Migiwatei Ochi Kochi : dans l’intimité de Tomonoura

Qu’il est charmant , le petit port de Tomonoura. On l’admire dans le film The Wolverine de James Mangold, mais aussi dans Ponyo sur la falaise de Hayao Miyazaki. Comme de coutume avec les ryokans, la façade d’Ochi Kochi semble sans prétention. Mais dès la porte passée, on découvre une retraite raffinée autant qu’intime. Une traditionnelle baignoire en cyprès orne les treize chambres et es quatre suites. Il est aussi possible de réserver à son usage personnel le onsen du spa, surplombant lamer.

Comme dans tout ryokan, on peut apprécier la cuisine kaiseki, ou kaiseki-ryori, dans le calme de sa chambre ou dans le restaurant donnant sur la mer. Oeufs de poules de plein air, riz 5 étoiles, miso, abalone et poissons locaux sont servis avec cette science du détail qui signe la haute gastronomie japonaise. Au matin, on est surpris de voir s’amarrer, quasiment sous le balcon, un vaisseau atypique. La coque du ferry s’est inspirée du bateau de Sakamoto Ryoma, l’héritier d’une famille de samouraïs qui voulut créer sa compagnie commerciale et fut donc considéré au XIXe comme un dangereux révolutionnaire. A Tamoura, la réalité fait aussi son cinéma.

 

MIGIWATEI OCHI KOCHI

www.ochikochi.co.jp

 

Texte : Aliette De Crozet – Images : DR