Une échappée sarthoise en Peugeot 408

Quel meilleur endroit pour un week-end avec le nouveau SUV Coupé du Lion que la région du Mans où la marque s’est illustrée depuis 100 ans ? Surtout peu après les 24 heures, lorsque la cité Plantagenêt a retrouvé son calme. Cap sur le centre-ouest pour jauger de l’ensemble.

Texte Michel Holtz

Ras le bol de l’omnipotence des SUV ? Et si conduire une berline était aujourd’hui une forme de rébellion ? C’est pour ces révolutionnaires du volant que Peugeot a conçu, en 2022, la 408, qui vient tout juste d’être remise au goût du jour, dans ses lignes comme dans ses mécaniques. Cette auto, toute berline qu’elle soit, n’est pas une « voiture à papa ». Car les (indéniables) avantages du SUV sont passés par là. Inutile de se baisser pour grimper à bord. Alors, la 408 a coupé la poire en deux, choisissant le meilleur des deux mondes pour devenir ce que les pros de l’auto désignent comme un « SUV coupé ». 

Juché sur ses roues de 20 pouces, il invite à se glisser à son volant très naturellement. Pas exactement comme dans le cockpit étroit de la 9X8 qui vient de courir aux 24 Heures du Mans. Et même si la prestation de cette dernière n’a pas été à la hauteur des espérances de ses concepteurs lors de la dernière édition, quel meilleur endroit que la cité Plantagenêt pour tester les qualités de sa petite sœur routière qu’est la 408 ? D’autant que Peugeot est présent sur les 13 km de la ronde mancelle depuis 100 ans, et que le Lion a remporté quatre fois l’épreuve. De plus, pour ceux qui n’ont pas forcément envie d’affronter les kilomètres d’embouteillages que génèrent la course et ses fans, autant s’y rendre après l’épreuve.

Avec ses stries verticales plus affirmées, la 408, née en 2022, se met au goût du moment. © DR
Son moteur hybride rechargeable offre 85 km en mode zéro émission et ne dépasse pas 5,8 l /100 km, moteur thermique enclenché. © DR
Le millésime 2026 réinvente le multimédia embarqué et opte pour une nouvelle boîte automatique à 7 rapports. © DR

La ville a retrouvé son charme de bien avant l’ère de l’automobile, celui d’une cité historique. Toutes les autoroutes mènent au Mans, et pour les emprunter, le moteur hybride rechargeable de 240 ch de la 408 est idéal. Il a l’avantage de l’électrique et gomme les angoisses de la peur de la recharge grâce à son moteur thermique. L’auto permet d’effectuer 85 km en mode zéro émission, idéal pour glisser en silence le long de la cathédrale Saint-Julien. Mais elle n’en oublie pas d’effectuer des centaines de kilomètres en mode thermique grâce au moteur 1.6 L essence, aidée par le moteur électrique. Pour la recharger, 30 minutes permettent de retrouver 80 % de capacité, l’occasion de prendre un café sur une terrasse mancelle. Et, pour une recharge complète, 2 heures suffisent, le temps d’un repas dans l’une des bonnes tables de la région où l’on retrouve bien d’autres délices que la fameuse rillette.

Une fois la batterie chargée, une échappée dans les Alpes mancelles est obligatoire. Parce que ses jolies routes vallonnées abritent, à chaque virage, d’étonnants paysages, comme ces falaises que l’on ne saurait deviner dans cette région du centre-ouest. Un tracé de bitume qui permet également d’apprécier le confort de la 408, et son étonnante sobriété, même en thermique, où elle ne dépasse pas 5,8 l/100 km, soit la consommation d’une citadine, alors que cette grande berline mesure 4,68 m et pèse plus de 1 700 kg. Vient le temps de quitter la  Sarthe pour un temps, car on ne l’abandonne pas longtemps après l’avoir découverte. On emportera toutes ses emplettes locales dans le grand coffre de 415 l. De quoi régaler de futurs et nombreux convives d’excellentes volailles de Loué. Et de sablés de Sablé.

Où dormir ?

Ceci n’est pas un hôtel de grand luxe, mais un lieu culte : Steve McQueen, Jacky Ickx ou encore Bruce McLaren ont séjourné au Logis Hôtel de France, à La Chartre-sur-le-Loir, durant la semaine des 24 Heures du Mans, entre les années cinquante et soixante-dix. À cette époque, les grandes marques, d’Aston Martin à Porsche en passant par Ford, occupaient les ateliers autour du petit hôtel pour y préparer leurs bolides qui, ensuite, prenaient le chemin du circuit, à 40 km de là.

Article paru dans le numéro 147 d’Hôtel & Lodge.

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