Rencontre avec Ophélie Meunier

Ophélie Meunier présentera la soirée de remise des prix des Hotel & Lodge Awards le 21 Mars 2019 au Pavillon Vendôme à Paris.

Ophélie Meunier: « J’aime la multitude des tâches que j’ai à accomplir chaque jour »

Vous êtes d’une fidélité exemplaire à M6 ?

En effet. Je présente depuis 3 saisons le magazine Zone Interdite. Un dimanche soir sur deux en prime sur M6. Nous avons fêté les 25 ans du magazine l’année dernière.
En plus de le présenter, j’ai aussi le rôle de rédactrice en chef adjointe sur l’émission depuis le début.
Et je suis également le joker du 19.45. Pendant toutes les vacances scolaires je présente le JT tous les soirs en semaine. C’est un exercice très complémentaire du magazine d’info.

Mais on parle d’une nouvelle émission !

C’est vrai. Avant l’été, je serai également à la tête d’une nouvelle émission créée par M6 qui s’appelle « Nouvelle Vie ». Pendant plusieurs mois, nous avons suivi des familles françaises qui ont décidé de tout quitter pour ouvrir une nouvelle page de leur vie. Tout quitter par amour, pour changer de métier, pour partir vivre au bout du monde, pour se rapprocher de la nature,… Tout est possible et tout peut arriver. C’est une tendance sociétale : aujourd’hui près de 8 français 10 ont déjà pensé au moins une fois à changer complètement de vie.

Les gens, c’est ce vous comble particulièrement dans votre métier ?

La proximité, les gens. C’est fantastique de travailler sur un magazine de société car on s’intéresse aux problématiques profondes du quotidien des Français. Je fais des rencontres extraordinaires, chacune m’enrichit, me permet d’ouvrir un peu plus mon esprit aux autres.

Mais vous faites plein de choses en même temps ?

J’aime aussi la multitude de tâches que j’ai à accomplir au quotidien. Entre les enquêtes, l’écriture des textes, les tournages, les montages, la narration des documentaires, je peux vous dire que je ne m’ennuie pas !

Enfant c’était le métier que vous rêviez d’exercer ?

Je n’avais pas eu l’idée de devenir journaliste enfant, je voulais être professeur de mathématiques. Mais en grandissant et en commençant à voyager beaucoup, j’ai été fascinée par le monde et par tout ce qui se passait ailleurs que dans mon environnement quotidien. A chaque voyage j’avais envie de rencontrer, de parler et comprendre la vie des gens là où ils étaient, et puis en rentrant j’avais envie de toujours tout raconter à tout le monde alors j’ai décidé de devenir journaliste.

Dans Zone Interdite vous avez consacré plusieurs épisodes à ces Français qui sont partis vivre sur une île. Vous pourriez comme eux, un jour, larguer les amarres ?

Je suis toujours impressionnée par ces gens, ces familles qui décident de vivre à l’autre bout du monde, dans un lieu où la culture est nouvelle, le climat est différent, loin de leurs proches. J’ai déjà vécu loin, aux Etats-Unis notamment pendant plusieurs mois, mais je savais que c’était pour une période donnée et je savais quand je rentrais. Aujourd’hui, je suis bien, heureuse, et installée en France à Paris alors je ne me projette pas dans une vie au bout du monde avec un aller sans retour. Mais je peux vraiment comprendre que certains le fassent, pour vivre, revivre, ou pour redonner du sens à leur vie.

Le voyage une autre de vos passions ?

J’adore voyager et par chance j’ai eu depuis très jeune l’occasion de beaucoup de le faire. Mon père est un grand passionné d’Afrique et des Etats-Unis où nous sommes allés en famille plusieurs fois. Et puis adulte, j’ai eu l’occasion de voyager à de nombreuses reprises pour le travail mais aussi pour les vacances.

Destination privilégiée ?

Si je dois choisir UNE destination, en premier lieu je choisirai une île paradisiaque, eau turquoise, plage, sable blanc, palmiers, chaleur. La chaleur m’apaise et me détend !
Lorsque nous partons en famille, et que nous sommes nombreux, je trouve sympa de louer une maison pour se retrouver et partager des moments tous ensemble. Pour un voyage plus romantique, je privilégie l’hôtel.

Vous êtes sensible aux grandes causes. Vous vous êtes engagée, en présentant notamment la soirée de gala de l’association « Innocence en Danger ». Mais surtout vous êtes la marraine d’une autre association « Autour des Williams ». L’enfance pour vous est en danger ? Davantage aujourd’hui qu’hier ?

L’envie de m’engager pour une bonne cause m’est venue en apprenant mon métier de journaliste. Chaque jour, je suis de plus en plus au fait, et de plus en plus sensible aux « réalités » de la vie.
Il y a un peu plus d’un an, lors d’un gala de charité j’ai rencontré la présidente de l’association Autour des Williams et son fils, Marius, enfant de 15 ans atteint du syndrome de Williams Beuren. Après une magnifique soirée à discuter et découvrir cette pathologie que je ne connaissais pas, j’ai eu une forte envie de les aider et de les accompagner. Je voulais, en plus de mon métier, donner de moi gracieusement sans attendre en retour. Donner de mon temps, de mon énergie, mes sourires. La vie des parents et des familles qui ont un enfant différent est inimaginable, le combat, l’abnégation, la patience, les émotions, plus ou moins bonnes… Ces parents sont des héros à mes yeux. Ils méritent grandement qu’on le dise et qu’on les soutienne, alors c’est ce que j’essaye de faire.

Quelle a été votre enfance justement ?

J’ai eu une enfance heureuse, avec des parents qui m’ont donné beaucoup beaucoup d’amour et une éducation dont je suis fière aujourd’hui. Ils ont toujours eu confiance en moi, et m’ont accompagnée dans tous mes rêves.

Avec 300 000 followers sur instagram vous êtes devenue addict ou non ?

Je suis très reconnaissante avant tout envers ces presque 300 000 personnes qui suivent mon actualité. Je pense avoir une relation saine avec les réseaux sociaux. Je ne suis pas addict, mais j’essaye d’être présente sur instagram de manière régulière, dans mes moments de vie professionnelle et de vie personnelle, pour honorer justement chaque personne qui a décidé de cliquer un jour sur « s’abonner ».

Propos recueillis par Anne Marie Cattelain-Le Du