés de Danièle Garcelon, la directrice de l’hôtel. « Le Bio est un style de vie, un impératif de goût et de santé, un marqueur de la cuisine d’aujourd’hui», dit le vénitien à l’oeil malicieux, droit dans ses convictions, cool dans ses Converse. On aborde alors le Beach sous un autre angle. Le marché aux saveurs du dimanche à la chic brasserie du Deck, l’Ape, scooter à trois roues, icône des marchés italiens, à tu et à toi avec les limousines sur le parvis de l’hôtel, les petits producteurs et leurs offrandes des vertes collines… on se prend à rêver d’une clientèle vertueuse et éco-responsable, convertie par Paolo le bio-étoilé. L’imagination et la conscience viennent en mangeant… Bio!

[infobox maintitle= »PING-PONG » subtitle= »
Un produit fétiche ?
Les mini légumes, notamment les petits fenouils, radis et carottes du Jardin des Antipodes à Menton.
Une qualité ?
Le travail et la persévérance, appris au fil de mes escales de chef à travers le monde.
Un pêché mignon ?
Discuter d’art médiéval.
Une musique ?
Les opéras de Rossini (l’air de Figaro dans le Barbier de Séville).
Un tatouage ?
Un ange de l’amour, avec l’arc et les flèches.
Un rêve inachevé ?
Le tour du monde à la voile, un rêve d’enfance. Au départ de Venise ! Un projet ? Convertir l’ensemble du Beach, puis tout Monaco au Bio.
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[infobox maintitle= »CARNET DE VOYAGE » subtitle= »
Monte Carlo Beach Relais & Châteaux
Av. Princesse Grace,  06190 Roquebrune-Cap-Martin
Tél. : +377 98 06 25 25
Restaurant Elsa, menu déjeuner 43 €, menu dégustation (dîner) 98 €, carte 70 € / 150 €.
Fermeture annuelle : 27 octobre au 5 mars 2015.
Tél. : +377 98 06 50 05
www.monte-carlo-beach.com

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[res_map address= »Monte Carlo Beach Relais & Châteaux, Av. Princesse Grace,  06190 Roquebrune-Cap-Martin, France » zoom= »12″]

En Belgique chez Kobe Desramault

Chantre du terroir et des produits locaux, il a la Flandre qui coule dans les veines. Kobe Desramaults, 18,5 / 20 au Gault & Millau et une étoile au Michelin, poursuit son bonhomme de chemin, en toute humilité. À 34 ans, il reçoit en amphitryon absolu à In de Wulf, son auberge.

PAR ÉLODIE DECLERCK | PHOTOS PIET DE KERSGIETER & D.R

[title maintitle= »Dans la gueule du loup » subtitle= » »]

Il n’a jamais dévié de son ambition. Élu Meilleur Chef de l’année 2013 par Gault & Millau et Meilleur Chef étranger 2014 à la suite de René Redzepie, le danois de chez Noma, Kobe Desramaults, aux commandes depuis dix ans du restaurant familial légué par sa mère, s’acharne à redorer le blason de la cuisine flamande. Ce n’est pas un hasard s’il partage quelques-uns de ses fournisseurs avec Florent Ladeyn, autre jeune loup de la nouvelle scène gastronomique, révélé l’an dernier par une célèbre émission de télévision et juste étoilé dans la voisine Boeschèpe, de l’autre côté de la frontière. « Nous voilà deux étoilés à moins de dix kilomètres. Qui plus est, nous sommes de vrais copains », sourit le Français. « C’est une tâche longue et difficile de choisir les bons producteurs », renchérit Kobe.

« J’ai mis huit ans pour trouver et fédérer autour de moi ceux que je considère aujourd’hui comme les meilleurs. Dans le métier, on fonctionne beaucoup par le bouche à oreille : il existe un réseau de bonnes adresses dans lequel on puise.» Un terroir souvent méconnu « Il y a un réel savoir-faire par chez nous, qu’il faut absolument mettre en avant », s’entendent les deux compères. Ce “par chez nous”, c’est le Westhoek, un coin de l’Ouest au sens littéral, à cheval sur la province belge de Flandre-Occidentale et le Nord de la France. Le terroir y est riche (blé, betteraves, pommes de terre, lin, pois, houblon…), les fermiers encore nombreux. En symbiose presque totale avec les producteurs locaux, Kobe s’enthousiasme chaque jour de ses rencontres avec les pêcheurs de crevettes et les ramasseurs d’algues de la mer du Nord, avec les agriculteurs de la dune fossile de Ghyvelde…

Ces échanges sont ensuite transcrits en cinq langues dans les cuisines de Dranouter, pour que chacun des seize chefs et commis venus du monde entier en saisissent parfaitement le propos. Dans le respect des saisons « Avec l’équipe, nous faisons un énorme travail de recherche. Ce qui me fait vibrer, c’est de mettre en valeur à la fois des produits oubliés, mais aussi des techniques anciennes. En ce moment, et pendant quatre semaines seulement dans l’année, nous travaillons sur le germe de houblon. Cela ressemble à du soja, en plus craquant. Auparavant, c’était le “légume du pauvre”, que le peuple allait chercher en fouillant le sol à l’époque où il n’avait plus rien à manger. Aujourd’hui, c’est rare et surtout éphémère en saisonnalité, c’est donc devenu un produit de luxe que j’ai eu envie de remettre à l’honneur. Chez nous, ce sont les cuisiniers eux-mêmes qui vont servir leurs plats aux clients. Alors, quand nous voyons un couple heureux, qui a peut-être économisé quelques semaines pour venir dîner, c’est le plus beau des compliments. Et c’est ce qui nous donne envie de revenir en cuisine le lendemain.»

En savoir plus sur le restaurant Indewulf et l’hébergement sur place 

Alila Jabal Akhdar Oman ~ Rose des sables

Mirage du désert ? Gageure architecturale et logistique, plutôt. Après plus de deux ans de labeur, le premier cinq-étoiles aux égards écologiques ouvre ses portes sur la péninsule arabique, respectant les préceptes drastiques de Mark Edleson, fondateur du groupe Alila.

[title maintitle= »Prouesse architecturale  » subtitle= »pour oasis minérale »]

Un soleil lactescent se lève sur les montagnes de l’Hajar, en panoramique. Dans quelques heures, il inondera de lumière et de chaleur le plateau du Djebel Akhdar, suspendu à 2 000 mètres d’altitude. Comme surgie du sable et des roches millénaires, une construction éco-design, parfaitement intégrée au paysage accidenté, offre une ombre salutaire. Nous sommes à deux heures de Jeep de la capitale Mascate, au coeur de la “Montagne verte” (en arabe dans le texte).

 

Réputée pour ses roses parfumées qui en tapissent les flancs au printemps, c’est l’une des régions les plus spectaculaires et inexplorées du pays. Il était donc fondamental d’en perturber a minima l’équilibre et la beauté. Pari tenu : nommé “Projet durable de l’année 2014“ et unanimement salué par les juges du Prix de la Construction Omanaise, Alila Jabal Akhdar Resort tient le haut du pavé en termes de respect de l’environnement. Un défi hors norme Des matériaux de construction à la gestion de l’eau en passant par la réduction des déchets, le resort a immédiatement affiché son ambition de devenir le premier du Sultanat à obtenir la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). Ce label américain, équivalent de notre H.Q.E, évalue les bâtiments à haute qualité environnementale selon des critères d’efficacité énergétique, de consommation d’eau, de chauffage, d’utilisation de matériaux à provenance locale et de valorisation de leur surplus. « La plupart des matériaux proviennent d’un rayon de 800 kilomètres, mais c’est finalement l’emplacement, au sommet de la montagne, qui a présenté le plus grand défi logistique. Rien n’est simple ici. Il n’a pas suffi de tourner un interrupteur ou un robinet pour que tout fonctionne.

Cela a demandé une planification extrême et minutieuse de toutes les ressources nécessaires à ce fabuleux projet, y compris des hommes puisque plus de 500 ouvriers et artisans ont travaillé sur ce site de trois km2», explique Craig Fyall, maître d’oeuvre chez HLG, le constructeur mandaté par l’agence gouvernementale pour le développement du tourisme. « Nous avons réutilisé le même matériau, encore et encore, tant que possible. Les débris de béton ont par exemple servi pour stabiliser le sable afin de minimiser la poussière lors de la construction. Toutes les façades du bâtiment, soit 13 000 m2 au total, sont en pierres naturelles, qui avaient été excavées lors des fondations », souligne Ammar Al Kharusi, chef de chantier.

En écho à l’extérieur, l’architecture intérieure imaginée par l’agence thaïlandaise P49 Deesign mixe elle aussi tradition, rappel constant à la nature et esprit contemporain minimaliste. Dans les chambres et suites déployées sur deux étages, l’histoire du pays se mâtine d’une modernité évidente. Saud Al Hunaini et Juma Al Harthy, deux artisans locaux, ont passé de longs mois à sculpter à la main les éléments d’un décor ouvrant une véritable fenêtre sur la culture omanaise. En tête de lits courent des branches de genévriers stylisées tandis que des roses ciselées dans le bois renvoient, en fil conducteur, à ce miracle botanique de la région. Et puisque Mark Edleson et son groupe Alila s’attachent à « créer des expériences authentiques et mémorables, pas seulement des souvenirs », on n’hésite pas à sortir de la chambre pour expérimenter. Bingo, un trek vers les plantations en terrasses, avec visite de distillerie d’eau de rose aux vertus médicinales et de fabrique de confitures de roses, a été concocté sur mesure. Alors mignonne, allons donc voir…

78 chambres et suites, à partir de 215 € la nuit. Restaurant The Rose Lounge. Spa Alila avec soins bio déclinés autour de la rose et de la grenade.

Label Design Hotels. www.alilahotels.com

[res_map address= »23.14299, 57.53195″ zoom= »6″ directionstext= »Directions to Alila Jabal Akhdar resort »]

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Le Sahrai ~ Maroc

Premier palace contemporain indépendant de Fès, le Sahrai souffle un vent nouveau sur la capitale spirituelle marocaine. Avec ses espaces imaginés par Christophe Pillet, très prisés par l’intelligentsia fassie, l’endroit à peine ouvert est déjà devenu the place… to be.

[infobox maintitle= »L’autre Riad » subtitle= »Par Élodie Declerck – Photos Véronique Mati » bg= »white » color= »black » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

À première vue, le Sahrai joue les antagonistes. Le nouveau cinq-étoiles décrit par l’architecte Christophe Pillet comme « contemporain sans être outrageusement design », vient d’ouvrir ses portes à l’orée de Dhar Mahraz, un quartier défavorisé de Fès, où il ne faisait guère bon s’aventurer il y a encore quelques années. Décider d’y établir un hôtel de luxe, qui plus est excentré de la médina labyrinthique, relevait donc du pari insensé. C’était compter sans l’ambition visionnaire du jeune homme d’affaires fassi Anis Sefrioui, qui a entrevu dans la réhabilitation du quartier par les autorités municipales une formidable opportunité. “La Mezzanine”, restaurant-lounge branché surplombant les remparts et le jardin Jnan Sbile, c’est lui, “Maison Blanche” à Fès puis à Casablanca, lui encore. Avec son père, l’architecte Chakir Sefrioui, propriétaire du Riad Fès, il fait résolument partie de ceux qui font bouger la ville. Attentif aux détails et au service, le trentenaire a, durant sept week-ends d’affilée, invité quelques dizaines d’influents de tout le pays à venir tester l’établissement afin de recevoir critiques et opinions. Père et fils pèseront aussi de tout leur poids pour faire aboutir le projet de golf en contrebas, qui devrait apporter une valeur ajoutée notable, et pour faire cacher d’un mur végétal l’enceinte du centre commercial venu s’implanter, témoin du nouvel essor du quartier.

[infobox maintitle= »Une transcription traditionnelle du loft » subtitle= »par l’architecte Christophe Pillet » bg= »white » color= »black » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

À la manoeuvre côté architecture et décoration, Christophe Pillet, qui avait orchestré l’extension du Riad Fès en 2011. Ici encore, le Français a sublimé le savoir-faire des artisans locaux. Toute la richesse ornementale des lieux se révèle à travers leur travail minutieux sur les marbres, bassins de zelliges, stucs sculptés, dinanderies et céramiques et, en fil conducteur, « pour créer une unité intérieur-extérieur », la pierre naturelle calcaire de Taza qui, en fonction de la luminosité, déploie des camaïeux d’ocre et de gris. « On est dans une narration contemporaine qui intègre le patrimoine, sans tomber dans le pastiche », souligne l’architecte. Avec ses hautes baies vitrées cerclées de métal, ses volumes dégagés et ses angles marqués, la structure du bâtiment va jusqu’à titiller la définition du loft « tout en gardant une certaine intimité ».

Entre tradition et modernité, le Sahrai se joue des codes et ne connaît pas la concurrence. Ni riad ni resort, il mise sur le côté différenciant des boutiqueshôtels : une architecture originale, un hébergement à taille humaine de 50 chambres et une situation géographique prisée. Perché sur une colline à l’ombre du contre-Atlas, l’hôtel domine la plus grande médina du monde arabe. À son pied, la porte sculptée de Bab Jdid fait la jonction entre le bouillonnement de la Fès séculaire et les immeubles immaculés de la Ville Nouvelle. Un peu plus loin, le Mellah, le Palais royal et le chant des muezzins. Quand, le soir venu, les grandes arcades rappelant l’ancien palais d’été du maréchal Lyautey, s’illuminent de lanternes de cuivre et que la jeunesse fassie se presse sur le roof-top, on se réjouit qu’un peu de faste et de magie, “sahrai” en marocain, soient de retour en ces lieux.

[infobox maintitle= »Spa Givenchy » subtitle= »Premier d’Afrique du Nord, le Spa du Sahrai est (seulement) le quatrième griffé par Givenchy à l’international. Après le Mirador Kempinski en Suisse, le Touessrok sur l’île Maurice et les Trois Tilleuls au Québec, la marque du groupe LVMH n’avait pas misé sur un Spa hôtelier en dehors de la France depuis une dizaine d’années. Comme d’habitude conçu par l’architecte d’intérieur Patrick Ribes, il décline une boutique tout en noir et blanc et cinq cabines de soins où les moucharabiehs laissent filtrer la lumière, élément essentiel des protocoles Givenchy. Le sous-sol est entièrement aménagé en sept vastes salles de hammam et une salle de relaxation, que l’on regrette aveugle cependant. Heureusement, on peut toujours gagner les abords de la petite piscine intérieure en zelliges émeraude si typiques de Fès. » bg= »black » color= »white » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

[infobox maintitle= »Sahrai ~ Maroc / Fès » subtitle= »Infos Pratiques

Premier palace contemporain indépendant de Fès, le Sahrai a les défauts de sa jeunesse fougueuse. Le somptueux travail d’orfèvre des artisans fassis et le service attentif plein de bonne volonté compensent heureusement les finitions et l’insonorisation qui laissent à désirer. Sa situation, juchée sur un promontoire du quartier défavorisé de Dhar El Mehraz, qui fait la jonction entre Médina et Ville Nouvelle, offre un panorama exceptionnel sur le Mellah (quartier juif) et le Palais royal. Idéal pour se retirer de l’effervescence de la capitale spirituelle du pays.

CHAMBRES : 50. On préfère les standards, avec leurs salles de bains en cube de verre, aux Junior Suites où les télévisions sont disposées au milieu de la pièce : dommage. Nous vous recommandons les n°204, 306 et 312.

PRIX : à partir de 140 € la nuit (en soft opening jusqu’en octobre).

TABLE : Relais de Paris (cuisine française) et Amaraz (traditionnel). Coup de coeur pour le couscous tfaya et l’assortiment d’entrées marocaines.

ACTIVITÉS : Spa Givenchy avec hammam de 7 salles en sous-sol, grande piscine extérieure, bar en roof-top, court de tennis, ateliers d’artisanat (dinanderie, poterie…)

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Hôtel Sahrai
Bab Lghoul, Dhar El Mehraz 30 000 Fès, Maroc
Tél. : +212 (0)535 940332
www.hotelsahrai.com

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[res_map address= »34.043509,-4.991647″ zoom= »9″ directionstext= »HOTEL SAHRAI, Bab Lghoul, Dhar El Mehraz 30 000 Fès, Maroc »]

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Sans Souci ~ Vienne

La capitale autrichienne marie parfaitement héritage néobaroque et codes contemporains, tout en y injectant un soupçon de transgression. Il n’en fallait pas moins à l’équipe de Philippe Starck pour concevoir le Sans Souci.

PAR ALEXANDRA LAUGIER – PHOTOS JO PESENDORFER

[title maintitle= »Valse viennoise réorchestrée » subtitle= » »]

77- le sans souci vienne_00À première vue, il s’agit d’un bâtiment classique, une façade blanche immaculée étrangement réveillée par des illuminations et des tentures prune – un brin kitch avouons-le. D’autant que nous sommes sur Burggasse, au coeur de ce que nous appellerions en France un quartier typiquement “bobo”. Érigé au milieu du XIXe siècle, l’immeuble fut tour à tour hôtel, centre administratif puis siège de l’occupation américaine, ou encore caisse de retraite pour être finalement laissé à l’abandon quelques années plus tard. C’est en 2010 que Norbert Winkelmayer décide de lui redonner de sa superbe et sa fonction initiale : un hôtel de luxe.

Mariage judicieux de design et baroque au coeur d’un nouveau quartier branché

[title maintitle= »Les détails sont la perfection » subtitle= » »]

Deux ans et demi de travaux plus tard, les signes ne trompent pas dès le lobby : nous sommes bien dans l’univers de Philippe Starck, ou chez un de ses fervents admirateurs. Tabourets Bonze, banquettes capitonnées et éléments baroques conjugués au présent ; l’âme du designer est là. C’est en effet David Archer de l’agence d’architecture Yoo, fondée par le Français et John Hitchcox en 1999, qui a signé le décor. Une patte que l’on retrouve sans équivoque dans les 63 chambres et suites, adoucie par une sélection de mobilier scandinave et italien parfaitement juste, et bousculée par des lithographies de Roy Lichtenstein ou des photos de l’extravagant Hubertus von Hohenlohe. Mais ne nous méprenons pas, le lieu n’est pas pour autant un simple exercice de style à l’honneur de Maître Starck. Le Sans Souci est un vrai bel hôtel, luxueux et chaleureux. Chacune des chambres jouit d’une très grande hauteur sous plafond, donnant une impression d’espace, même à la plus petite d’entre elles (25m²), la literie y est irréprochable et les salles de bains sont intelligemment conçues. Mais ce sont surtout dans les détails que l’établissement marque sa différence et tout son intérêt. Tout y est doux, fluide, sans grande ni mauvaise surprise. Une jolie valse… revigorée par quelques notes de rock.

[infobox maintitle= »CARNET DE VOYAGE » subtitle= »

Idéalement situé au coeur du Vienne artistique, le Sans Souci ravira les passionnés d’art qui pourront (re)découvrir le Palais Impérial bien sûr, mais aussi le complexe culturel du MuseumsQuartier, à deux pas. Sur 60 000 m², il regroupe le Musée d’Art Moderne (Mumok), la Kunsthalle et le Musée Léopold. Tous sont consacrés aux arts moderne et contemporain.

Renseignements, programmations et réservations:

www.austria.info/fr et www.wien.info/fr

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[infobox maintitle= »Le Sans Souci ~ Vienne / Autriche » subtitle= »

L’arrivée au Sans Souci peut effrayer un peu. Le lobby n’est certes pas un modèle de raffinement. Mais on se ravise très vite une fois arrivé dans les chambres. Même la plus petite est lumineuse, élégante et agréable : une décoration épurée mais pas froide, une architecture viennoise mais pas désuète, une literie parfaite et des salles de bains spacieuses, un éclairage bien dosé. Toutes sont dotées d’un large bureau et de fauteuils profonds permettant de travailler avec aisance ou de flâner confortablement.

GROUPE : Sans Souci Group.

LABEL : Preferred Boutique.

CHAMBRES : 63 chambres et suites de 25 à 70 m². Une favorite : les Junior suites. Et préférer la “Luxury” à la “Luxury Extended” pourtant plus chère. Éviter la “Luxury Room” du premier étage qui pâtit d’une vue sur les bouches d’aération.

PRIX : à partir de 229 €.

TABLE : Le chef René Pichler du restaurant La Veranda propose une cuisine légère et créative. Le Bar à champagne sert de la finger food dans un décor très baroque.

ACTIVITÉS : Spa, déjà référence à Vienne, avec soins exclusifs Vinoble à base de raisin. Fitness, piscine de 20 mètres qui en fait la plus grande piscine couverte de la capitale.

ADRESSE: Museumstrasse 1, 1070 Vienne, Autriche

Tél. : +43 (1)522 25 20

RESERVATIONS: www.sanssouci-wien.com

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[res_map address= »Hotel Sans Souci, Museumstrasse 1, 1070 Vienne » zoom= »14″ directionstext= »Directions »]

The Wild Rabbit, Cotswolds Angleterre

Ouverts à l’automne dernier à deux heures de Londres, les douze chambres cosy et le restaurant gastronomique du Wild Rabbit font depuis lors fureur chez nos voisins anglais. Pour vous, nous avons levé le lièvre.

PAR ÉLODIE DECLERCK

[title maintitle= »Noble Tanière » subtitle= » »]

 

Comme la veille, Graham Williams cire vigoureusement la longue table centenaire en bois brun de la salle à manger. « Elle vient de France », sourit-il. Un clin d’oeil presque “arraché” à sa réserve toute britannique et à la distance naturelle qu’il observe avec ses hôtes. L’accueil de ce directeur expérimenté (anciennement The Bibendum Londres et The Swan Southrop), comme celui de son personnel, n’en est pas moins cordial. Service attentif mais discret. Bien que la région des Cotswolds brille par sa prospérité et sa concentration de résidences secondaires d’Oxoniens ou de Londoniens fortunés, ainsi que de nombreuses célébrités – de Kate Moss à Hugh Grant en passant par David Cameron – on ne vient pas au Wild Rabbit pour parader. La clientèle est certes huppée, mais les Maserati et Aston Martin se rangent sagement derrière l’hôtel, à l’abri de la haie d’ifs.

[title maintitle= »Authenticité et chic anglais » subtitle= »Une prise de plus dans le giron Bamford »]

Après tout, c’est à une Lady réputée pour son bon goût, sa discrétion et son engagement dans le développement durable que l’on doit ces lieux. Épouse d’un tycoon du BTP, fondatrice d’un empire de la “Slow Food”, Carole Bamford imprègne de son aura son nouveau terrain de jeu, une ancienne ferme du XVIIIe siècle entièrement restaurée à coups de millions de pounds pour renaître en hôtel-restaurant cosy. Ici, l’authentique est de mise, grâce aux beaux matériaux – pierres calcaires aux tons miel et crème typiques de la région, mais aussi cuir, bois, lin ; au mode de vie rural préservé, qui s’affiche jusque dans les chambres aux noms d’animaux ; et aux produits bio et de saison dans l’assiette, en provenance directe de Daylesford, immense ferme organique voisine dont on retrouve la production dans les épiceries-salons de thé éponymes essaimées à travers tout le pays, eux-mêmes dans l’escarcelle Bamford. En un mot, rustique mais chic, please ! En chambre, un jolie gamme de thés anglais pour le Five o’clock et des produits d’accueil “maison” ; aux fourneaux, Adam Caisley, ex-Guy Savoy puis chef personnel de Madame pendant 5 ans, déjà lancé à la poursuite d’une étoile Michelin avec son menu proposant chaque jour une recette de lapin. Scellant la cohérence graphique de l’établissement, Hugo Guinness, célèbre pour ses illustrations dans le New York Times et ami personnel de la maîtresse de maison, a imaginé des croquis d’animaux qui se déclinent, presqu’en jeu de piste, sur les murs, les tables, les uniformes du personnel et les peignoirs des hôtes… Nul doute que la Lady sait s’entourer.

[infobox maintitle= »CARNET DE VOYAGE » subtitle= » » bg= »black » color= »white » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

[tabgroup layout= »vertical »]
[tab title= »Y ALLER »]Une fois à Londres en gare de St. Pancras International, rendez-vous à celle de Paddington (direct en métro), pour un départ vers Kingham sur BritRail. Comptez 70 £ (env. 85 €) et 1 h 30 de trajet. Pensez à demander un transfert à l’hôtel car il n’y a pas de taxi à disposition à la gare de poche de Kingham.[/tab]
[tab title= »RESERVATIONS »]www.visitbritainshop.com/france[/tab]
[tab title= »A FAIRE »]Visiter la ferme organique de Daylesford, et y suivre des cours de cuisine bio, dispensés tous les jours. Très large éventail de thématiques enseignées, de la “Street Food” au “parfait barbecue d’été” en passant par “le dîner de Noël” ou “la cuisine holistique” qui débute par un cours de yoga. www.daylesford.com – Le Blenheim Palace Flower Show, du 20 au 22 juin, à Woodstock. Entrée pour le parc, les jardins et le festival : 12.50 £ (env. 15 €) . Entrée pour le château classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, le parc, les jardins et le festival : 21.50 £ (env. 26 €) . www.blenheimpalace.com[/tab]
[tab title= »SE RENSEIGNER »]www.visitbritain.com[/tab]
[/tabgroup]

 

[infobox maintitle= »The Wild Rabbit » subtitle= »

Cotswolds / Angleterre

Impossible de ne pas savoir que l’on se trouve dans la campagne anglaise des Cotswolds en arrivant dans le village de Kingham et dans cette ferme de 1750 entièrement rénovée par Lady Bamford, épouse d’un richissime industriel. Une grande authenticité, à travers pierre, bois, cuir, lin, mais aussi un chic indéniable président à l’esthétique des lieux. On aime la séparation subtile et pratique entre la salle à manger avec cuisine ouverte et le Pub, pièce de vie à part entière. On y snacke, on y joue ou lit au coin du feu, on y prend la température locale et le temps de vivre, tout simplement.

CHAMBRES : 8 dans le bâtiment principal (privilégier “The Rabbit”) et 4 de plain-pied autour du mini-jardin (choisir “The Owl”, à la grande baie vitrée). Bon à savoir : équipées de gamelle et de larges paniers, ces dernières accueillent volontiers les chiens.

PRIX : à partir de 125 €.

TABLE : Adam Caisley prépare une cuisine de saison avec des produits bio locaux. Mention spéciale pour ses cuissons au four Josper qui conserve tendreté, jutosité et saveurs des viandes. Au Pub, trois bières locales à tester : Hooky, Hill Climb et Doom Bar.

ACTIVITÉS : Vélos à louer à la réception, Spa Bamford Haybarn à Daylesford (5 min).

ADRESSE: Church Street, Kingham, Oxfordshire, England

Tél. : +44 (0)1608 658389

RESERVATIONS: www.thewildrabbit.co.uk

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[res_map address= »Wild Rabbit Hotel, Church Street, Kingham, Oxfordshire, England » zoom= »9″ directionstext= »Directions »]

Plus près des étoiles en Thailande

À l’extrême sud de la province préservée de Krabi, au coeur du parc national marin de thaïlande, une myriade d’îles. Parmi elles, l’ archipel de Lanta couvert de forêts luxuriantes et de montagnes. Le bout du monde. Comme Pimalai.

PAR ÉLODIE DECLERCK

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[infobox maintitle= »GRAND JEU CONCOURS » subtitle= » REPONDEZ AUX QUESTIONS POUR TENTER DE GAGNER UN SÉJOUR DE RÊVE AU PIMALAI RESORT & SPA À KOH LANTA! PARTEZ À DEUX PENDANT 7 NUITS, VOLS INCLUS.   » bg= »blue » color= »white » opacity= »off » space= »30″ link= »https://hoteletlodge.fr/grand-jeu-concours-hotel-lodge/ »]

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Au spa, composé de sept « salas », huttes totalement fondues dans le cadre naturel, un large éventail de soins-signatures laisse notamment le choix de l’huile de massage à l’humeur du visiteur.
Au spa, composé de sept « salas », huttes totalement fondues dans le cadre naturel, un large éventail de soins-signatures laisse notamment le choix de l’huile de massage à l’humeur du visiteur.

[title maintitle= »Dans la jungle émeraude » subtitle= »villas et spa en plein air »]

LOIN DU TOURISME DE MASSE, Koh Lanta étale ses plages désertes. Là où la terre se termine, à Baan Hua Hin, le Parc National Marin de Lanta déroule ses méandres jusqu’à l’île de Koh Lanta Noi, et sa grande soeur Koh Lanta Yai. Comme un bras tendu entre les éléments, le ponton du Pimalai accueille ses visiteurs. Caché au coeur d’une luxuriante forêt tropicale, le resort, dont le nom signifie « lieu pur », fait l’éloge du silence. Seuls le chant des calaos pies et le bruit des vagues, léchant la longue plage de sable ivoire de Ba Kantiang en contrebas, scandent les heures.

Au spa, composé de sept « salas », huttes totalement fondues dans le cadre naturel, un large éventail de soins-signatures laisse notamment le choix de l’huile de massage à l’humeur du visiteur. Les thérapeutes dispensent les massages thaïs traditionnels en plein air « pour mieux ramener les hôtes à la nature ». Au départ de ce palace sylvestre s’impose presque comme une évidence une excursion vers les îles avoisinantes, idéales pour la plongée ou le snorkeling. Cabotant vers le sud, arrêt sur les îles jumelles de Koh Rok Nok et Koh Rok Nai, aux coraux rouges et aux plages opalescentes. Tout au nord-est, cap sur les pains de sucre de la baie de Phang Nga, qui n’a décidément rien à envier à la vietnamienne Baie d’Along…

121 villas, architecture thaïe et décoration zen, s’épanouissent sur 100 hectares, en harmonie avec leur environnement, au point même que la vue sur mer se trouve parfois obstruée par la jungle. Certaines se situent en bord de plage tandis que quelques pavillons individuels de une, deux ou trois chambres, avec piscine et solarium privés s’égrènent soixante mètres plus haut, surplombant la canopée. A l’intérieur, teck verni, lin, et bambou. De grandes baies vitrées et un mobilier traditionnel judicieusement disséminé laissent une grande place à la lumière.

[infobox maintitle= »Carnet de Voyages » subtitle= »Trajet A/R Paris- Bangkok-Krabi sur Thai Airways, à partir de 918 € TTC en classe éco. 11 h 15 de vol international, desserte quotidienne en A 380 puis 1 h 20 sur Thai Smile, filiale régionale (3 vols quotidiens).

Depuis Krabi, comptez 1 heure de bateau environ pour rejoindre Koh Lanta et Pimalai. » bg= »black » color= »white » opacity= »off » space= »30″ link= »no link »]

[infobox maintitle= »Pimalai Resort » subtitle= »

THAÏLANDE / KOH LANTA

Cinq-étoiles suspendu entre terre et mer, le Pimalai dote Koh Lanta, à la pointe de la province de Krabi, d’un service hôtelier d’exception. Mené de main de maître par Franck De Lestapis, directeur général français, le resort élève les souhaits des hôtes au rang de profession de foi : large éventail de soins signature au spa, profusion d’activités nautiques ou terrestres, vaste offre gastronomique et, côté hébergement, le choix de séjourner pieds dans l’eau ou au-dessus de la canopée, tête dans les nuages.

LABEL : Small Luxury Hotels of the World.

CHAMBRES : 121.

PRIX : à partir de 140 € la nuit.

TABLE : 4 restaurants, The Spice N’Rice, bio thaï ; The Seven Seas Wine Bar & Restaurant, thaï; The Rak Talay Beach Bar & Restaurant, fruits de mer ; The Banyan Tree Pool Side Café : snacks piscine. 4 bars.

ACTIVITÉS : spa, fitness, piscines, plongée PADI, trek à dos d’éléphant, croisière au coucher du soleil, excursions, sports nautiques (non motorisés), cours de cuisine thaïe, tennis, vélos à disposition.

ADRESSE: 99 Moo 5, Ba Kan Tiang Beach, Koh Lanta, Krabi 81150

Tél. : +66 (0) 75 607 999

RESERVATIONS: www.pimalai.com

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[res_map address= »99 Moo 5, Ba Kan Tiang Beach, Koh Lanta, Krabi 81150″ zoom= »9″ directionstext= »Directions »]

Hôtel des Trois Vallées – Vintage Schuss

L’ hôtel des Trois Vallées, quatre-étoiles modeste par la taille, a résolument tout d’un grand par sa situation, son concept différenciant et son accueil d’ auberge de luxe.

C’est un véritable hôtel d’auteur qui trône en plein centre de Courchevel, à deux pas de la Croisette, juste en contrebas de la piste phare du stade Émile-Allais, empruntée chaque année par les slalomeuses s’affrontant pour la Coupe du monde féminine de ski alpin.

Construit en 1953, ce qui fait de lui l’un des plus anciens établissements de la station, l’Hôtel des Trois Vallées ouvre ses portes avec convivialité pour devise et vintage chic chevillé au corps. Dès l’entrée, une épicerie de saveurs locales et une grande table d’hôtes, où chacun vaque à ses occupations, donnent le ton. Balance ancienne Testut, téléphone à cadran et pot à lait en aluminium voisinent avec le cuir de l’interminable banquette incurvée DS-600 pour De Sede, le bois de la table Pierre Chapo ou du banc Jean Prouvé, les tables basses et fauteuils aux courbes douces signés Charlotte Perriand et Marco Zanuso.

Ballet sans fausse note de matières et de matériaux. En toile de fond, parsemé de leds lumineuses, un immense plan des pistes du domaine skiable ramène au présent. Car si vous pensez que tous ces éléments de mobilier sont des rééditions, bien mal vous en prenne ! Vous offenseriez certainement le nouveau propriétaire, chineur averti et amoureux des fifties, qui a puisé dans sa collection personnelle afin d’insuffler une âme singulière au lieu. Quatre galeries spécialisées dans le design de créateurs, et la patte de Gilles Leborgne, l’architecte d’intérieur, viennent également rythmer les espaces. Avec, toujours, pour dessein de « retrouver l’état premier du chalet, celui des années 50 ».

En chambre, la promesse est plus que tenue grâce aux chaises Tonneau de Pierre Guariche, au bureau CM141 de Pierre Paulin, aux affiches ou peintures originales reprenant d’anciennes Unes « montagne » des hebdomadaires Life et Paris Match. Appliques clin d’oeil à Arne Jacobsen ou à Serge Mouille et miroirs façon rétroviseurs viennent parfaire le tableau. En sous-sol, « la surface a été entièrement décloisonnée pour donner naissance à un espace bien-être qui conserve une échelle humaine », précise Gilles Leborgne. Dans un décor de bois blond et de pierre naturelle, deux cabines de soins, un grand bassin d’hydrothérapie de quatre mètres sur trois, un sauna et un hammam prolongent l’atmosphère chaleureuse et intimiste qui règne à tous les étages.

Publié dans Hotel & Lodge numéro 76

[infobox maintitle= »HÔTEL DES TROIS VALLÉES » subtitle= »

FRANCE / COURCHEVEL

C’est l’une des rares adresses encore accessibles de la plus prestigieuse station des Alpes. Intimiste, ultra cosy, l’hôtel des Trois Vallées décline à merveille l’esprit chalet de famille tout en convoquant les grands noms du design, inventeurs de l’art de vivre à la montagne. Perriand, Prouvé, Paulin, Guariche participent à cette esthétique années 50 qui s’enrichit d’un souffle de modernité tant dans les volumes que dans l’art de recevoir. Un quatre-étoiles qui a tout d’un cinq, emplacement compris.

GROUPE : Les Hôtels d’en Haut.

CHAMBRES : 30 chambres et 1 suite.

PRIX : à partir de 230 € la nuit.

TABLE : un restaurant, un bar, room-service. À vivre : le temps du goûter, l’une des heures fastes de l’hôtel.

ACTIVITÉS : Spa Nohèm, sauna, hammam, vaste jacuzzi de 4 m sur 3. Ski-room, boutique-épicerie

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Hôtel des Trois Vallées
Rue Park City
73120 Courchevel
Tél. : 04 79 08 00 12
www.hoteldestroisvallees.com

[res_map address= »Hôtel des trois vallées, Rue Park City, 73120 Courchevel » directionstext= »Directions » pancontrol= »yes » scalecontrol= »yes » typecontrol= »yes » streetcontrol= »yes » zoom= »8” zoomcontrol= »yes » draggable= »yes » scrollwheel= »no » width= »100% » height= »500px » maptype= »roadmap » popup= »no » center= » » refresh= »no »]
 

Par Élodie Declerck.